
Cheminant au creux du talus, on prend conscience de l’incroyable réseau de bocage créé par les paysans du Moyen Age au 20e siècle. Situé ici à mi pente entre les anciennes pâtures d’une part, la lande et la plaine cultivée d’autre part, ce chemin d’homme permettait de relier villages et champs. Véritable fossé, il jouait un rôle non négligeable dans la canalisation des eaux pluviales tout en limitant l’érosion.
Sculptant le paysage, les talus délimitaient les espaces communs et privés, séparaient terres cultivables, landes, bois et prairies, protégeant ainsi les cultures des bêtes en liberté. Les divers arbres plantés offraient leurs fruits, du bois d’œuvre, de chauffage et des manches pour la fabrication des outils. Ici, on ne peut qu’admirer les hêtres plus que centenaires bordant et barrant la sente, véritables sentinelles moussues étendant leur large ramure d’un vert tendre au printemps.