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Notes et avis
À voir autour

Calan Circuit du Lec'h

Sur les platelages
Eglise de Calan
Le long des champs
Crédit : Lorient Agglomération

Description

Départ : Place du four près de la Mairie


Le circuit du Lec'h vous mènera le long des ruisseaux et à travers les zones humides, par les chemins creux et les villages, à la découverte de la campagne de Calan. L’occasion de découvrir son patrimoine rural, maisons, puits, fours à pain, fontaines…, mais également son lec’h, stèle funéraire de l’Age de fer. Au retour, ne manquez pas son église romane remarquablement restaurée, sa nef du 10e siècle, ses chapiteaux sculptés et ses peintures, rare témoignage de la peinture murale romane bretonne.


Vous randonnez sur des sites naturels et privés. Restez sur les chemins balisés, respectez la nature, les aménagements et les parcelles cultivées. Pour votre confort et votre sécurité, équipez-vous du matériel de randonnée adapté.

"Certaines espèces allergisantes peuvent être présentes le long des circuits de randonnée tel que les graminées, les bouleaux, les aulnes, l’armoise, l’ambroisie et l’olivier. Afin d’anticiper vos sorties, vous pouvez consulter les données de suivi pollinique sur le territoire de Lorient Agglomération et les gestes recommandés à adopter via ce lien : https://www.lorient-agglo.bzh/actus/suivi-des-pollens/ »

Informations techniques

Marche
Difficulté
Facile
Durée
2h15mn (1j)
Dist.
8.4 km
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Profil altimétrique

Point de départ

1 Place du Four , 56240   Calan
Lat : 47.87439Lng : -3.32306

Points d'intérêt

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L'église romane de la Trinité

Véritable chef d’œuvre de l’art roman breton, l’église de la Trinité, classée, a été valorisée par une succession de restaurations entre 1978 et 2000. Les travaux ont révélé trois campagnes principales de construction, deux pour l’époque romane et une au 15e siècle. La nef et le transept conservent des travées à arcades reposant sur des piles carrées de la fin du 10e siècle, d’autres du 12e siècle avec des chapiteaux sculptés de décors géométriques, volutes, entrelacs et feuillages. Des fragments de peintures ocre et brun des 11e ou 12e siècles, rares témoignages bretons de la peinture murale romane, ont été mis à jour. Elles représentent la Cène et l’Enfer. Au 15e siècle, peut-être en 1425 comme l’indique une date inscrite sur une sablière de la charpente, le chœur et ses bas-côtés sont reconstruits avec trois travées à arcades brisées et une baie ouvrant sur le chevet à l’Est. A l’extérieur, si la tour lanterne du transept rappelle l’origine romane de l’édifice, les élévations datent du premier quart du 15e siècle. Son originale galerie, unique en Morbihan, est composée d’une série de colonnes et d’une charpente aux chapiteaux et blochets sculptés de visages supportant la toiture en appentis. Edifiée au 16e siècle, elle a la particularité de regrouper le porche sud et un ossuaire dans sa partie ouest. Dans le versant du toit, une lucarne a été créée pour lutter contre l’obscurité créée par cet aménagement. L’enclos paroissial, préservé, accueille toujours le cimetière, fait rare aujourd’hui.

2 Place de l'Église 56240 Calan
- Lorient Agglomération -
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L’osmonde royale reine de la zone humide

Sinuant en fond de vallée, le parcours traverse une zone humide dont le rôle est fondamental dans le cycle de l’eau. Régulatrice, elle stocke l’eau en hiver et la restitue au cours d’eau en période sèche. Véritable filtre épurateur, elle participe à l’amélioration de la qualité de l’eau. La dense végétation de la zone humide associe diverses espèces caractéristiques aimant vivre les pieds dans l’eau. En hiver, les sols marrons gorgés d’eau, parsemés de hautes touffes de carex aux herbes coupantes, de saules et de bouleaux aux maigres troncs tortueux parés de mousses d’un vert fluo offrent une ambiance feutrée et silencieuse. A la belle saison, règne l’exubérance. Les verts éclatent. Fougères, orties, œnanthes safranées et angéliques recouvrent le sol et bordent le ruisseau. Les feuilles des arbres forment une canopée protectrice. Sur ce sol pauvre et tourbeux, se cache aussi l’osmonde royale, cette grande fougère en touffe de couleur vert clair, pouvant atteindre 1,50 mètre de diamètre. De son épaisse souche, renaissent au printemps des crosses qui se déroulent lentement pour former de larges frondes bipennées. Contrairement aux autres fougères, les sporanges de l’osmonde royale ne se développent pas au dos des feuilles pennées, mais au sommet des frondes sous la forme de panicules beige rosé à brun roux, d’où son nom de fougère fleurie. La dissémination des spores à maturité assure la survie de la fougère. Présente aux quatre coins du globe, elle n’en est pas moins en voie de raréfaction. Elle est protégée dans plusieurs régions françaises, en Finistère et en Ille-et-Vilaine en Bretagne.

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Un plateau à vocation agricole

L’agriculture représente 20 % de l’activité économique de Calan. Plus de 50 % des terres de la commune sont consacrées à l’activité agricole, cultures de céréales et maïs pour la moitié, fourrages et prairies pour un tiers. Sept de ses onze exploitations se consacrent à l’élevage, à la production de lait et de viande. Le paysage de ce plateau témoigne de ces activités, mais aussi de leur évolution depuis les années 1950. Au 19e siècle et jusque dans les années 1960 avant le remembrement et l’agriculture mécanisée, on trouve de part et d’autres de ce chemin une trentaine de parcelles cernées de talus. La comparaison des photos aériennes des années 1960 et actuelles révèle, par des traces plus claires, l’ancienne emprise des talus. En 1843, sur le Cadastre Napoléonien, l’association à mi pente de larges bandes de terres cultivées et de fines bandes de lande rappelle que la lande, avec ses bruyères, genêts et ajoncs n’était pas une zone sauvage inutile, mais bien une ressource dûment exploitée par les paysans depuis des générations. Cet espace ressource, régulièrement écobué, arraché et brûlé, puis réensemencé, fournissait une zone de pâture, du fourrage et du bois de chauffe. Le bourdonnement au-dessus de vos têtes et le pylône sont d’autres témoins de l’évolution de notre société. Ils permettent d’acheminer l’électricité sur notre territoire et de répondre à nos besoins énergétiques croissants. Outre cette ligne haute tension alimentant le Finistère, une ligne très haute tension, enterrée cette fois, traverse Calan à l’Est en direction des Côtes d’Armor. Calan joue un rôle important dans ce dispositif avec un poste de transformation électrique installé dans une ancienne carrière.

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Kerihuel

Récemment étoffé de constructions neuves, Kerihuel, le « village du haut », conserve un bâti ancien, en partie transformé lors du renouvellement du bâti rural aux 19e et 20e siècles. Ces maisons, reconnaissables à leurs ouvertures rectangulaires symétriques et normalisées, réutilisent parfois des baies plus anciennes. On les retrouve sur d’autres demeures : porte en anse de panier et fenêtres des 16e et 17e siècle, en arc segmentaire de la seconde moitié du 18e siècle. En 1843, ce hameau comporte quatorze constructions. Plusieurs longères, regroupées autour de cours, confirment l’existence de six ou sept fermes. Le four à pain, avec sa gueule en arc surbaissé, est déjà là également. Situé au cœur de Kerihuel, ce commun de village servait à tous. Chaque famille devait fournir tour à tour le fagot de bois ou de lande et gérer le feu, avant que chacun y enfourne sa pâte. L’analyse des cadastres napoléoniens des environs révèle que ce bâti est très courant au 19e siècle. Les villages les plus importants en ont parfois plusieurs. En 1843, Calan compte 26 fours, bourg compris, soit près d’un par hameau. L’un d’eux, signalé en jaune à Poulgourio, est en ruine, attestant que les fours à pain sont déjà courants au 18e siècle. Un autre, à Kercrohennec, prolongé d’un abri, est de type grange four. D’autres sont édifiés après cette date, comme celui du village de Kergarenne. Devenus inutiles au 20e siècle, beaucoup ont été détruits. Il en reste dix à Calan, dont trois dans le bourg. Trois d’entre eux sont de type grange-four. Il est capital de préserver ces édifices faisant appel à la technicité des artisans maçons d’autrefois. Une fois la base des murs de la « chapelle » construits, on montait un dôme de terre qui servait à guider la construction de la coupole. La terre était ensuite évacuée par la gueule. La sole était en terre battue ou dallée de pierres. Plusieurs furent pavées de briques réfractaires fin 19e-début 20e siècle pour augmenter leur capacité de chauffe.

5208 Kerihuel 56240 Calan
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La fontaine de Kerandiot 

Préservée dans son jus, la modeste fontaine de Kerandiot donne un aperçu des aménagements autour des sources, vitales à la vie domestique des villages avant l’arrivée de l’eau au robinet dans les années 1960. Délimitée par des pierres de taille mises de chant, dont une taillée en biseau révélant un remploi, elle se prolonge d’un bassin allant en s’élargissant aussi délimité par des pierres. Il faisait probablement office de lavoir comme le laisse penser la pierre inclinée près de la source, mais peut-être également d’abreuvoir. Cette fontaine figure sur le cadastre napoléonien de Calan en 1843 qui répertorie douze sources. Il est vraisemblable qu’il y en avait au moins une par hameau. Une seule à Kerguéris est citée comme lavoir, rappelant que ces bassins rectangulaires se sont surtout développés après 1851, suite aux aides attribué par l’Etat pour leur construction. Situées en contrebas des hameaux dans les zones humides, difficiles d’accès, les sources vont aussi être concurrencées par les puits édifiés par les sourciers maçons près des maisons. Curieusement, pas un ne figure sur le cadastre de Calan en 1843. Pourtant, parmi les douze encore là, certains sont plus anciens, comme celui de Poulgourio portant la date 1776 sur son linteau. Si les inventaires réalisés dans les communes avoisinantes confirment que la construction des puits s’intensifie, comme pour les lavoirs, après 1850, les conditions de l’inventaire du cadastre, plus ou moins précis d’une commune à l’autre, peut-être aussi la défiance de la population vis-à-vis des enquêteurs, peuvent expliquer ces manques.

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Le Lec’h de Kerandiot

Cette pierre hémisphérique taillée dans du granite témoigne de l’implantation gauloise dans notre région aux 5e et 4e siècles avant notre ère. Appelée lec’h, elle faisait autrefois partie d’une ensemble de trois stèles funéraires signalant la présence dans cette zone d’un cimetière à incinérations associé à un proche village de l’âge du fer. La prospection aérienne a révélé des enclos susceptibles d'être contemporains de ces stèles à Kerbiron, Mane Duel et Cosqueric. Les ossements incinérés étaient placés en pleine terre dans des urnes ou de petits coffres. Plus de mille stèles ont été répertoriées en Morbihan, dont deux autres au bourg de Calan, aujourd’hui difficiles à situer. Elles varient dans leur forme. Parfois hautes et de forme allongée, elles sont le plus souvent basses, ovoïdes ou hémisphériques comme celle-ci, parfois ornées de décors, essentiellement de cupules. Ces incinérations disparurent dès la fin du 4e siècle avant notre ère et certaines stèles furent brisées. D’autres furent tardivement christianisées, gravées d’une croix ou transférées près d’un édifice religieux. Beaucoup devinrent des chasse-roues à l’angle des bâtiments, servirent de bornes de limite de propriété ou furent intégrées dans les talus. Rosensweig, dans son inventaire archéologique en 1859, décrit précisément celles de Kerandiot : trois lec’h arrondis, un qui est entré dans la construction d'un mur ; un autre renversé à côté ; le troisième, remarquable par ses dimensions, 2 mètres de diamètre et 1,50 m de hauteur environ, au pied d'un très vieux chêne ». Il ajoute : « C'est un des cas, extrêmement rare, où nous ayons trouvé ces sortes de pierres ailleurs qu'au voisinage d'une chapelle ». Dans les années 1980, l’archéologue Daniel Tanguy signale quant à lui  les trois stèles de Kerandiot, regroupées sur cette petite place à l’emplacement d’une ancienne chapelle dédiée à saint Conneth. S’agit-il de saint Connec, ancien disciple de saint Caradec, qui a donné son nom à une commune des Côtes d’Armor ? Difficile à dire. La stèle restante, d’un diamètre d’1,40 mètre et haute d’un mètre, est ornée de deux cupules sur son sommet. L’une d’elle a été creusée.

661 Kerandiot 56240 Calan
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Mell beniget Kaelan

Revenus à bon port, attardez-vous pour découvrir l’église romane. A l’intérieur, le mobilier s’est enrichi au fil des siècles : retable et sa statuaire, notamment une sainte Trinité, à la fin du 17e siècle ; piscine baptismale, maître-autel et encensoir au 18e siècle ; statues, bannières, stalles et clôture de fonts baptismaux au 19e siècle. Du 15e siècle, reste une Vierge à l’Enfant, retrouvée décapitée et enterrée dans le cimetière. Cette pratique était autrefois utilisée lorsque l’on ne voulait pas conserver une statue. Du 16e siècle, ont été conservés un bénitier et deux bas-reliefs de l’Annonciation et de la Crucifixion provenant d’un ancien retable en granite. L’église de Calan a aussi longtemps abrité une pierre très particulière, dont on ne sait trop ce qu’elle est devenue, bien que sa présence est avérée après la guerre 1939-1945, Roc’h Kaelan, pierre de Calan, ou Mell benniget Kaelan que l’on peut traduire par boule bénite de Calan ou maillet béni de Calan. Si on ne sait trop à quoi elle ressemblait, des objets similaires sont signalés en Bretagne dans les églises et chapelles, tout particulièrement en Morbihan. Celle de Locmeltro à Guern en conserve un exemplaire impressionnant, un boulet de granite sphérique de 20 cm de diamètre pesant pas moins de 3.5 kg. Mais à quoi pouvait-il servir ? Deux théories s’affrontent. Pour les uns, il s’agirait d’une pierre sacrée, sorte de viatique, que le défunt embrassait ou que l’on posait sur son front en guise de rite de passage de la vie à la mort. Pour les autres, ce serait véritablement l’outil d’une forme d’euthanasie employée afin d’abréger les souffrances du mourant, rite que l’on retrouve dans de nombreuses cultures ancestrales du monde entier. Quant à la mémoire populaire, certains en parlent sous forme de plaisanterie tel le témoignage de ce calanais né avant 1939 : « A Calan, quand il y avait une longue période sans décès, on disait : si ça continue, il faudra aller chercher le mell beniget à l’église ». D’autres confirment sa fonction libératrice pour l’agonisant d’après les dires des anciens.

1 Place de l'Église 56240 Calan
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Prudence !
Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾