
Le territoire de Calan se prolonge de l’autre côté du ruisseau. Un chemin, allant de Kerihuel à Poulgourio, franchissait déjà ici le cours d’eau en 1843, sans doute à gué, associant un chemin encore visible et un dallage de pierre. Le Cadastre Napoléonien révèle par ailleurs, rive gauche, un « ruisseau servant à arroser les prairies ». Ce dispositif, connu sous le nom de « prés irrigués », détournait une partie de l’eau du ruisseau depuis le pont du Hoëh-Coh pour la conduire le long d’un canal qui s’étirait jusqu’ici.
Situé au-dessus des prés, ce canal les arrosait grâce à un dispositif de vannes et de rigoles. Déjà courant en Basse Bretagne au 18e siècle, ce système fonctionnait en hiver. L’eau réchauffait la terre, permettant un démarrage précoce de la végétation et une abondante récolte de foin de qualité. Ces fonds de vallée, devenus des zones de déprise pour l’agriculture moderne, se sont progressivement boisés. Un tiers de la surface de Calan est actuellement planté.