
Le sous-sol de Calan, à prédominante de granite et gneiss, est associé, notamment dans cette zone, à des filons de quartz et de mylonites. Plusieurs carrières, aujourd’hui fermées, ont fonctionné à Calan. La mylonite a fourni la "pierre bleue" dite de Calan qui a fait la réputation des carrières locales grâce à sa grande qualité comme matériau d'empierrement.
On retrouve cette diversité géologique dans les constructions anciennes comme dans cette grange de pierre mêlant nuances de beige, gris bleu et rouille. Elle est représentative avec sa grande porte charretière plein cintre surmontée d’une fenêtre en arc segmentaire gravée d’une date en partie effacée. Le 1 et le 7 attestent en tout cas qu’elle est édifiée au 18e siècle. Ses murs ont été rehaussés pour accueillir une toiture en ardoise. Ces structures servaient de fenil, abritaient la charrette et parfois le pressoir pour le cidre.
Figurant parmi la quinzaine de bâtiments visibles sur le cadastre napoléonien de 1843, la grange faisait partie de l’une des fermes du hameau organisée autour de cette cour. Les deux fours à pain ont aujourd’hui disparu, mais les logis, quoique remaniés, révèlent leur ancienneté : magnifiques portes en anse de panier en accolade du 16e siècle, baies en arc segmentaire.