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Parcours historique à pied de Charenton-le-Pont à Maisons-Alfort

Parcours à pied de Charenton-le-Pont à Maisons-Alfort_Charenton-le-Pont
Parcours à pied de Charenton-le-Pont à Maisons-Alfort_Charenton-le-Pont
Parcours historique à pied de Charenton-le-Pont à Maisons-Alfort_Charenton-le-Pont
Crédit : Thierry Guillaume

Description

Cette balade urbaine vous invite à une immersion captivante dans l'histoire de Charenton-le-Pont, Saint-Maurice et Maisons-Alfort, un parcours qui met à l'honneur la richesse de leur patrimoine historique et industriel.

Au fil du parcours, vous découvrirez les multiples facettes qui ont façonné les paysages de ces trois communes voisines. Ce territoire conserve de précieux vestiges de grands domaines seigneuriaux et princiers, témoins discrets d'un passé aristocratique. La balade mettra également en lumière les profondes transformations architecturales et géographiques provoquées par l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle. Cette transition majeure a redessiné le territoire pour ouvrir la voie à un remarquable essor industriel et commercial, marqué par l'installation de grandes halles, d'usines emblématiques et de célèbres entrepôts de spiritueux.

Informations techniques

Marche
Difficulté
Non renseignée
Dist.
5.4 km
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Profil altimétrique

Point de départ

Métro Liberté , 94220   Charenton-le-Pont
Lat : 48.826386Lng : 2.406234

Points d'intérêt

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Façades des anciens chenils et écuries du château de Bercy

Si l’existence d'une seigneurie et d'un manoir situés au bord de la Seine est attestée dès 1134, l'histoire du domaine tel qu'on le connaît commença réellement au XIVe siècle.C'est à cette époque que le Roi Philippe V offrit ces terres à sa belle-mère Mahaut d'Artois, qui y séjourna longuement et en fit un beau domaine, avant que les terres ne passent en 1523 à la famille des Malon. En 1658, un château conçu par François Le Vau, doté de jardins de Le Nôtre, remplaça le manoir seigneurial au cœur d'un parc de 300 hectares s'étendant des actuelles rues de Nicolaï et des Pirogues à Paris jusqu'à la rue du Port-aux-Lions à Charenton. Entre 1702 et 1715, Charles-Henri II de Malon, intendant des Finances, confia à Jacques de la Guépière le remaniement du château, l'aménagement d'une grande terrasse et la construction des communs, incluant une chapelle, des écuries et un chenil. Le déclin du site s'amorça vers 1840 avec le passage de l'enceinte de Thiers, puis en 1848 avec l'implantation de la ligne de chemin de fer de Paris-Lyon-Marseille qui coupe de domaine en deux dans le sens est-ouest. Vendu en 1860, le château fut démoli en 1861, suivi en 1908 par la destruction d'une partie des communs (secteur Chapelle Valmy), dont seule subsista la façade sur la rue du Petit-Château. Aujourd'hui, les uniques vestiges de ce passé sont les façades des anciennes écuries et de l'ancien chenil du domaine, situés aux 109 et 114 rue du Petit-Château. Classés Monuments Historiques en 1959 et 1966, ces accès arborent un décor classique composé d'un tympan à tête de cheval et d'un fronton en bas-relief représentant une scène de chasse symétrique au milieu de vignes, rappelant les fonctions d'origine de ces bâtiments.

111 - 101 Rue du Petit Château 94220 Charenton-le-Pont
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École de Valmy

Le groupe scolaire de Valmy est un repère important de l'histoire locale, indissociable de l'essor démographique de Charenton-le-Pont à la fin du XIXe siècle.Pour répondre à l'afflux d'enfants lié au développement industriel, la municipalité acquiert en 1887 les terrains de la Société des Câbles électriques dans le quartier de la "Porte de Paris". Face à l'urgence, les parents d'élèves lancent une pétition pour accélérer le projet. Un concours d'architecture restreint est alors organisé et remporté par Georges Guyon, dont les plans initiaux seront même sélectionnés et honorés par la prestigieuse Société des Artistes Français en 1889. L'établissement, qui comprend à l'origine une école de garçons, une école de filles, une maternelle et des logements, ouvre ses portes après un chantier exemplaire. Malgré des dépenses imprévues pour les fondations, l'architecte s'adapte aux contraintes financières et réussit à livrer le bâtiment en dessous du budget initial, réalisant une économie de 4 000 francs. Parfaitement préservées, ses façades d'époque mêlent des soubassements en meulière, des piles en briques et des linteaux métalliques laissés apparents, le tout couronné au faîte par une horloge avec sonnerie intégrée. Le dimanche 30 octobre 1892, la cérémonie d'inauguration est présidée par Eugène Poubelle, alors préfet de la Seine et grand défenseur de l'hygiène publique. Admiratif de cette réalisation qui allie harmonieusement élégance, économie et salubrité, c'est lui qui baptise le groupe scolaire « École Valmy ». Cet hommage au centenaire de la première victoire révolutionnaire de 1792 finira par donner son nom à l'ensemble du quartier environnant.

2 Rue de Valmy 94220 Charenton-le-Pont
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Façade de l'ancienne entreprise Nicolas

À partir de 1861, le secteur de Bercy à Charenton s'impose comme un pôle majeur du commerce de gros, notamment sous l'impulsion de la Compagnie des Magasins Généraux.Spécialisé dans le négoce du bois, du charbon et des métaux, ce quartier de plus de 50 000 m² de celliers attire surtout de grandes maisons de vins et spiritueux, à l'image de la célèbre enseigne Byrrh ou des établissements Nicolas. Fondée à Paris en 1822, la Maison Nicolas installe ses premiers chais à Charenton en 1878, entre le quai de Bercy et la rue du Port-aux-Lions. En 1921, l'entreprise franchit une nouvelle étape en déplaçant son siège social sur un immense terrain de 51 000 m², situé le long de l'actuelle avenue Winston Churchill et de la rue de Valmy. Le site devient un centre majeur de la distribution de vin : il abrite des cuves monumentales et possède une capacité de stockage impressionnante de 11,4 millions de bouteilles. En 1932, Nicolas y fait même construire une salle des fêtes polyvalente moderne en béton armé, œuvre de l'architecte Urbain Cassan, témoignant de la puissance de l'entreprise. Le déclin du quartier s'amorce au cours du XXe siècle, marqué par les nouveaux modes de consommation, l'essor des grandes surfaces et l'inadaptation des lieux au transport par camions. En 1957, un terrible incendie ravage les Magasins Généraux, accélérant la fin de cette époque ouvrière. La Maison Nicolas quitte définitivement Charenton en 1988 lors de la vente de ses terrains. La démolition des anciens entrepôts laisse alors place à une vaste opération d'urbanisme donnant naissance au quartier moderne de Valmy-Liberté et au centre commercial dessiné par Renzo Piano, tout en conservant le souvenir de cette grande épopée viticole et industrielle sur ses façades.

10 Av. Winston Churchill 94220 Charenton-le-Pont
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Passerelle de Valmy et histoire de la ligne PLM de Charenton-le-Pont

L'inauguration, en 1849, de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille (PLM) transforme radicalement Charenton. En pleine ère industrielle, le passage des voies ferrées coupe littéralement la ville en deux.Pour installer les rails, il faut réaliser une immense tranchée à travers le territoire, ce qui représente à l'époque un chantier de travaux publics considérable. Cette révolution des transports fait s'envoler la démographie locale : entre 1848 et 1881, la population est multipliée par trois, passant de 3 500 à 11 000 habitants. La construction d'une passerelle devient indispensable pour permettre aux habitants de passer d’un côté à l’autre de la ville, d'autant que, pour accompagner ce développement économique, les emprises ferroviaires s'élargissent et la gare de marchandises de Bercy-Conflans ouvre en 1869. Spécialisée dans le stockage et le déchargement des expéditions, celle-ci est reliée directement aux quartier des Magasins Généraux par des rails qui sillonnent les rues du quartier. Des wagons-foudres y circulent alors pour approvisionner les chais en vin. Autour de 1900, le secteur compte ainsi trois gares (marchandises et voyageurs) connectées par la passerelle de Bercy. Construite pour franchir cette coupure historique, l'actuelle passerelle de Valmy se déploie sur une longueur de 300 mètres au-dessus de cet impressionnant faisceau ferroviaire. Cet aménagement piétonnier permet aujourd'hui encore de traverser efficacement les voies, tout en offrant une liaison directe et sécurisée entre les différentes zones de la commune.

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Façade des anciens établissements Byrrh

En 1916, l’entreprise Byrrh installe une succursale rue Necker, près du quai de Bercy à l'angle de la rue du Port-aux-Lions, dans un ensemble immobilier qui abrite depuis 1966 l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP).Ce complexe a été construit pour cette maison fondée en 1866 à Thuir dans les Pyrénées-Orientales par la famille Violet. Son produit phare était un vin aromatisé au quinquina consommé comme apéritif, venant alors concurrencer directement les marques Dubonnet et Saint-Raphaël. L'entreprise connut un développement important au début du XXe siècle jusqu'à compter 750 employés en 1910. L'aménagement de ce vaste site industriel s'est déroulé en plusieurs phases successives, débutant vers 1916 par l'acquisition de sept halles parallèles sur la cour Valentin afin de créer la succursale. Entre 1916 et 1922, l'architecte A. Laquerrière y édifie la façade sur la rue de l'Entrepôt ainsi que trois halles sur la rue de l'Arcade, créant ainsi un grand complexe commercial à triple vocation d'administration, de conditionnement et de stockage. La modernisation des installations se poursuit vers 1924 avec la restauration des chais, la construction d'une tour distinctive et l'ajout d'un bâtiment administratif double vers le nord-ouest. Au cours de son histoire, le site a également accueilli d'autres enseignes majeures de la distribution et des spiritueux telles que Dubonnet, Viniprix et Primistère, avant que Byrrh n'abandonne définitivement ces entrepôts en 1970. Aujourd'hui, l'ancien complexe demeure facilement identifiable dans le paysage urbain grâce à ses magnifiques façades décorées de frises de pampres qui courent le long de la toiture à la manière d’une treille.

30 rue Necker 94220 Charenton-le-Pont
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Portail de l'ancien Château de Conflans

L'origine la plus ancienne connue de ce domaine remonte à un hôtel possédé par Robert II, comte d'Artois, dont la fille Mahaut hérita en 1303 avant de transformer les terres en une demeure princière au XIVe siècle.Par la suite, le château appartint à de puissants propriétaires successifs, parmi lesquels les ducs de Bourgogne. Au XVIe siècle, la famille de Villeroy en fit l'une des plus belles demeures de France ; le ministre d'Henri IV y reçut fréquemment le roi, ainsi que le poète Ronsard qui dédia une de ses épîtres à ce lieu. Passé ensuite entre les mains de Nicolas Le Jay, le château accueillit le cardinal de Richelieu, qui y signa en 1635 les actes instituant l'Académie française. La marquise de Seneçay, gouvernante du jeune Louis XIV, y réalisa ensuite d'importants travaux, avant que le domaine ne devienne la propriété du duc de Richelieu, neveu du cardinal, qui y fit jouer par Molière et sa troupe La Critique de l'école des femmes en 1663. Enfin, de 1673 jusqu'à la Révolution française, date à laquelle il fut saisi comme bien national, il devint la résidence de campagne des archevêques de Paris. Tout comme le château de Meudon situé à l'ouest de Paris, le domaine de Conflans possédait une grande terrasse monumentale et offrait des vues magnifiques : au nord sur la capitale, à l'ouest sur la Seine et au sud sur la confluence entre la Seine et la Marne. Ses jardins, conçus par André Le Nôtre, descendaient vers le fleuve par une succession de trois terrasses. Vendu en trois lots lors de la Révolution française, le château a finalement été démoli en trois phases au cours du XXe siècle. De nos jours, de rares vestiges subsistent de cet ensemble aujourd'hui disparu. On y trouve notamment un portail en fer forgé soutenu par deux piliers en calcaire surmontés de pots-à-feu, une œuvre datée de 1777 et signée par l'architecte Pierre Desmaisons. De plus, un escalier à double volée et une fontaine nichée au cœur d'une rocaille, qui reliaient autrefois les deux terrasses inférieures du château, subsistent au sein de l'une des trois cours de l'ensemble immobilier Bobillot-Sellier. Le portail, la terrasse, l'escalier et la fontaine ont fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques le 25 juin 1976.

2 Rue du Séminaire de Conflans 94220 Charenton-le-Pont
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Chapelle de Conflans

Situé au confluent de la Seine et de la Marne, qui lui a donné son nom, Conflans formait un site stratégique doté d’un château dès le Moyen Âge.Une église y est mentionnée dès le XIe siècle et sert de lieu de culte local jusqu’à l’achèvement de l'actuelle église Saint-Pierre en 1859. C'est sur ce site se dressait l'ancien couvent édifié en 1657 par les Bénédictines de Lagny, dont il ne reste aujourd'hui qu'un unique bâtiment du XVIIe siècle, reconnaissable à sa façade classique surmontée d’un fronton triangulaire. Entre 1842 et 1844, l'ensemble est reconstruit et agrandi par les Dames du Sacré-Cœur, sous la direction de Madeleine-Sophie Barat, canonisée en 1925, pour y installer un noviciat et une maison d'éducation de jeunes filles. C'est dans le cadre de ce vaste chantier qu'est mise en œuvre la construction de la chapelle actuelle, commencée en 1843 et achevée en 1867. Après le départ des religieuses en 1909, le petit séminaire s’installe dans le complexe en 1911, avant d'en partir en 1970. Si les bâtiments adjacents ont trouvé de nouvelles fonctions depuis lors — accueillant le lycée Notre-Dame-des-Missions et la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine —, la chapelle a quant à elle traversé les époques en conservant sa vocation première. Au tournant des années 2000, l'édifice subit les affres du temps et les dégâts de la tempête de 1999. Grâce à la mobilisation des paroissiens, de la municipalité et des Chantiers du Cardinal, une restauration d'envergure est menée entre 2002 et 2004. Les façades sont ravalées, permettant au chevet en pierre de taille de retrouver son lustre, tandis que l'intérieur bénéficie d'une rénovation totale (peintures des voûtes, fresques et autels). Toujours affectée au culte aujourd'hui et rattachée à la paroisse Saint-Pierre, cette chapelle se distingue par son architecture qui contraste avec la rigueur des bâtiments voisins. En observant son chevet depuis l'extérieur, on découvre une élévation de style gothique qui laisse apparaître des contreforts massifs et de grandes baies vitrées, typiques de l'architecture religieuse du XIXe siècle.

7 Rue de l'Archevêché 94220 Charenton-le-Pont
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Église Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre témoigne du déplacement du centre-ville au XIXe siècle. À l’origine, la paroisse était attestée dès le XIe siècle à Conflans, occupant un édifice du XIIIe agrandi au XVe et doté d’un clocher au XVIe siècle.Cependant, son état récurrent de dégradation et le déplacement de la population vers le bourg du pont poussent la municipalité à chercher une nouvelle solution. Après l'abandon en 1830 d'un projet trop coûteux dans l'ancien couvent des Carmes, la mairie achète en 1856 un terrain, autrefois partie de l’ancien clos des arquebusiers, aux époux Moreau, dont la maison devient le presbytère. L’ancienne église est finalement rachetée par les Dames du Sacré-Cœur en 1859 et démolie, mais sa cloche « Nicole-Catherine », datée de 1638 et sonnant le do-dièse, est sauvée et transportée dans le nouvel édifice. La construction de la nouvelle église se déroule entre 1857 et 1859 sous la direction de l’architecte départemental Claude Naissant. Témoignant de la vogue de la redécouverte du Moyen-Âge caractéristique de l’époque, Naissant propose deux projets : un roman et un gothique. Le conseil municipal préfère le projet roman, peut-être parce qu'il est moins coûteux, tout en spécifiant que le clocher soit placé sur le côté pour rappeler l’ancienne église. Plus tard, en 1891, le monument reçoit l'installation d'un orgue Cavaillé-Coll. Enfin, l'édifice s'inscrit dans l'histoire des tensions anti-cléricales du début des années 1880, au moment de la « République des républicains ». En 1881, la croix est retirée du centre du cimetière, et en 1882, la devise républicaine est gravée directement sur la façade de l’église. Ces tensions se durcissent en 1883 lorsque le curé est accusé de racoler les enfants à la sortie de l’école publique : un commissaire de police est alors mandaté pour le surveiller et les processions se voient interdire de sortir de l’église.

Place de l'Église 94220 Charenton-le-Pont
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Hôtel de ville de Charenton-le-Pont

L'Hôtel de Ville de Charenton intègre le plus ancien édifice de la ville : le pavillon Antoine de Navarre. Seul témoin local du début du XVIIe siècle, ce bâtiment a traversé l'histoire avant de devenir le cœur de la vie municipale.C'est Nicolas de Verdun, président du Parlement de Paris, qui fait entièrement reconstruire cette demeure entre 1612 et 1627. Le pavillon principal, qui s'inspire directement de la Place des Vosges à Paris, s'épanouit alors au milieu d'un immense parc de neuf hectares. Au fil du temps, le domaine passe entre les mains de propriétaires proches du pouvoir royal, comme le chancelier Séguier ou la duchesse d’Orléans. Au XIXe siècle, il prend le nom populaire de « Pavillon Gabrielle » en référence à une tradition locale, malheureusement infondée, voulant qu'Henri IV et sa célèbre maîtresse Gabrielle d'Estrée s'y soit retrouvés. Le destin du site bascule entre 1826 et 1828. Le grand parc est démantelé et divisé en quarante-huit lots pour y construire des villas, donnant ainsi naissance au quartier du Centre. Privé de ses jardins, le pavillon historique est finalement racheté par la commune en juillet 1838, avec l'autorisation du roi Louis-Philippe, pour y installer la mairie. Reconnu pour sa valeur patrimoniale, le pavillon est classé monument historique en 1862 sous le nom d'« Antoine de Navarre », le père d'Henri IV. Devenu trop étroit pour la population grandissante, l'Hôtel de Ville est agrandi entre 1887 et 1888 par l'architecte L. Gravereaux. Ce nouvel ensemble, qui marie harmonieusement les architectures du XVIIe et du XIXe siècle, est inauguré le 18 novembre 1888.

48 rue de Paris 94220 Charenton-le-Pont
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Ancien hôtel du Plessis-Bellière

À l'emplacement actuel de la place de Valois, s'élevait autrefois une demeure remarquable qui s'étendait de la Grande-Rue jusqu'à la Marne.Vers le milieu du XVIIe siècle, la Marquise du Plessis-Bellière fait l'acquisition de quatre maisons de marchands ayant pour enseignes le Pressoir, le Mouton, le Cheval Blanc et les Planches. L'une d'elles, l'auberge du Mouton, possédait une enseigne parlante figurant l'animal ; si l'auberge a aujourd'hui disparu, cette enseigne a été conservée, remontée sur la façade d'un immeuble au 37 rue de Paris, puis après la destruction de celui-ci finalement déposé dans le square Jules-Noël, en face de l'hôtel de ville. C'est sur ce terrain que la marquise fait bâtir, vers 1640, un hôtel particulier ouvrant sur la vallée de la Marne. Femme d'influence liée au surintendant Fouquet, elle y anime des salons littéraires très cotés où se pressent les plus grands artistes et gens de lettres de son époque. Pour sublimer sa demeure, elle fait appel au célèbre peintre Charles Le Brun, qui participe activement à la décoration des appartements et de l'oratoire. La demeure est ensuite transmise au fils de la marquise, qui choisit de la vendre. En 1722, la nouvelle propriétaire, Madame Chamillart, y apporte des modifications notables, notamment sur la façade sud qu'elle dote d'une terrasse offrant une vue dégagée sur la Marne. Après avoir traversé les époques, l'hôtel est saisi sous la Terreur pendant la Révolution française, puis vendu. Témoin majeur de l'histoire locale, l'hôtel est entièrement démoli en 1937 afin de permettre le prolongement de la ligne 8 du métro.

place de Valois 94220 Charenton-le-Pont
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Plaque commémorant l'emplacement du temple de Charenton

Une plaque marque à Saint-Maurice l’emplacement du temple de Charenton, édifié à la suite de la proclamation de l’Edit de Nantes de 1598 et construit à partir de 1607.L’Edit de Nantes autorisait la liberté de culte, mais interdisait de la construction de temples à moins de cinq lieues du siège d’un évêché (un peu plus de 15 km). Les premiers sanctuaires des protestants parisiens furent donc construits d’abord à Grigny, puis à Ablon. Mais la distance entraina des plaintes importantes de la part de la communauté réformée, conduisant Henri IV à autoriser la construction d’un temple sur le territoire de l’actuelle commune de Saint-Maurice, alors paroisse de Charenton-Saint-Maurice. Un premier bâtiment fut construit par l’architecte Jacques Androuet du Cerceau, mais celui-ci fut saccagé dès 1615, puis incendié en 1621. Louis XIII autorisa la reconstruction du temple. Les travaux furent conduits par Salomon de Brosse, architecte du palais du Luxembourg à Paris. Achevé en 1624, il s’agissait d’un bâtiment particulièrement important, permettant d’accueillir jusqu’à 4.000 fidèles. Le temple de Charenton fut finalement détruit en 1685, en 5 jours, à la suite de la révocation de l’Edit de Nantes. En 1700 le terrain fut vendu aux religieuses bénédictines du Val d’Osne qui y établirent leur couvent. Disparu à la Révolution, celui-ci laissa son nom à la rue qui mène aujourd’hui du quartier du Plateau à la Marne. Un nouveau temple fut construit, deux cent ans plus tard en 1890, sur la commune de Charenton-le-Pont.

Coin de la rue du Val d'Osne et de la rue du Général-Leclerc 94410 Saint-Maurice
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Église Sainte-Agnès

L'église Sainte-Agnès est un édifice marquant tant par son histoire que par son architecture. Construite durant la première moitié du XXe siècle, elle témoigne d'un style néo-gothique empreint de sobriété et de charme.Edifiée entre 1932 et 1933 dans le cadre des Chantiers du Cardinal, l’église Sainte-Agnès est l’une des réalisations cultuelles les plus audacieuses et novatrices de son époque. Adossée à l'usine Suze et édifiée sur un terrain offert par le patron de cette entreprise, Fernand Moureaux. la construction de l'église fut confiée aux architectes Marc Brillaud de Laujardière et Raymond Puthomme. Construite en ciment armé, dans un style à la fois sobre et audacieux, l’église s’élève autour d’un clocher hexagonal de 53 mètres, dont l’élancement marque fortement le paysage urbain. La statue de Sainte-Agnès, mesurant 4 mètres, est l’œuvre de Gabriel Rispal. Quant au portail d’entrée, en chêne sculpté et cuivre repoussé, il fut réalisé par Richard-Georges Desvallières. À l’intérieur, chaque élément témoigne du soin apporté aux arts sacrés. Les vitraux furent confiés à Max Ingrand, grand maître verrier du XXe siècle, tandis que les fresques intérieures sont signées de son épouse, Paule Max-Ingrand. L’église fut classée Monument Historique en 1984, consacrant son statut d’édifice emblématique de l’architecture religieuse de l’entre-deux-guerres.

Rue Nordling, 94700 Maisons-Alfort 94700 Maisons-Alfort
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Informations complémentaires

Mis à jour par

Etablissement Public territorial Paris Est Marne et Bois - 21/07/2026
www.tourisme-vincennes-marnebois.fr
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Période d'ouverture

Toute l'année tous les jours.

Contact

Téléphone : 01 85 44 01 78

Email : tourisme@pemb.fr

Site web : https://www.tourisme-vincennes-marnebois.fr

Nature du terrain

Revêtement dur (goudron, ciment, plancher)

Auteur de la donnée

28 avenue de Paris 94300 Vincennes France

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