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À voir autour

Marche - 20 km - Fete de Wallonie - Amay

Collégiale Saint-Georges et Sainte-Ode

Description

À l’occasion des Fêtes de Wallonie, ce parcours de 20 km vous invite à une immersion complète dans le patrimoine, l’histoire et les paysages d’Amay et de ses environs.

Vous partirez sur les traces de Zénobe Gramme, figure emblématique de l’innovation industrielle, avant de découvrir le Dynamo Parc de Jehay. Le parcours vous conduira également au remarquable Château de Jehay, célèbre pour son architecture unique, ainsi qu’aux ruisseaux et étangs qui enrichissent la biodiversité de la région.

En plus des nombreux sites découverts sur les itinéraires plus courts, cette randonnée vous emmènera vers le presbytère de Jehay et les monuments aux morts, témoins de l’histoire locale.

Vous évoquerez ensuite l’histoire de l’ancien tram de Jehay avant de rejoindre Abbaye de la Paix-Dieu, joyau du patrimoine wallon. Une randonnée riche et variée qui combine culture, mémoire, nature, patrimoine industriel et sites d’exception au cœur de la vallée mosane.

Informations techniques

Marche
Difficulté
Non renseignée
Durée
3h45mn (1j)
Dist.
23 km
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Profil altimétrique

Point de départ

3 Place Adolphe Grégoire , 4540   Amay
Lat : 50.54821Lng : 5.31835

Points d'intérêt

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Culture de la vigne

Les premières traces de vignoble à Amay sont reprises en 634 dans le testament d’Adelgisel-Grimo le neveu de Sainte Ode, ce qui fait d’Amay le plus ancien vignoble belge. La viticulture mosane est, dès l'époque mérovingienne, liée au culte de saint Vincent, patron des vignerons et des métiers associés aux produits de la vigne. Une statue de saint Vincent est concervée dans le trésor de la collégiale : il est représenté avec une serpe, une grappe et un livre ouvert. On le fête le 22 janvier date charnière dans la culture de la vigne puisque c’est la fin des travaux de préparation de celle-ci. Effectivement les premières vignes fut plantées pour faire du vins de messe mais rapidement les bourgeois l’exploitèrent également. Le vin, quelle que fut sa qualité est la boisson la plus commune dans les villes du moyen age car l’eau est polluée et sera la cause des grandes épidémies. Des archives évoquent les différents corps de métiers que l’on pouvait retrouver. Les viticulteurs et les ouvriers du pressoir ne sont pas les uniques travailleurs de ce domaine. Ill existait également des cuveliers ou encore des artisans fournissant des cercles et des osiers pour les tonneaux et entonnoirs. Au début du XVe siècle, la viticulture est à son apogée dans la vallée de la Meuse. A l’époque on mesure le vin en « aime »(tonneau). Un « aime » équivaut à Liège à 153,36 litres de vin alors qu’à Huy elle vaut 139,04 litres. Il existe des demie-aimes de 80 litres et un aime contenait une « tonne » et demi. La tonne contient 90 pots (1,279litres= 2 pintes= 4 chopines). Par exemple en 1582, la production de vin est de 1,565 aimes (220,000litres sur l’année) à Huy dont 1,288 pour les celliers des bourgeois et 277 pour les celliers religieux échappant à l’impôt de la ville. Les vignobles s’étendaient depuis Flône jusque Huy, rive gauche mais également à Tihange, à la Sarte, à Bas-Oha « En Briolet ». Il y avait près d’une centaine de vignerons rien qu’à Huy. Plusieurs vignobles sont référencés à cette époque dans la vallée de la Meuse: les Croisiers de Huy, celui des Frères Pêcheurs de Liége, de l’autel Saint-Nicolas, de Lambert de Rorive, de Jean Lambot, d’Etienne de Hubienne . A l’angle de la rue Vigneux et de la rue Gaston Grégoire, se trouvait un premier pressoir. Un deuxième ce situait rue Haute-Flône au lieu dit « la Patée » et un troisième à Wéhairon. Elle le restera jusqu’au XVIIe siècle, date à partir la bière fit son apparition sous le nom de « vin d’orge ». Aujourd’hui, sur les coteaux, on aperçoit encore la superposition de terrasses qui accueillaient les vignes, bien qu’elles soient ensevelies sous la végétation. Réel patrimoine paysager et architectural, le classement des terrasses amaytoises a été effectué en 1998. Un certain nombre de noms de rues, lieux-dits rubsiste : rue Sous les vignes, rue Vigneux rue Bourgogne,...

7 Rue aux Terrasses 4540 Amay
- Florian thomas -
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La biodiversité des Trognes

Les trognes : patrimoine végétal On appel trogne ou arbre têtard, ces arbres auxquels on a coupé le tronc pour provoquer le développement de rejet. Leur silhouette est particulièrement étrange et torturée. L’élagage et l’étêtage régulier de ces rameaux créent de drôles de bourrelets de cicatrisation et des renflement biscornus. C'est un arbre « paysan », témoin d’une longue histoire entre les arbres et les hommes. Dès le néolithiques et l’apparition de l’élevage, l’homme pratique le recépage artificiel des arbres. Toutefois c’est au Moyen Age que les trognes prennent de l’importance. Les paysans taillent les arbres en hauteur en moyenne tous les 5 ans pour mettre les repousses hors de portée des herbivores. Ce bois joue un rôle essentiel dans leur vie quotidienne. Ils l’utilisent comme bois d’œuvre pour faire des objets en vannerie, des outils, des piquets, … Il leur servira également de bois de chauffage : fagots, buche, charbon de bois (actuellement BRF) ainsi que de fourrage pour les bêtes. La technique d’émondage va se perfectionner jusqu’à la fin du 20eme siècle pour tomber presque dans l’oubli aujourd’hui. Les trognes pourraient pourtant être les arbres de demain. Leurs capacités d’épuration, d’assainissement, de protection des sols, de production de biomasse en font un atout pour la protection de l’environnement. Ils accueillent une biodiversité exceptionnelle. Une multitude de vies végétales et animales est liée  à leurs troncs (blessures, écorçage, fente, loupe, chancre), à leurs cavités (loges de différentes tailles, cavités à terreau au niveau du sol ou non, branches creuses, galeries d’insectes, dendrotelme), à leurs ramures et à leurs racines. Les trognes offrent, à tous les étages, le gîte et le couvert aux insectes, oiseaux, amphibiens, reptiles et petits mammifères qui forment de véritables chaînes trophiques au sein de l’arbre. Les oiseaux cavernicoles primaires (pic épeiche, pic noir et le pic vert) creusent leurs loges au sein des troncs. Les mésanges, les rapaces nocturnes et diurnes, la sitelle torchepot et le pigeon colombien occuperont ces loges également. Très souvent l’arbre têtard est recouvert de lierre.  Le pinson des arbres, le pigeon ramier, le troglodyte mignon aiment s’y cacher et y nicher. Les plus nombreux sont les insectes : ceux qui aiment le bois mort comme les coléoptères décomposeurs, ceux qui vivent sous l’écorce ou dans ses trous et ceux qui se nourrissent de feuilles, de nectar et de pollen. Les petits mammifères chauves-souris, hérisson, … trouveront, au sein des cavités ou des fissures, un refuge pour passer la nuit ou la journée, pour hiberner , ainsi qu’un formidable garde-manger. Les amphibiens (salamandre, tritons, crapauds, …) vivront plutôt au niveau du sol, dans les cavités formées par les racines. Les végétaux ne sont pas en reste : mousses, lichens, champignons, fougères, lierre recouvrent notre trogne de la tête au pied. De nombreuses espèces d’arbres peuvent être taillées en trognes. Celui qui s’y prête le mieux est le saule mais vous trouverez également des peupliers, des frênes, des platanes, des aulnes, des ormes, …

3 Rue du Loup 4540 Amay
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Le pedibus de la rue El commune

La rue El commune a été réaménagée avec l'asbl Tous à Pied dans le cadre du pédibus c'est-à-dire le ramassage scolaire à pied. L'idée est de permettre aux enfants de se rendre à l'école en toute sécurité le long d'itinéraires balisés et encadrés par des adultes. Une haie indigène variée a été plantée le long du chemin avec de nombreux petits fruitiers. De quoi ravir les papilles de nos petits écoliers! Quel est l'intérêt de planter des espèces indigènes? Les plantes et les animaux indigènes sont des espèces qui se reproduisent naturellement dans leur région d’origine. Elles sont adaptées au climat et à l’environnement (la nature du sol, …). Elles ont évolué avec d’autres espèces du même milieu, permettant à l’écosystème d’être en équilibre et favorisant la biodiversité.  Les plantes ne demandent pas d’apport d’engrais, d’arrosage, d’entretien et de paillage en hiver. Elles attirent une variété d’oiseaux, d’insectes comme les papillons et d’autres animaux sauvages en leur fournissant habitat et nourriture. Quels sont les rôles écologiques et économiques d'une haie  : Elle protège des vents : Brise-vent semi-perméable qui « filtre » le vent en le ralentissant. Elle forme une clôture infranchissable. Elle crée un microclimat. Par l’ombre qu’elle projette et le rayonnement solaire qu’elle réfléchit elle protège le bétail. Elle régule le taux d’humidité de l’air et du sol. C'est un régulateur climatique. Elle filtre l’air et réduit les polluants. Elle absorbe l’eau, ralentit les eaux de ruissellement et atténue les inondations. Elle stabilise les sols grâce à son système racinaire : Anti-érosion Elle épure l’eau en fixant les produits phytosanitaires comme des nitrates. Elle fixe le carbone et réduit les émissions de dioxyde de carbone. Elle fertilise le sol : Les feuilles mortes apportent matières organiques et carbone. Elle favorise l’action des polinisateurs et améliore le rendement des cultures. Elle favorise la biodiversité. Elle abrite des auxiliaires de cultures (syrphes, coccinelles, hérissons, mésanges, rapaces, …) prédateurs des pucerons, chenilles, limaces, campagnols, … Elles sont de véritables écosystèmes. Elle fournit bois d’œuvre, petit bois de chauffage, broyat pour compost, fourrage, … Elle produit des fruits. Ici elle permet le maillage écologique, c'est-à-dire un réseau de liaisons naturelles entre des espaces verts (réserves naturelles, milieux de grand intérêt biologique, …) ou aquatiques, afin de faciliter toutes sortes d’échanges (déplacement, migration, développement et survie de la faune et de la flore). Les corridors (couloirs) écologiques (massifs, haies, lisières, bandes fleuries, bord de routes, forêts, cours d’eau ...) sont des zones de communication qui créent des continuités écologiques, des liaisons entre des écosystèmes. L’objectif est de restaurer, maintenir, protéger la biodiversité. La biodiversité (la diversité biologique), c’est l’ensemble des êtres vivants, les interactions qu’ils ont entre eux et avec le milieu dans lequel ils vivent.

29 Rue du Saule Gaillard 4540 Amay
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Fontaine Saint -Gérard et monument Zénobe Gramme

Inauguré le 4 août 1907 et dessiné par l'architecte Charles Soubre, le monument est taillé dans le granit de Sprimont. Il a été élevé par les habitants de la Commune de Jehay à la mémoire de leur illustre Concitoyen : Zénobe Gramme né à Jehay le 4 avril 1826 et mort le 20 janvier 1901. Le médaillon est l'oeuvre du sculpteur Emile David. Il signe également au dos du monument. Une plaque de bronze évoque sous le vocable "LABOR" l'action inventive de Zénobe Gramme. On y voit le jeune Zénobe Gramme , "Tot tûzant" devant son établi de menuisier, tandis qu'une dynamo est dessinée au sommet. ' La chanson de Gramme composé par deux de ses petits-neuveux: "Il y a déjà longtemps Que l'on parle d'un monument Que l'on doit élever ici à Jehay A un homme, on le connaît bien C'est Gramme l'éléctricien; Qui inventa la dynamo, Qui, sur la terre, actionne tout. Quand on l'inaugura Là tout près, je serai, Aux personnes qui seront là Je dirai comme ça : C'est tout de même un plaisir Pour ceux qui peuvent dire: L'homme que l'on représente là C'est l'oncle de mon père. A Liège tout comme à Jehay Toujours on le respectera Aussi, j'ai le coeur à l'aise Quand je pense à Zénobe Gramme. C'est homme comme il y en a peu Approuvé par un coup de maître Que dans le monde ouvrier Il y en a qui ont de l'esprit, Car cent ingénieurs Et des grands professeurs L'avaient déjà tenté Sans pouvoir y arriver Lui qui n'était qu'un menuisier Un jour quitte ses rabots Et sans beaucoup étudier  Invente la dynamo."

1-3 Rue du Tambour 4540 Amay
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Le chateau de Jehay

Le château de Jehay est inscrit au patrimoine exceptionnel Wallonie D’abord forteresse médiévale contrôlée par les Princes Evêques de Liège, c’est à la Renaissance que le château prend son aspect actuel. Il sera pendant deux siècles propriété de la famille de Mérode (vous pouvez observer deux pierres tombales dans la chapelle). Ses façades extérieures en damier, alternance de pierres calcaires blanches et de grès gris sont uniques en Europe. Les façades intérieurs construites uniquement en pierres calcaires disposent de grandes fenêtres. Le château est racheté par la famille van den Steen en 1720, il restera dans la famille pendant 280ans. Pendant la Grande Guerre, le château va connaître un destin un peu particulier. Il ne sera pas occupé par l’armée allemande. C’est une toute autre population qui va prendre possession des lieux. La SCNFB va louer le château pour y proposer des séjours aux enfants des cheminots! Ils vont faire de nombreux aménagements pour accueillir plus de 200 enfants : citernes à eaux au grenier, douches et cuisines dans la cave, dortoirs dans le grenier, réfectoires, infirmerie, … Pour faire fonctionner une telle institution, il faudra de nombreuses monitrices, institutrices, cuisinières, femmes de ménages, lingères, couturières, infirmières, …rien que des femmes Laissons nous conter le déroulé d’une journée au "beau" château : « Je suis arrivé à Amay en train avec d’autres enfants. C’est une charrette tirée par un âne qui nous a emmenés au château à travers bois. A notre arrivée nous recevions : linge de corps, chemise en coton bleu clair, pull en laine grise, pantalon bleu, veste bleu marine à l’insigne des chemins de fer et cape bleu foncé à capuchon. A 7h, nous étions debout pour faire un peu de gymnastique dans la cour avant le déjeuner au réfectoire. Nous mangions des tartines au sirop de Liège ou bien à la confiture ou au miel. Toute la matinée, nous la passions dans le parc à jouer aux princes et aux chevaliers. A midi, nous nous régalions de soupe, pomme de terre, œufs et parfois de la viande. Ensuite sieste obligatoire puis promenade aux alentours du château avant la douche de 17h . C’est ici que j’ai pris ma première douche, malheureusement l’eau n’était pas toujours chaude ! Notre goûter était composé de flocon d’avoine. Ensuite nous avions une heure de leçons de français et de mathématiques avant le souper. Le coucher était à 20h. On avait peur des avions qui volaient au dessus du village et des coups de feu que nous entendions certains soirs. Nous avons pourtant vécu une période heureuse au château ! Aujourd’hui j’en rêve encore ! » En 1950, le comte Guy van de Steen et son épouse irlandaise Lady Moyra Butler viennent s’installer au château. Elle apporte avec elle, 9 wagons de chemin de fer remplis de ses affaires. Ils se sont rencontés en Angleterre pendant la guerre où elle était infirmière. Ils vont transformer le château, détruire de nombreuses annexes et construire la galerie d’entrée et la cage d’escalier. En 1978 le château est vendu en viager à la province de Liège pour protéger entre autres 20.000 découvertes archéologiques,de nombreuses pièces d’argenterie, des sculptures en bronze réalisées par le comte et plus de 2000 livres. Le 20 décembre 1999, au décès du comte, le château devient propriété de la province de Liège, qui entreprend en 2017 d’importants travaux de restauration : toitures, charpentes, facades, châssis, … La phase de réaménagement devrait bientôt débuter.

- Florian thomas -
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Vicinal

C'est en 1884 qu'est créé la Société Nationale des Chemins de fer vicinaux. Ce réseau de voie ferrées local avait pour but de mettre en communication les régions rurales avec le "grand" chemin de fer et les agglomérations urbaines. Pourquoi le "grand" chemin de fer car les rails avaient un écartement de 1.435 mètres tandis que pour les rails du tram, c'était un écartement d'un mètre, ce qui permettait de diminuer les coûts. L’extension Ampsin Verlaine a été mise en service en 1923. Elle quittait le dépôt de Verlaine, prenait la direction de Bodegnée, descendait par Jehay par deux grandes courbes, puis longeait l’abbaye de la Paix Dieu et accompagnait le ruisseau de Bende jusqu’à l’église d’Ampsin. Puis elle traversait la chaussée de Liège, s’arrêtait à la gare d’Ampsin et repartait en sens inverse car la locomotive "bicabine" pouvait rouler dans les deux sens. A Jehay, à la rue Ernou, au lieu-dit Bierwa, sur une voie parallèle, on changeait et déchargeait les wagons de marchandises. Car le tram ne transportait pas que des voyageurs.  Le passage du tram a nécessité la construction de plusieurs ouvrages d'art. A Jehay, un petit pont a été construit au dessus de la rue Hacquenière. Dans la rue Zénobe Gramme, un autre pont plus important a été construit pour le passage du tram. Le sigle CV (pour chemins de fer vicinaux), le rappelle. La voie ferrée a été démontée par l’occupant allemand en 1940-45. Après la guerre le bus a remplacé le tram.

10b Rue Nihotte 4540 Amay
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Abbaye de la Paix Dieu

Au milieu du 13e siècle, à l'invitation du chevalier Arnold de Corswarem, quelques moniales cisterciennes fondent l'abbaye de la Paix-Dieu. Pourquoi le choix de cet endroit? Pour plusieurs raisons. Il aurait été, selon la légende, le lieu du combat et de la réconciliation entre deux frères, Guillaume et Arnold de Corswarem. Arnold, désarmé, aurait demandé " la paix au nom de Dieu" Le lieu (à l'époque),est isolé par les bois et favorable à la méditation. Et il y a déjà un moulin. La vallée est marécageuse. Il faut maîtriser l'eau. Alors, on détourne les eaux de deux ruisseaux pour améliorer les performances du moulin et on élabore un système de canalisations ingénieux pour utilser l'eau dans toutes les activités de l'abbaye. Grâce aux riches terres qu'elle possède en Hesbaye, l'abbaye se développe (1244 et 1796) . Les batiments actuels des 17e et 18e siècles, forment un ensemble homogène par leurs matériaux (brique et pierre), par les techniques employées dans les constructions (arc en plein cintre et arc en anse de panier) et par le style, le style mosan. Restent le moulin, l'église abbatiale (1718), le quartier de l'abbesse à côté de l'église, le quartier des hôtes, le colombier et articulé, autour d'une cour, les bâtiments de la ferme. En 1974, La paix Dieu est classée. En 1997, la Région wallonne en fait l'acquisisition par bail emphytéotique, sauf l'ancienne infirmerie et la ferme qui restent occupés par la famille Labeye. La Région wallonnelle restaure peu à peu les bâtiments et en fait le Centre de perfectionnement des métiers du patrimoine.

1 Rue Paix-Dieu 4540 Amay
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Bois Saint Lambert et du Cheneux

La forêt domaniale des Mirlondaines : Anciennement propriété de la société provinciale d’industrialisation, cédée ensuite au Ministère de la défense nationale qui l’utilisera de nombreuses années comme terrain de manœuvres, elle fut finalement acquise en avril 2002 par la Région Wallonne qui en confia la gestion à la division nature et forêts. Cette forêt s’étend sur une surface de 47 Ha dans laquelle on retrouve essentiellement des plantations de pins sylvestres d’âges divers en sous-étage desquels s’est développé un taillis composé de chênes, de bouleaux, de hêtres, de châtaigniers, de saules et de sorbiers. La sylviculture qui y est pratiquée consiste en des éclaircies régulières éliminant les arbres dangereux, mal conformés ou se concurrençant, permettant ainsi de produire du bois de qualité. Dans un souci de biodiversité, l’évolution de quelques parcelles a été laissée libre et aucune coupe n’y est pratiquée. Après l’adhésion à une charte et des contrôles tant internes qu'externes, que par un organe certificateur indépendant, cette forêt a obtenu le label PEFC, certificat internationale reconnaissant le caractère durable de la gestion qui y est pratiquée. Une mare didactique est accessible au départ du parking rue d’Ampsin à l’entrée du chemin principal. Outre la présence de végétaux ( cares, populage des marais, iris des marais, …) elle est habitée par des invertébrés( libellules, dytiques, …). Cette zone va également abriter des batraciens comme le crapaud commun, la grenouille rousse, ...et des urodèles comme les tritons et les salamandres.

26 Rue d'Ampsin 4540 Amay
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Les Maîtres du feu

La forge des Maîtres du feu, les vestiges de fours à chaux et l’ancienne carrière avoisinante demeurent les témoins les plus visibles du passé industriel de notre commune.Ce site, berceau de la société Dumont-Wautier, à présent Lhoist, basée à Hermalle sous Huy, à quelques kilomètres d’ici, juste après Flône, a connu les belles heures de l’extraction de la pierrecalcaire et de sa transformation en chaux.A la fin des années 1990, alors que seule la carrière est toujours exploitée. La Commune d’Amay décide de reconvertir la forge en un parcours spectacle retraçant le passé industriel local qui a fait lesbelles heures du savoir-faire amaytois.Dans ce lieu de mémoire, les visiteurs découvraient les richesses géologiques de la région (outre la pierre calcaire, nos sols regorgeaient de mines de blende et de galène, de schiste alunifère etd’argile), leur transformation et les applications des produits obtenus dans notre quotidien ainsi que la condition ouvrière aux 19 e et 20 e siècles.Après quelques années le Musée du Cycle est venu enrichir le contenu en s’installant à l’étage du parcours spectacle. Plusieurs témoignages de carriers demeurent dans nos archives, comme celui de Michel Hart, trieur de chaux qui triait les mitches (incuits) devant un tapis métallique car un tapis de caoutchouc auraitfondu. Lucien Fabri, qui a travaillé de 1945 jusqu’à la fermeture des fours en 1977, raconte comment il se servait d’une masse de 6 kg pour casser des pierres de 20 à 22 cm qu’il chargeait à la main pourremplir 11 wagonnets d’une tonne et demi par jour. Mia Gérard, qui a commencé à travailler à l’ensachage en 1950, à l’âge de 20 ans, explique que cette tâche était confiée à des femmes car elles étaient moins payées que les hommes. Leur travailconsistait à entasser des sacs de 40 kg dans les wagons : « par chargement, on superposait 9 sacs que l’on devait lancer dans le wagon, à plus de 2 mètres de haut. » Elles portaient un pantalon, desbottines et un foulard noué à la créole mais cela ne les protégeait pas de brûlures à la langue, sous les bras, au nombril, à la ceinture et aux pieds, à cause de la transpiration mêlée à la poussière dechaux. Giovanni Bragagnolo arrive d’Italie à 19 ans, en 1948. « Les italiens sont installés à la baraque, en face de la petite église. Le mobilier y est rudimentaire : un lit en fer de l’armée entre deux armoires,une pour le linge, l’autre pour la nourriture. Au milieu de la pièce, deux gros poêles à charbon surchauffaient la pièce et une rangée de seaux, disposés en rond autour du poêle le matin,fournissaient un peu d’eau chaude pour le linge et se laver le soir. Albert Huet, casseur de pierres, explique comment chaque année, à la fin de l’automne, il allait dans les bois à la recherche de cerisiers sauvage dont il coupait, grattait et polissait les branches pour seconfectionner une réserve de 10 à 15 manches de marteau pour une année. Du 19e siècle jusqu’au milieu du 20e siècle, le travail de la brique était également très répandu dans nos villages. Les briquetiers amaytois étaient réputés et partaient plusieurs mois par an pour des« Campagnes » en France, en Espagne, en Prusse et même jusqu’en Russie. Les femmes et enfants étaient lourdement mis à contribution. Lors du voyage, il n’était pas rare de voir des briquetiers,parfois de jeunes enfants, perdre le reste de l’équipe et se débrouiller pour atteindre leur destination ou revenir à Amay. Les traditionnelles fêtes foraines des mois de mai et d’octobre sont un héritage de cette époque à laquelle des festivités étaient organisées pour célébrer le départ et le retour des familles debriquetiers. En dehors des campagnes de briques, les ouvriers travaillaient dans les carrières, alunières ou mines d’extraction de zinc et de plomb). Aujourd’hui, le bâtiment des Maîtres du feu est proposé à la location pour divers événements ou fêtes de familles.

5 Rue de Bende 4540 Amay
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La passe à poissons de l'écluse d'Ampsin Neuville

Le site éclusier d'Ampsin-Neuville, situé sur la Meuse entre Amay et Huy, a fait l'objet d'un vaste projet de modernisation. En plus d'dapter les écluses au passage de bateaux de grandgabarit (jusqu'à 9 000 tonnes), le projet a intégré un volet environnemental majeur : la création d'une passe à poissons d'environ 700 mètres de long, la plus longue de Wallonie. Une rivière artificielle d'exception Conçue sous la forme d'un méandre naturel en rive gauche autour de la centrale hydroélectrique, cette infrastructure imite le cours d'une véritable rivière sauvage.Contrairement aux passes à poissons en béton classiques composées de simples bassinssuccessifs, celle-ci offre un véritable écosystème avec :  Des profondeurs variées (de 30 cm à 2 mètres). Des vitesses de courant contrastées (zones calmes pour le repos, zones de courant rapide). Des substrats diversifiés (empierrements, radiers, mouilles et végétalisation). Les espèces de poissons accueillies La passe est calibrée pour permettre le franchissement du barrage à la quasi-totalité de la faune piscicole du bassin mosan : Le but écologique et l'impact sur la nature Le barrage hydraulique constituait historiquement un obstacle franchissable uniquement par les bateaux lors du sassement. Cette passe répond à trois objectifs écologiques clés : 1. Rétablir la libre circulation de la faune aquatique : Elle supprime la rupture de continuité écologique causée par le barrage, essentielle au maintien de la biodiversité.2. Offrir des zones de frayères et de refuge : En plus d'être un point de passage, le chenal intègre des zones spécifiques où les poissons lithophiles (qui pondent sur lesgraviers) peuvent se reproduire.3. Favoriser la biodiversité globale du site : Les berges adoucies et végétalisées abritent des amphibiens (comme le crapaud calamite), des libellules, ainsi que des abrisdédiés au martin-pêcheur et à l'hirondelle de rivage.

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Zone protégée pour la nidification du petit gravelot

Le PCDN d’Amay et la Direction des Voies Hydrauliques (SPW), ont mis en place ce 21 avril 2026 un périmètre de 250 m de clôture pour protéger la zone de nidification du petit gravelot. Quel est cet oiseau dont la population diminue en Europe et qui mérite toute notre attention ? Ce petit oiseau qui mesure à peine 15cm et pèse seulement 30 grammes a la même couleur que le sable ou les galets. C’est un oiseau de la famille des limicoles, emblématique des milieux humides où il fouille la vase pour y trouver de petits invertébrés, larves, crustacés, mollusques, … Il nidifie sur les berges naturelles qui sont souvent perturbées par l’homme. Il s'installe aussi dans des milieux de substitution tels que carrières, travaux de chantier, décanteurs, ... Il fait un petit trou de 10cm de diamètre et de 2 à 3 cm de profondeur et y dépose généralement 4 œufs couleur galet (jaune taché de brun). Leurs prédateurs ont ainsi beaucoup de difficultés à les voir. Ils miment tellement leur milieu,qu'ils sont presque invisibles. Après 25 jours d’incubation pendant lesquels les parents se relaient pour couver, c'est l'éclosion. Ils mettent encore 3 semaines pour apprendre à voler. Lorsqu’ils sont en danger, ils courent à une vitesse étonnante. A partir du mois d’août, ils migrent vers l’Afrique sub-saharienne pour y passer l’hiver, c’est pourquoi les zones protégées le sont de mars à juillet. Comment le reconnaître ? Il a des petites pattes rosées et un petit bec sombre, un collier noir, un masque de Zorro et un cercle jaune autour de l’œil. Son dos est brun et son poitrail blanc. Contrairement au grand gravelot que l’on observe au littoral en groupe, le petit gravelot est plutôt solitaire (1 couple ou 2 par km2 ) sauf lors de la migration.

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La Gravière

Le site a été exploité pendant dix années de 1996 à 2006, pour l’extraction du gravier de la plaine alluviale de la Meuse par la société « La gravière d’Amay ». Il a servi entre autre à la construction du tunnel de Cointe. Après son exploitation, le site a été convertie en réserve de 44 hectares et reconnu comme Zone Humide d'Intérêt Biologique pour 17Ha. Un plan d’eau de 21 Ha et des zones de friches ont été aménagés avec des roselières, des berges en pente douce, des plantations d'arbres et d'arbustes. Deux radeaux reposoirs pour les oiseaux ont été placés au centre du plan d’eau par les bénévoles du PCDN d’Amay.  Avec les années, la végétation s’est développée et grâce à la variété des milieux : plan d’eau, roselières, zone humides, sols minéraux et friches fleuries. Et grâce à la quiétude des lieux, de nombreux oiseaux viennent nicher ou se reposer. Pas moins de 120 espèces ont été recensées : des oiseaux comme grèbe huppé, hirondelle de rivage, martin pêcheur, amphibiens comme les grenouilles et les crapauds mais aussi de nombreux insectes En 2013, un mur pour hirondelles de rivage a été construit et est occupé aujourd’hui (avril 2026) par 150 couples. Toute la zone est clôturée pour permettre d'y laisser paître moutons et vaches au printemps. Un sentier pour les promeneurs en fait le tour. Deux affûts d’observation jalonnent le parcours et une partie du sentier est accessible au PMR Cette zone Nature est prise en charge par le DNF en réserve naturelle domaniale. Le site de la Gravière est une zone d’importance naturelle. Afin de respecter la faune et la flore qui y résident ainsi que pour votre sécurité, veuillez respecter ces différentes règles :  Il est obligatoire de tenir votre chien en laisse sur le site. L’accès à tout véhicule, excepté les véhicules de service et de secours, est interdit sur le site. Il est interdit de jeter des immondices et déchets de toute sorte. Respectez la nature et jetez vos déchets dans une poubelle. Il est interdit d'allumer un feu ou un barbecue sur le site. Il est strictement interdit de se baigner dans le lac de la Gravière. L'accès au lac est interdit aux bateaux, motorisés ou non, ainsi qu'aux divers engins gonflables. Pour ne pas déranger les différentes espèces, animales et florales, qui résident sur le site, il est interdit de : Sortir des sentiers  Cueillir, arracher ou abîer les différentes plantes  Pêcher dans le lac  Capturer ou tuer toute espèce animale.

20 Rue de la Centrale 4540 Amay
- Florian thomas -
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Le Prieuré

Le « Prieuré » d’Amay, un site patrimonial exceptionnel méconnuLe Prieuré d’Amay est un ensemble patrimonial d’une grande richesse historique. Il comprend une ancienne maison canoniale, un porche d’entrée et un pavillon "vide-bouteilles"datant duXVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, il accueille plusieurs congrégations religieuses. Accolé à la maison canoniale se trouve un couvent néogothique érigé au début du XXe siècle par desCarmélites de Boulogne sur Seine (qui fuyaient la France). De 1926 à 1939 l'ensemble fut occupé par les moines bénédictins qui y fondèrent la congrégation de l’Union des Églises(aujourd’hui l’abbaye de Chevetogne). Il s’agissait d’un projet œcuménique novateur qui attisa la curiosité de Mgr Roncalli, le futur pape Jean XXIII qui se déplaça à Amay dans l’entre-deux-guerres ! Après le départ des moines, le site devient notamment une maison de repos jusqu’en 2006.Abandonné ensuite à des projets immobiliers peu soucieux de son héritage, il est gravement endommagé par deux incendies volontaires en 2023. Malgré cela, plusieurs bâtimentshistoriques subsistent. Le domaine conserve également une remarquable drève de 22 tilleuls centenaires et des terrasses anciennes témoignant d’anciens vignobles, vergers et jardins.Véritable poumon vert du centre historique, il abrite une biodiversité précieuse, dont le lucane cerf-volant. Une réhabilitation respectueuse de ce site historique, architectural et naturel estaujourd’hui vivement souhaitée par les habitants d’Amay.

2 Rue Pascal Dubois 4540 Amay
- Florian thomas -
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proposé par Florian thomas

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Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾