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Parcours : la boucle de la Marne à vélo de Charenton-le-Pont à Joinville-le-Pont

Parcours : la boucle de la Marne à vélo de Charenton-le-Pont à Joinville-le-Pont_Charenton-le-Pont
Parcours : la boucle de la Marne à vélo de Charenton-le-Pont à Joinville-le-Pont_Charenton-le-Pont
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Parcours : la boucle de la Marne à vélo de Charenton-le-Pont à Joinville-le-Pont_Charenton-le-Pont
Crédit : Thierry Guillaume

Description

Découvrez les bords de Marne à vélo, une immersion entre îles sauvages et patrimoine historique. Des reflets de la rivière aux anciennes baignades, laissez-vous porter par cette balade paisible qui révèle une facette insoupçonnée du Grand Paris.

Ce parcours vous invite à une découverte entre ville et nature, vous présentant l’historique et l’évolution des paysages de la Marne. Au fil de votre progression, vous découvrirez l’héritage de la Belle Époque à travers ses anciennes baignades et ses villas d'architectures variées qui bordent les quais.

Depuis Charenton, l'accès au bord de l'eau s'effectue en empruntant la rampe de descente située au milieu du pont de Charenton, le long de la rampe d'accès à l'autoroute A4. Cette rampe permet de déboucher directement sur le chemin de halage. Prenez alors à gauche : vous rejoignez une voie verte sécurisée, marquant le véritable coup d'envoi de votre itinéraire le long de la Marne.

L’itinéraire longe les berges entre les îles habitées et les réserves naturelles départementales, véritables refuges de biodiversité en milieu urbain où l’on peut observer une faune et une flore rares. Des passerelles historiques aux barrages qui rythment le cours de l'eau, chaque étape révèle l'esprit des dimanches au bord de l'eau, entre souvenirs de canotage et culture des guinguettes.

Informations techniques

Vélo route
Difficulté
Non renseignée
Dist.
18 km
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Profil altimétrique

Point de départ

Pont de Charenton , 94220   Charenton-le-Pont
Lat : 48.817253Lng : 2.420086

Points d'intérêt

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Île de Charentonneau

Petit coin de nature entouré par la Marne, l’île de Charentonneau offre un cadre idéal pour une promenade, un pique-nique ou un moment d’évasion face à une vue imprenable.Jusqu'au XXe siècle les bords de Marne étaient parsemés d'îles. Les aménagements de la rivière les ont fait disparaître progressivement, notamment dans le but de favoriser la navigation fluviale. L'île de Charentonneau est la dernière qui soit encore visible à Maisons-Alfort. Autrefois utilisée pour l’agriculture, l’île est devenue, à la Belle Époque, un lieu de détente très apprécié. Les Parisiens venaient s’y reposer, profiter de la nature et de l’air frais. Au début des années 1890, le peintre Paul Cézanne y trouva à plusieurs reprises l’inspiration. Le site faisait partie du vaste domaine de Charentonneau, une propriété seigneuriale de 250 hectares qui s’étendait jusqu’à Créteil. Son château, reconstruit à la fin du XVIIe siècle, a subsisté jusqu'en 1959. Le film Archimède le clochard (1959) témoigne de ses derniers instants, montrant la demeure et son orangerie juste avant leur démolition au profit de grands ensembles immobiliers. Du domaine historique, il ne reste aujourd'hui que quelques arcades de l’orangerie. Le quartier pavillonnaire actuel n'a vu le jour qu'à partir de 1897, après le démantèlement des terres agricoles des époux Grimoult. Mentionné dès 1281, le moulin de Charentonneau était relié au château par une galerie surplombant le quai, servant de magasin à grains. Le bâtiment reposait sur six piles et trois arcades enjambant le petit bras de la Marne, où tournait une roue à aubes. Le nom de "Moulin Brûlé" apparaît après l'incendie de septembre 1883 qui ravagea la minoterie, ne laissant debout que les piles, les communs et une partie de la galerie. C’est ce paysage marqué par les ruines et le pont métallique (remplaçant l'ancienne passerelle de bois détruite en 1870) que Paul Cézanne immortalisa lors de ses visites dans les années 1890. À cette époque, le peintre profitait encore de bords de Marne sauvages, occupés seulement par quelques fermes. Sous le porche carré du moulin, le chemin de halage contournait la propriété. Selon les récits de l'époque, il se poursuivait après le domaine sous une avenue de noyers et de peupliers, longeant la rivière jusqu'à Créteil. Aujourd’hui, elle abrite le parc du Moulin Brûlé, offrant un espace de nature préservé face à la rivière.

47 avenue Foch 94700 Maisons-Alfort
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Ancienne baignade de Saint-Maurice

La baignade municipale de Saint-Maurice, située sur la rive droite à proximité de la Grande Île de l'Hospice et face à Charentonneau, est un lieu d'activité de loisirs attesté depuis la fin du XIXe siècle.Dès 1898, M. Baillet, maître des bains, est autorisé à acquérir une parcelle de terrain pour agrandir l'établissement. En 1922, la baignade devient officiellement municipale lorsque la commune installe l'école municipale de natation sur un terrain appartenant à M. Jaffrin-Baillet, avant que la ville ne rachète définitivement la propriété en 1939. L'installation était aménagée sur le quai, entre une digue et la rivière, et présentait une structure complète comprenant des cabines, un solarium avec bancs, un vestiaire collectif pour les enfants, des sanitaires et le logement du gardien. Pour la pratique de la natation, les débutants disposaient d'un bassin flottant à ossature bois ceinturé par un ponton, tandis que les nageurs plus expérimentés pouvaient se baigner directement en Marne dans une bande d'environ 15 mètres par rapport à la berge. L’ensemble était complété par une terrasse couverte dominant la rivière, tandis qu'un chemin séparait le bassin du reste de la baignade. On peut encore apercevoir aujourd'hui les anciens gradins sur le site. En amont de la passerelle de Charentonneau, l'animation fluviale se prolongeait avec le Cercle des Nageurs de la Marne, ainsi que le Banc de sable, situé face à la Société de Sauvetage de Maisons-Alfort.

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Île des Corbeaux

L’Île des Corbeaux, située dans une boucle tranquille de la Marne face à la rive droite, est un lieu aussi mystérieux que fascinant, marqué par un épisode aussi singulier qu’inquiétant. Elle tire son nom d’une étrange guerre entre corbeaux en 1303.Inhabitée au XIXe siècle, l’île est recouverte d’une végétation luxuriante et sauvage, dominée par de grands arbres formant une muraille verte au bord de l’eau. Ce paysage brut, intact, contraste fortement avec les rangées ordonnées de platanes qui bordent le canal voisin. Le petit bras de la Marne qui enserre l’île alimente un ancien moulin, mentionné dès 1396, probablement reconstruit au XVIIe siècle, puis agrandi au début du XIXe pour le raccorder à l’île des Corbeaux elle-même. C’est précisément cette nature préservée, ce silence, cet isolement propice à la concentration, qui attirèrent Paul Cézanne à la fin du XIXe siècle. L’artiste choisit cet endroit éloigné de l’urbanité pour y peindre, fasciné par le jeu de la lumière sur l’eau et les feuillages. Le tableau "Eaux et feuillages" (1892–1893) témoigne de cette immersion : Cézanne y aurait représenté l’entrée ou la sortie du petit bras qui entoure l’île. Malgré les crues régulières, l'île a continué d'attirer l'attention au XXe siècle. L'acteur Jean-Paul Belmondo y a d’ailleurs vécu, notamment aux côtés de l'actrice Ursula Andress. L’Île des Corbeaux incarne ainsi un patrimoine à la fois naturel, historique et artistique.

Île des Corbeaux 94410 Saint-Maurice
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Canal de Saint-Maur (coté Saint-Maurice)

Voulu par Napoléon Ier, entrepris en 1809 et ouvert à la navigation en 1821, le canal de Saint-Maur fut l'un des premiers ouvrages d'art majeur construit au XIXe siècle afin de faciliter la navigation sur la Marne.Long de 1 072 m, dont plus de la moitié en tunnel, il permet d'éviter la boucle de Saint-Maur, raccourcissant les trajets d'environ 13 km dans une zone réputée dangereuse pour la navigation. Le chantier reçoit même une visite impériale en 1811, lorsque Napoléon Ier vient en personne inspecter les travaux souterrains au cours d'une partie de chasse. L'ouvrage attise rapidement les rivalités locales et politiques à travers ses changements de nom. Inauguré sous la Restauration, il est d'abord baptisé en 1826 "Canal Marie-Thérèse" en hommage à la duchesse d’Angoulême, fille rescapée de Louis XVI et Marie-Antoinette. Cependant, les bouleversements politiques rebattent les cartes : en 1841, le maire de Joinville tente sans succès de se réapproprier l'ouvrage en demandant qu'il devienne le "Canal de Joinville". Deux ans plus tard, en 1843, sous un nouveau régime, le conseil municipal de Saint-Maurice tente à son tour sa chance en proposant le nom de "Canal Montpensier", un hommage au fils du roi Louis-Philippe. Cette énième tentative provoque la protestation de la commune de Saint-Maur, qui obtient finalement gain de cause auprès du Préfet pour conserver l'appellation d'origine issue du décret impérial de Napoléon. Au-delà de ces rivalités politiques, l'impact économique du canal est décisif. Pour maintenir le niveau de l'eau, un barrage est achevé en 1826. La chute d'eau ainsi créée, initialement destinée à actionner des moulins pour approvisionner Paris en grains, est vendue sous la Monarchie de Juillet pour y implanter des usines, favorisant la naissance d'une véritable zone industrielle sur cette portion de rive. Cette modernisation transforme aussi les loisirs. En détournant le trafic commercial dans le tunnel, le canal rend la boucle de la Marne particulièrement calme, offrant un bassin tranquille qui favorise l'essor du canotage dans la seconde moitié du XIXe siècle. Au début des années 1930, l'écluse d'origine est remplacée par une nouvelle installation en oblique ; son ancien emplacement abrite désormais la darse des sapeurs-pompiers, tandis que le canal reste parfaitement fonctionnel, emprunté en moyenne par 18 bateaux par jour.

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Île Mâchefer et Île Jambon

L’île Mâchefer tire son nom des nombreux accidents qu’elle causait autrefois aux bateaux navigant sur la Marne alors dangereuse. Au début du XXe siècle, ses premiers habitants tentent de redorer son image en la rebaptisant île Fleurie.Le propriétaire, Félix Mathieu, tente de vendre l'île dès 1859, mais n'y parvient qu'en 1880. À cette date, lors de la construction d'un nouveau pont (aujourd'hui disparu), l'île est divisée en 18 lots vendus aux enchères. À ses débuts, elle sert de refuge à des marginaux, dont certains marquent la chronique, comme dans une affaire des faux-billets. Un petit bras de la Marne isolait autrefois l’île du quai Joséphine. Très fréquenté le dimanche pour le canotage, ce bras d'eau laissait parfois apparaître une langue de terre lors des basses eaux estivales ; les promeneurs et les peintres pouvaient alors y marcher à pied sec. Témoin de cette époque, la maison située juste à droite au n° 41 est sans doute la plus ancienne du quartier. Le destin de ce bras d'eau bascule cependant avec l'installation d'un lavoir industriel de 20 mètres de long et de bains chauds. Bien que l'activité ait cessé, les bâtiments du lavoir subsistent encore un peu plus loin. Pendant 75 ans, cette industrie a prospéré malgré les plaintes constantes des riverains concernant la pollution des eaux et les odeurs sulfureuses. Face à l'impossibilité de trouver une solution sanitaire, la Commission d'hygiène finit par imposer le comblement du petit bras, qui sera réalisé entre 1939 et 1945. L’île Jambon, autrefois appelée île Sainte-Hélène, était légèrement en amont de l’île Mâchefer. Elle était séparée de Saint-Maur par un petit bras de la Marne s'ouvrant face au Bras du Chapitre. Son nom actuel provient de la renommée de Théodore Jambon, un restaurateur installé vers 1840 dont la réputation s’étendait jusqu’à Paris. L'île était alors un lieu de fête bruyant et joyeux, fréquenté par les canotiers attirés par la cuisine succulente et les bons vins. Une anecdote locale raconte d'ailleurs que le fils Jambon y découvrit un trésor de 240 pièces d'or, qu'il remit honnêtement à la police, alimentant ainsi les conversations des laveuses de Port-Créteil. En 1897, le projet de construction du barrage de Créteil entraîne le rattachement de l'île à la terre, poussant les restaurateurs à se déplacer vers la placette de Port-Créteil. À la fin du siècle, Port-Créteil comptait jusqu'à quinze établissements, attirant des cortèges si nombreux qu'ils s'étendaient jusqu'à la gare.

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Port de Bonneuil-sur-Marne (cirkwi)

Le Port de Bonneuil est un site dont l'importance stratégique a façonné le paysage industriel de la boucle de la Marne. Créé en 1916, en pleine Première Guerre mondiale, ce port militaire devait initialement répondre à une double urgence.Il doit alors pallier les difficultés d'approvisionnement en charbon de la région parisienne tout en offrant à l'armée une plateforme logistique pour transférer les matériaux du front entre la voie d'eau et le rail. Le choix de Bonneuil s'impose alors pour sa position idéale à l'intérieur de la ceinture des forts défendant Paris, sa proximité avec la gare de Sucy-Bonneuil et ses vastes terrains peu urbanisés. La construction de ce port militaire, engagée en juin 1916, constitue un chantier colossal de quarante-quatre hectares. Les travaux de raccordement ferroviaire et l'aménagement des premiers quais en béton sont réalisés dans un temps record par le 5ème Régiment du Génie, aidé par une main-d'œuvre cosmopolite comprenant des tirailleurs annamites, des ouvriers grecs, des travailleurs kabyles et des prisonniers autrichiens. Opérationnel dès octobre 1916, le port devient une ruche bourdonnante où les installations fonctionnent jour et nuit. En août 1920, suite à la fin de la guerre, le ministère de la Guerre confirme qu'il ne souhaite pas conserver l'ouvrage et propose à la commune de Bonneuil de s'en porter acquéreur. Face à l'ampleur du site, le maire Hyppolyte Bernard décline l'offre, expliquant que sa petite commune de mille habitants ne dispose pas des moyens nécessaires pour gérer une telle infrastructure. Le port est donc officiellement remis à la vie civile sous le contrôle de l’Office National de la Navigation. Ce qui n'était qu'un aménagement de guerre est depuis devenu le deuxième port fluvial d'Île-de-France, transformant ce coin de Marne en un pôle économique majeur pour la région.

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Ancienne baignade du Beach à la Varenne

Situé sur la rive droite, à l'emplacement de l'actuel parc Trianon-Beach près du pont de Chennevières, ce site fut l'un des cœurs battants des loisirs lavarennois.Sous l'impulsion de la famille Sadoux, célèbres constructeurs de bateaux, le quai s'anime dès les années 1920 avec de grandes fêtes fleuries. C'est également ici que la SNTM (Société Nautique du Tour de Marne) a fini par poser ses rames, devenant l’un des clubs d'aviron les plus titrés de France, s'illustrant notamment aux JO de 1936. L'établissement de baignade proprement dit, créé par Messieurs Sadoux et Lépine (société « Beach Sports Nautiques »), a accueilli une importante clientèle entre 1933 et les années 1960. Véritable modèle du genre, il s'organisait initialement autour d’un bassin flottant de 40 mètres, entouré d'un quai solarium et de gradins descendant dans l’eau. Dominant l’ensemble, la terrasse du restaurant Grosnier, avec ses pergolas et ses balcons en bois ouvragés, surplombaient de la Marne. A la suite de l'interdiction de la baignade dans la Marne, une piscine d'eau de ville fut installée de l'autre côté de la rue, dans un parc ombragé, recréant l'atmosphère typique des bords de Marne avec son plongeoir, sa buvette et sa plage de sable fin. Avant de devenir ce complexe moderne, le quai avait abrité la pittoresque auberge du Père la Ruine (clin d'œil à l'œuvre d'Alexandre Dumas), remplacée par la suite par le Chalet Bellevue.

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L'Île d'Amour, hommage à Charles Trénet

Située à Saint-Maur-des-Fossés, au niveau du 73 quai Winston Churchill, cette sculpture en bronze intitulée "Île d'Amour" rend hommage à Charles Trenet, l'un des plus illustres ambassadeurs de la chanson française.Inaugurée en 2012, l'œuvre est signée par la sculptrice Yvonne Clergerie. Elle représente un couple dénudé sur un socle où sont gravées les paroles de la chanson Revoir Paris. Au pied de la structure, un détail discret mais symbolique rappelle l'artiste : son célèbre chapeau. C’est son ami Jean Cocteau qui lui fit découvrir La Varenne lors d’une promenade dominicale. Charles Trenet eut un véritable coup de cœur pour ce quartier et y acheta deux maisons au style avant-gardiste situées juste en face de la charmante Île d’Amour : l’une pour lui-même, et l’autre pour sa mère. Pendant cinquante ans, les bords de Marne furent son refuge loin de la scène : « J'aime la Marne, elle me repose de la scène… », confiait-il. Les habitants s'habituent alors à voir le chanteur bichonner sa Rolls-Royce ou plaisanter dans le quartier, allant jusqu'à rebaptiser la rue commerçante Saint-Hilaire en « Saint-Hilare ». Son attachement à ce paysage imprègne son œuvre. Dans Revoir Paris, il immortalise « la petite gare » et « le sémaphore qui appelle les braves gens de la Varenne et de Nogent ». La Marne a également été le théâtre d'un épisode sombre de sa vie : en 1944, rentrant de Paris à bicyclette, il échappe de justesse à la Gestapo venue l'arrêter. Blessé par balle à la jambe lors de sa fuite, il passe six mois de convalescence à La Varenne. C'est durant ce repos forcé qu'il travailla sur certains de ses plus grands chefs-d'œuvre, tels que Douce France et La Mer.

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Îles de la Varenne

Le nom « Conches », désignant la courbe de la Marne et du coteau, qualifiait cet archipel. Classées au titre des sites depuis 1923, ces îles forment une réserve naturelle protégée où il est interdit de débarquer afin de préserver la flore et la faune.C’est un refuge pour les canards colverts, cygnes, oies bernaches, hérons, et même le rare martin-pêcheur. L’Ile d’Amour, qui porte ce nom depuis 1860, est l'île la plus emblématique du paysage. Elle abrita une guinguette célèbre où les chansonniers venaient boire un « bichof » servi par la renommée Adeline. Ce lieu chargé d'histoire a servi de refuge aux Communards et a inspiré de grands noms comme Jean Cocteau, Charles Trenet ou Patrick Modiano. C’est aussi ici qu'a été tourné le film La Belle Équipe avec Jean Gabin en 1936. Habitée jusqu'en 1969, ses ruines sont aujourd'hui envahies par la végétation, lui donnant l'aspect d'un temple mystérieux. En poursuivant le regard, on découvre l’île des Vignerons, chargée d’histoire médiévale avec ses anciens moulins appartenant à l’abbaye de Saint-Maur, ainsi que l’île des Cormorans qui cache encore les vestiges d’un vieux chalet en bois. Enfin, l’île Casenave, la plus étendue du groupe. Anciennement nommée île de Chennevières, elle fut rachetée par la ville en 1934 à un ancien ministre. Longtemps lieu de rendez-vous privilégié de la jeunesse face au « Beach », elle porte encore les cicatrices de l’histoire et des tempêtes, mais reste un pilier incontournable de ce paysage insulaire.

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Quai Winston Churchill et ses villas des bords de la Marne

Ancien chemin de halage devenu quai de la Marne (1860) puis quai de La Varenne (1874), ce n’est qu’en 1965 qu’il reçoit le nom du célèbre Premier ministre britannique.Si les berges étaient autrefois louées aux riverains pour amarrer leurs barques, le quai est aujourd'hui célèbre pour ses villas à l’exceptionnelle qualité architecturale. Tout au long du quai, la diversité des styles architecturaux témoigne d'une recherche de dépaysement : les villas néo-normandes aux pans de bois côtoient des demeures régionalistes rappelant l'architecture balnéaire. Ces constructions, avec leurs tourelles et leurs balcons travaillés, visaient à recréer l'atmosphère des vacances en bord de mer, offrant aux propriétaires un véritable ailleurs aux portes de Paris. L'ancien hangar à bateaux du Cercle des Sports de la Marne, fondé en 1903 et installé au numéro 125, ce club témoigne du développement des loisirs sportifs sur les bords de Marne au début du XXe siècle. Le quai a toujours attiré les grands esprits. Au numéro 91, on retrouve la maison de Charles Trenet, installée face à l'île d'Amour sur les conseils de Cocteau. La peinture y a aussi ses racines : Pissarro a habité la rue du Capitaine Charton dans les années 1860, imité plus tard par Victor Lecomte. La promenade est ponctuée de détails insolites qui rappellent la vie d'autrefois sur la rivière. À l'époque, des passeurs assuraient la traversée de la Marne pour permettre de rejoindre les différents quais. On en retrouve la trace au numéro 135 avec le « banc du passeur » : orné d'une ancre et de céramiques, il fut construit par un retraité de la Marine et disposait d'une cloche que la maîtresse de maison utilisait pour appeler à table ses petits-enfants partis canoter. Enfin, au numéro 85, s'élève le Château des Îles, une villa de maître léguée à la ville en 1925 qui a traversé le siècle en devenant tour à tour une pension de famille, puis un restaurant chic avec dancing.

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Pont de Joinville

L’existence de l’actuelle commune de Joinville-le-Pont est intimement liée à celle d’un pont franchissant la Marne.Voulu par l’évêque de Paris, le premier pont fut construit par les religieux de l’abbaye de Saint-Maur afin d’éviter les naufrages lors du dangereux franchissement de la Marne. Attesté pour la première fois vers 1205, il fut jusqu’au début du XIXe siècle le seul pont permettant la traversée de la rivière entre ceux de Charenton et de Lagny. Ce pont, très fréquenté, entraîna la création d’un hameau de pêcheurs, mariniers, maraichers et vignerons sur la rive droite de la Marne, qui finit par être connu sous le nom de « Branche du Pont de Saint-Maur ». Le village longtemps rattaché à la paroisse Saint-Maur devint une commune à part entière en 1790. Celle-ci prit en 1831 le nom de Joinville, en l’honneur de François d’Orléans, prince de Joinville, troisième fils du roi Louis-Philippe, en y accolant « le-pont » afin de se distinguer de la commune de Haute-Marne du même nom. Le pont fut détruit et reconstruit à plusieurs reprises au fil des siècles. À partir de 1835, il permettait de traverser la rivière grâce à dix arches en pierre. Ce pont de pierre survécut au XIXe siècle et accompagna le développement des loisirs nautiques au cours de la Belle Epoque, avant d’être démoli à partir de 1937 pour les besoins de la circulation routière. L’ouvrage actuel fut achevé en 1943.

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Informations complémentaires

Environnements

Rivière ou fleuve à moins de 300 m
Au bord de l'eau

Mis à jour par

Etablissement Public territorial Paris Est Marne et Bois - 23/07/2026
www.tourisme-vincennes-marnebois.fr
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Période d'ouverture

Toute l'année tous les jours.

Contact

Téléphone : 01 85 44 01 78

Email : tourisme@pemb.fr

Nature du terrain

Revêtement dur (goudron, ciment, plancher)

Auteur de la donnée

28 avenue de Paris 94300 Vincennes France

Notes et avis

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