
Véritable chef d’œuvre de l’art roman breton, l’église de la Trinité, classée, a été valorisée par une succession de restaurations entre 1978 et 2000. Les travaux ont révélé trois campagnes principales de construction, deux pour l’époque romane et une au 15e siècle. La nef et le transept conservent des travées à arcades reposant sur des piles carrées de la fin du 10e siècle, d’autres du 12e siècle avec des chapiteaux sculptés de décors géométriques, volutes, entrelacs et feuillages. Des fragments de peintures ocre et brun des 11e ou 12e siècles, rares témoignages bretons de la peinture murale romane, ont été mis à jour. Elles représentent la Cène et l’Enfer. Au 15e siècle, peut-être en 1425 comme l’indique une date inscrite sur une sablière de la charpente, le chœur et ses bas-côtés sont reconstruits avec trois travées à arcades brisées et une baie ouvrant sur le chevet à l’Est.
A l’extérieur, si la tour lanterne du transept rappelle l’origine romane de l’édifice, les élévations datent du premier quart du 15e siècle. Son originale galerie, unique en Morbihan, est composée d’une série de colonnes et d’une charpente aux chapiteaux et blochets sculptés de visages supportant la toiture en appentis. Edifiée au 16e siècle, elle a la particularité de regrouper le porche sud et un ossuaire dans sa partie ouest. Dans le versant du toit, une lucarne a été créée pour lutter contre l’obscurité créée par cet aménagement. L’enclos paroissial, préservé, accueille toujours le cimetière, fait rare aujourd’hui.