
L’agriculture représente 20 % de l’activité économique de Calan. Plus de 50 % des terres de la commune sont consacrées à l’activité agricole, cultures de céréales et maïs pour la moitié, fourrages et prairies pour un tiers. Sept de ses onze exploitations se consacrent à l’élevage, à la production de lait et de viande. Le paysage de ce plateau témoigne de ces activités, mais aussi de leur évolution depuis les années 1950.
Au 19e siècle et jusque dans les années 1960 avant le remembrement et l’agriculture mécanisée, on trouve de part et d’autres de ce chemin une trentaine de parcelles cernées de talus. La comparaison des photos aériennes des années 1960 et actuelles révèle, par des traces plus claires, l’ancienne emprise des talus.
En 1843, sur le Cadastre Napoléonien, l’association à mi pente de larges bandes de terres cultivées et de fines bandes de lande rappelle que la lande, avec ses bruyères, genêts et ajoncs n’était pas une zone sauvage inutile, mais bien une ressource dûment exploitée par les paysans depuis des générations. Cet espace ressource, régulièrement écobué, arraché et brûlé, puis réensemencé, fournissait une zone de pâture, du fourrage et du bois de chauffe.
Le bourdonnement au-dessus de vos têtes et le pylône sont d’autres témoins de l’évolution de notre société. Ils permettent d’acheminer l’électricité sur notre territoire et de répondre à nos besoins énergétiques croissants. Outre cette ligne haute tension alimentant le Finistère, une ligne très haute tension, enterrée cette fois, traverse Calan à l’Est en direction des Côtes d’Armor. Calan joue un rôle important dans ce dispositif avec un poste de transformation électrique installé dans une ancienne carrière.