
Les premières traces de vignoble à Amay sont reprises en 634 dans le testament d’Adelgisel-Grimo le neveu de Sainte Ode, ce qui fait d’Amay le plus ancien vignoble belge.
La viticulture mosane est, dès l'époque mérovingienne, liée au culte de saint Vincent, patron des vignerons et des métiers associés aux produits de la vigne. Une statue de saint Vincent est concervée dans le trésor de la collégiale : il est représenté avec une serpe, une grappe et un livre ouvert. On le fête le 22 janvier date charnière dans la culture de la vigne puisque c’est la fin des travaux de préparation de celle-ci.
Effectivement les premières vignes fut plantées pour faire du vins de messe mais rapidement les bourgeois l’exploitèrent également.
Le vin, quelle que fut sa qualité est la boisson la plus commune dans les villes du moyen age car l’eau est polluée et sera la cause des grandes épidémies.
Des archives évoquent les différents corps de métiers que l’on pouvait retrouver. Les viticulteurs et les ouvriers du pressoir ne sont pas les uniques travailleurs de ce domaine. Ill existait également des cuveliers ou encore des artisans fournissant des cercles et des osiers pour les tonneaux et entonnoirs.
Au début du XVe siècle, la viticulture est à son apogée dans la vallée de la Meuse.
A l’époque on mesure le vin en « aime »(tonneau). Un « aime » équivaut à Liège à 153,36 litres de vin alors qu’à Huy elle vaut 139,04 litres. Il existe des demie-aimes de 80 litres et un aime contenait une « tonne » et demi. La tonne contient 90 pots (1,279litres= 2 pintes= 4 chopines).
Par exemple en 1582, la production de vin est de 1,565 aimes (220,000litres sur l’année) à Huy dont 1,288 pour les celliers des bourgeois et 277 pour les celliers religieux échappant à l’impôt de la ville.
Les vignobles s’étendaient depuis Flône jusque Huy, rive gauche mais également à Tihange, à la Sarte, à Bas-Oha « En Briolet ». Il y avait près d’une centaine de vignerons rien qu’à Huy.
Plusieurs vignobles sont référencés à cette époque dans la vallée de la Meuse: les Croisiers de Huy, celui des Frères Pêcheurs de Liége, de l’autel Saint-Nicolas, de Lambert de Rorive, de Jean Lambot, d’Etienne de Hubienne .
A l’angle de la rue Vigneux et de la rue Gaston Grégoire, se trouvait un premier pressoir. Un deuxième ce situait rue Haute-Flône au lieu dit « la Patée » et un troisième à Wéhairon.
Elle le restera jusqu’au XVIIe siècle, date à partir la bière fit son apparition sous le nom de « vin d’orge ».
Aujourd’hui, sur les coteaux, on aperçoit encore la superposition de terrasses qui accueillaient les vignes, bien qu’elles soient ensevelies sous la végétation. Réel patrimoine paysager et architectural, le classement des terrasses amaytoises a été effectué en 1998.
Un certain nombre de noms de rues, lieux-dits rubsiste : rue Sous les vignes, rue Vigneux rue Bourgogne,...