
Cette tombe isolée jouit d'une vue magnifique sur la Collégiale d' Amay ! Joseph Ramoux a vécu de 1812 à 1872. Il a été bourgmestre d' Amay durant 6 années, de 1848 à 1854. Il a épousé Aimée de Rochelée, issue d'une famille d'avoués. Les avoués sont des laïcs qui secondent les chanoines pour les questions militaires et judiciaires. Cette fonction est héréditaire. Joseph Ramoux est franc-maçon mais il préserve et fait restaurer, avec l'aide de son ami
Charles Rogier, la châsse de sainte Ode que la fabrique d'église voulait vendre.
Médecin, il s'efforce de lutter contre les épidémies -il y avait une épidémie de choléra- notamment en faisant installer un réseau de conduites d'eau accessible à tous car seule la bourgeoisie avait accès à l'eau potable des fontaines. Ses mesures hygiénistes sont cependant mal accueillies, surtout la translation du cimetière qui se trouvait devant la Collégiale. C'est pourtant hors du nouveau cimetière qu'il a créé rue de I' Aîte, qu'il se fait enterrer avec son épouse Aimée et bien aimée, sur ses terres non loin de la maison canoniale et du prieuré où il a vécu.