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Navigation sur la Seine à Paris
1.1 km

Navigation sur la Seine à Paris

Dans Paris, sa longueur occupe près de 13 km, avec une profondeur variant entre 3,40 et 5,70 m. Sa largeur varie, elle, de 30 à 200 m. La retenue normale du bief de Paris, c'est-à-dire l'altitude de la surface par rapport au niveau de la mer, est de 26,72 m2. À Paris, la Seine est traversée par trente-sept ponts dont quatre passerelles accessibles uniquement aux piétons. Historique La Seine a, dès le milieu du IXe siècle, favorisé les invasions normandes. En mars 845, par exemple, les Normands qui ont remonté la Seine depuis son embouchure, arrivent à Paris qu'ils pillent. Ils ne se retirent que contre une rançon de 7000 livres d'argent. D'autres assauts suivront pendant un demi-siècle environ. En 1170, la corporation des "marchands de l'eau" reçoit du roi Louis VII le monopole du commerce sur la Seine. Sur leur sceau figure la nef qui se trouve encore dans les armoiries de la ville de Paris. Le 9 août 1803, expérimentation du bateau à vapeur de Robert Fulton sur la Seine. Les premiers bateaux-lavoirs sont ancrés en Seine en 1851 et atteignent rapidement la centaine. L'arrivée de l'eau courante dans les immeubles parisiens entraîne leur disparition progressive jusqu'en 1937. Lors de la guerre de 1870, les Parisiens, assiégés par les Prussiens et sans communications avec l'extérieur, tentent de recevoir du courrier enfermé dans des boules métalliques, dites "boules de Moulins", mises à l'eau en amont de la capitale. Aucune n'a cependant été recueillie dans Paris même. Boire l'eau de la Seine Les Parisiens ont bu de l'eau de Seine de tout temps, mais dès l'époque romaine des eaux de source de meilleure qualité sont amenées à Paris. On notera cependant en 1605 l'installation d'une pompe sur le pont Neuf, dite de la Samaritaine, qui fonctionnera jusqu'en 1813. De même, celle du pont Notre-Dame a fonctionné de 1673 à 1858. Les porteurs d'eau, corporation mentionnée dès 1292, apportaient à domicile l'eau puisée dans la Seine ou prise aux fontaines publiques, et n'ont disparu qu'à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, la Seine à Paris ne fournit plus à proprement parler d'eau potable aux Parisiens, puisque les eaux de surface utilisées proviennent d'Evry et d'Orly, loin en amont. Crues Les crues de la Seine font partie intégrante de l'histoire de Paris. Il semble bien que la première mention d’une crue soit celle de l’empereur romain Julien durant l’hiver 358-359. Le chroniqueur Grégoire de Tours a relaté ensuite celle de 582. Les crues ont souvent été fatales aux ponts de Paris. Ainsi, en 1280, une crue du fleuve emporte le Grand-Pont. En décembre 1296, une nouvelle crue d'une ampleur exceptionnelle emporte tous les ponts de Paris (qui à l'époque supportaient des habitations). La crue la plus importante de l’histoire parisienne, connue avec une certitude suffisante, est celle de 1658. Mais la crue historique la plus présente encore dans la mémoire des Parisiens est celle de 1910 qui dura neuf jours, du 20 au 28 janvier 1910. Le 21 janvier, elle a atteint à certains endroits près de 9,50 m. De nombreuses cartes postales en ont montré les ravages, tels les abords de la gare Saint-Lazare entièrement sous les eaux.

12 km
Très facile
75012 Paris
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PR-13 - Charenton et son histoire
1.4 km

PR-13 - Charenton et son histoire

La commune de Charenton-le-Pont est issue de la réunion de quatre territoires : - Le Bourg-du-Pont qui était localisé le long de la Marne, à la sortie du pont. - Le village des Carrières qui s’étendait le long de la Seine et de la Marne. - Le domaine de Conflans avec son village et son château en remontant vers le nord-ouest. - Le domaine de Bercy et son château, situés plus à l’ouest. Avant la Révolution française, cet ensemble formait la paroisse Saint-Pierre-de-Conflans. En 1790, cette paroisse devient une commune qui prend le nom de Conflans l'Archevêque puis Charenton-Conflans et enfin Charenton-le-Pont en 1801. Charenton perd sa partie occidentale en 1790 lorsque la commune de Bercy est créée. En 1860, quand Bercy disparaît au profit de Paris qui intègre sa partie Ouest, Charenton en récupère la partie Est et aussi une partie du bois de Vincennes que finalement Paris intégrera en 1931. Née de la présence d'un pont stratégique sur la Marne, Charenton s'est développée au cours des siècles grâce à sa proximité avec le domaine royal de Vincennes, grâce aux activités de ses ports fluviaux aujourd'hui tous disparus (le port des Carrières, le port des Meules, le port aux Lions et le port des Magasins Généraux), puis grâce à l'arrivée des transports en commun. Ce parcours de 6,5 km en boucle permet de découvrir les vestiges des grands domaines d'avant la Révolution française, quelques bâtiments derniers témoins de la forte activité industrielle et commerciale des 19e et 20e siècles, de beaux immeubles et villas Art Nouveau, ainsi que des quartiers modernes redessinés à partir des années 1960. Originalité visible sur le parcours, deux portraits Street Art réalisés en LEGO par Tom Brikx, un artiste charentonnais de renommée internationale qui affiche ses œuvres sur les murs de nombreuses villes partout dans le monde..

3 h
6.5 km
Très facile
2 Avenue Jean Jaurès 94220 Charenton-le-Pont
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Façade des anciens établissements Byrrh
572 m

Façade des anciens établissements Byrrh

En 1916, l’entreprise Byrrh installe une succursale rue Necker, près du quai de Bercy à l'angle de la rue du Port-aux-Lions, dans un ensemble immobilier qui abrite depuis 1966 l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Ce complexe a été construit pour cette maison fondée en 1866 à Thuir dans les Pyrénées-Orientales par la famille Violet. Son produit phare était un vin aromatisé au quinquina consommé comme apéritif, venant alors concurrencer directement les marques Dubonnet et Saint-Raphaël. L'entreprise connut un développement important au début du XXe siècle jusqu'à compter 750 employés en 1910. L'aménagement de ce vaste site industriel s'est déroulé en plusieurs phases successives, débutant vers 1916 par l'acquisition de sept halles parallèles sur la cour Valentin afin de créer la succursale. Entre 1916 et 1922, l'architecte A. Laquerrière y édifie la façade sur la rue de l'Entrepôt ainsi que trois halles sur la rue de l'Arcade, créant ainsi un grand complexe commercial à triple vocation d'administration, de conditionnement et de stockage. La modernisation des installations se poursuit vers 1924 avec la restauration des chais, la construction d'une tour distinctive et l'ajout d'un bâtiment administratif double vers le nord-ouest. Au cours de son histoire, le site a également accueilli d'autres enseignes majeures de la distribution et des spiritueux telles que Dubonnet, Viniprix et Primistère, avant que Byrrh n'abandonne définitivement ces entrepôts en 1970. Aujourd'hui, l'ancien complexe demeure facilement identifiable dans le paysage urbain grâce à ses magnifiques façades décorées de frises de pampres qui courent le long de la toiture à la manière d’une treille.

30 rue Necker 94220 Charenton-le-Pont
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Portail de l'ancien Château de Conflans
639 m

Portail de l'ancien Château de Conflans

L'origine la plus ancienne connue de ce domaine remonte à un hôtel possédé par Robert II, comte d'Artois, dont la fille Mahaut hérita en 1303 avant de transformer les terres en une demeure princière au XIVe siècle. Par la suite, le château appartint à de puissants propriétaires successifs, parmi lesquels les ducs de Bourgogne. Au XVIe siècle, la famille de Villeroy en fit l'une des plus belles demeures de France ; le ministre d'Henri IV y reçut fréquemment le roi, ainsi que le poète Ronsard qui dédia une de ses épîtres à ce lieu. Passé ensuite entre les mains de Nicolas Le Jay, le château accueillit le cardinal de Richelieu, qui y signa en 1635 les actes instituant l'Académie française. La marquise de Seneçay, gouvernante du jeune Louis XIV, y réalisa ensuite d'importants travaux, avant que le domaine ne devienne la propriété du duc de Richelieu, neveu du cardinal, qui y fit jouer par Molière et sa troupe La Critique de l'école des femmes en 1663. Enfin, de 1673 jusqu'à la Révolution française, date à laquelle il fut saisi comme bien national, il devint la résidence de campagne des archevêques de Paris. Tout comme le château de Meudon situé à l'ouest de Paris, le domaine de Conflans possédait une grande terrasse monumentale et offrait des vues magnifiques : au nord sur la capitale, à l'ouest sur la Seine et au sud sur la confluence entre la Seine et la Marne. Ses jardins, conçus par André Le Nôtre, descendaient vers le fleuve par une succession de trois terrasses. Vendu en trois lots lors de la Révolution française, le château a finalement été démoli en trois phases au cours du XXe siècle. De nos jours, de rares vestiges subsistent de cet ensemble aujourd'hui disparu. On y trouve notamment un portail en fer forgé soutenu par deux piliers en calcaire surmontés de pots-à-feu, une œuvre datée de 1777 et signée par l'architecte Pierre Desmaisons. De plus, un escalier à double volée et une fontaine nichée au cœur d'une rocaille, qui reliaient autrefois les deux terrasses inférieures du château, subsistent au sein de l'une des trois cours de l'ensemble immobilier Bobillot-Sellier. Le portail, la terrasse, l'escalier et la fontaine ont fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques le 25 juin 1976.

2 Rue du Séminaire de Conflans 94220 Charenton-le-Pont
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Passerelle de Valmy et histoire de la ligne PLM de Charenton-le-Pont
731 m

Passerelle de Valmy et histoire de la ligne PLM de Charenton-le-Pont

L'inauguration, en 1849, de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille (PLM) transforme radicalement Charenton. En pleine ère industrielle, le passage des voies ferrées coupe littéralement la ville en deux. Pour installer les rails, il faut réaliser une immense tranchée à travers le territoire, ce qui représente à l'époque un chantier de travaux publics considérable. Cette révolution des transports fait s'envoler la démographie locale : entre 1848 et 1881, la population est multipliée par trois, passant de 3 500 à 11 000 habitants. La construction d'une passerelle devient indispensable pour permettre aux habitants de passer d’un côté à l’autre de la ville, d'autant que, pour accompagner ce développement économique, les emprises ferroviaires s'élargissent et la gare de marchandises de Bercy-Conflans ouvre en 1869. Spécialisée dans le stockage et le déchargement des expéditions, celle-ci est reliée directement aux quartier des Magasins Généraux par des rails qui sillonnent les rues du quartier. Des wagons-foudres y circulent alors pour approvisionner les chais en vin. Autour de 1900, le secteur compte ainsi trois gares (marchandises et voyageurs) connectées par la passerelle de Bercy. Construite pour franchir cette coupure historique, l'actuelle passerelle de Valmy se déploie sur une longueur de 300 mètres au-dessus de cet impressionnant faisceau ferroviaire. Cet aménagement piétonnier permet aujourd'hui encore de traverser efficacement les voies, tout en offrant une liaison directe et sécurisée entre les différentes zones de la commune.

94220 Charenton-le-Pont
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Chapelle de Conflans
762 m

Chapelle de Conflans

Situé au confluent de la Seine et de la Marne, qui lui a donné son nom, Conflans formait un site stratégique doté d’un château dès le Moyen Âge. Une église y est mentionnée dès le XIe siècle et sert de lieu de culte local jusqu’à l’achèvement de l'actuelle église Saint-Pierre en 1859. C'est sur ce site se dressait l'ancien couvent édifié en 1657 par les Bénédictines de Lagny, dont il ne reste aujourd'hui qu'un unique bâtiment du XVIIe siècle, reconnaissable à sa façade classique surmontée d’un fronton triangulaire. Entre 1842 et 1844, l'ensemble est reconstruit et agrandi par les Dames du Sacré-Cœur, sous la direction de Madeleine-Sophie Barat, canonisée en 1925, pour y installer un noviciat et une maison d'éducation de jeunes filles. C'est dans le cadre de ce vaste chantier qu'est mise en œuvre la construction de la chapelle actuelle, commencée en 1843 et achevée en 1867. Après le départ des religieuses en 1909, le petit séminaire s’installe dans le complexe en 1911, avant d'en partir en 1970. Si les bâtiments adjacents ont trouvé de nouvelles fonctions depuis lors — accueillant le lycée Notre-Dame-des-Missions et la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine —, la chapelle a quant à elle traversé les époques en conservant sa vocation première. Au tournant des années 2000, l'édifice subit les affres du temps et les dégâts de la tempête de 1999. Grâce à la mobilisation des paroissiens, de la municipalité et des Chantiers du Cardinal, une restauration d'envergure est menée entre 2002 et 2004. Les façades sont ravalées, permettant au chevet en pierre de taille de retrouver son lustre, tandis que l'intérieur bénéficie d'une rénovation totale (peintures des voûtes, fresques et autels). Toujours affectée au culte aujourd'hui et rattachée à la paroisse Saint-Pierre, cette chapelle se distingue par son architecture qui contraste avec la rigueur des bâtiments voisins. En observant son chevet depuis l'extérieur, on découvre une élévation de style gothique qui laisse apparaître des contreforts massifs et de grandes baies vitrées, typiques de l'architecture religieuse du XIXe siècle.

7 Rue de l'Archevêché 94220 Charenton-le-Pont
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Façade de l'ancienne entreprise Nicolas
848 m

Façade de l'ancienne entreprise Nicolas

À partir de 1861, le secteur de Bercy à Charenton s'impose comme un pôle majeur du commerce de gros, notamment sous l'impulsion de la Compagnie des Magasins Généraux. Spécialisé dans le négoce du bois, du charbon et des métaux, ce quartier de plus de 50 000 m² de celliers attire surtout de grandes maisons de vins et spiritueux, à l'image de la célèbre enseigne Byrrh ou des établissements Nicolas. Fondée à Paris en 1822, la Maison Nicolas installe ses premiers chais à Charenton en 1878, entre le quai de Bercy et la rue du Port-aux-Lions. En 1921, l'entreprise franchit une nouvelle étape en déplaçant son siège social sur un immense terrain de 51 000 m², situé le long de l'actuelle avenue Winston Churchill et de la rue de Valmy. Le site devient un centre majeur de la distribution de vin : il abrite des cuves monumentales et possède une capacité de stockage impressionnante de 11,4 millions de bouteilles. En 1932, Nicolas y fait même construire une salle des fêtes polyvalente moderne en béton armé, œuvre de l'architecte Urbain Cassan, témoignant de la puissance de l'entreprise. Le déclin du quartier s'amorce au cours du XXe siècle, marqué par les nouveaux modes de consommation, l'essor des grandes surfaces et l'inadaptation des lieux au transport par camions. En 1957, un terrible incendie ravage les Magasins Généraux, accélérant la fin de cette époque ouvrière. La Maison Nicolas quitte définitivement Charenton en 1988 lors de la vente de ses terrains. La démolition des anciens entrepôts laisse alors place à une vaste opération d'urbanisme donnant naissance au quartier moderne de Valmy-Liberté et au centre commercial dessiné par Renzo Piano, tout en conservant le souvenir de cette grande épopée viticole et industrielle sur ses façades.

10 Av. Winston Churchill 94220 Charenton-le-Pont
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Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾