Alerte

Alertes

À voir autour
Voir plus
Ouvrir
Fermer
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter

Oups... Il semblerait que Cirkwi n'ait pas l'autorisation d'utiliser votre position.

Présentation
Description
Carte
Points d'intérêt
Notes et avis
À voir autour

Marche - 8 km - Fête de Wallonie - Amay

Collégiale Saint-Georges et Sainte-Ode

Description

À l’occasion des Fêtes de Wallonie, cette balade de 8 km vous invite à explorer les richesses patrimoniales et naturelles d’Amay.

En plus des sites emblématiques du centre historique – la Collégiale, les maisons canoniales, la ruelle Saint-Pompée, l’église Sainte-Catherine, le château de Stockhem ou encore les Maisons des Fleurs – le parcours vous emmènera vers d’autres lieux remarquables.

Vous découvrirez les anciennes alunières, témoins du passé industriel de la région, le remarquable ensemble formé par l’école et l’abbaye de Flône, les aulnes bordant les chemins de halage de la Meuse ainsi que les bâtiments de l’administration communale d’Amay.

Une promenade variée alliant histoire, patrimoine, nature et paysages mosans, idéale pour apprécier toute la diversité du territoire amaytois.

Informations techniques

Marche
Difficulté
Non renseignée
Durée
1h40mn (1j)
Dist.
7.9 km
Afficher plus d'informations

Profil altimétrique

Point de départ

5 Place Adolphe Grégoire , 4540   Amay
Lat : 50.54838Lng : 5.31806

Points d'intérêt

image du object

Culture de la vigne

Les premières traces de vignoble à Amay sont reprises en 634 dans le testament d’Adelgisel-Grimo le neveu de Sainte Ode, ce qui fait d’Amay le plus ancien vignoble belge. La viticulture mosane est, dès l'époque mérovingienne, liée au culte de saint Vincent, patron des vignerons et des métiers associés aux produits de la vigne. Une statue de saint Vincent est concervée dans le trésor de la collégiale : il est représenté avec une serpe, une grappe et un livre ouvert. On le fête le 22 janvier date charnière dans la culture de la vigne puisque c’est la fin des travaux de préparation de celle-ci. Effectivement les premières vignes fut plantées pour faire du vins de messe mais rapidement les bourgeois l’exploitèrent également. Le vin, quelle que fut sa qualité est la boisson la plus commune dans les villes du moyen age car l’eau est polluée et sera la cause des grandes épidémies. Des archives évoquent les différents corps de métiers que l’on pouvait retrouver. Les viticulteurs et les ouvriers du pressoir ne sont pas les uniques travailleurs de ce domaine. Ill existait également des cuveliers ou encore des artisans fournissant des cercles et des osiers pour les tonneaux et entonnoirs. Au début du XVe siècle, la viticulture est à son apogée dans la vallée de la Meuse. A l’époque on mesure le vin en « aime »(tonneau). Un « aime » équivaut à Liège à 153,36 litres de vin alors qu’à Huy elle vaut 139,04 litres. Il existe des demie-aimes de 80 litres et un aime contenait une « tonne » et demi. La tonne contient 90 pots (1,279litres= 2 pintes= 4 chopines). Par exemple en 1582, la production de vin est de 1,565 aimes (220,000litres sur l’année) à Huy dont 1,288 pour les celliers des bourgeois et 277 pour les celliers religieux échappant à l’impôt de la ville. Les vignobles s’étendaient depuis Flône jusque Huy, rive gauche mais également à Tihange, à la Sarte, à Bas-Oha « En Briolet ». Il y avait près d’une centaine de vignerons rien qu’à Huy. Plusieurs vignobles sont référencés à cette époque dans la vallée de la Meuse: les Croisiers de Huy, celui des Frères Pêcheurs de Liége, de l’autel Saint-Nicolas, de Lambert de Rorive, de Jean Lambot, d’Etienne de Hubienne . A l’angle de la rue Vigneux et de la rue Gaston Grégoire, se trouvait un premier pressoir. Un deuxième ce situait rue Haute-Flône au lieu dit « la Patée » et un troisième à Wéhairon. Elle le restera jusqu’au XVIIe siècle, date à partir la bière fit son apparition sous le nom de « vin d’orge ». Aujourd’hui, sur les coteaux, on aperçoit encore la superposition de terrasses qui accueillaient les vignes, bien qu’elles soient ensevelies sous la végétation. Réel patrimoine paysager et architectural, le classement des terrasses amaytoises a été effectué en 1998. Un certain nombre de noms de rues, lieux-dits rubsiste : rue Sous les vignes, rue Vigneux rue Bourgogne,...

7 Rue aux Terrasses 4540 Amay
- Florian thomas -
Consulter
image du object

Terres rouges

La vallée de la Meuse doit sa renommée en grande partie à sa métallurgie et à ses exploitations minières principalement à celles du charbon. Et pourtant il y eu au fil du temps d’autres exploitations et industries moins connues au bord du fleuve . L’exploitation de l’alun est une industrie qui a complètement disparu après avoir animé les bords de Meuse pendant au moins deux siècles. Il agissait, cette époque, d’une industrie plus importante que les charbonnages. Elle était présente principalement rive gauche de la Meuse entre Huy et Flémalle (20km). Dans le sous-sol, il existe entre les couches géologiques de houille et de calcaire, du schiste alumineux de couleur noire à la structure feuilletée très friable (argile pénétré de pyrite) que l’on appelle aussi ampélites dont on extrait l’ALUN. *mélange de silicate d’aluminium hydraté (schiste), de silice libre (sable) et de carbone Cette couche avait, en fonction des endroits, entre 8metres et 28metres de large. Qu’est ce que l’alun ? C’est un sel composé de sulfates d’aluminium (Al), de potassium (K) et d’eau de cristallisation : K2Al2 (SO4)3.24 H2O C’est une substance solide incolore aux propriétés astringentes*, émétiques*, hémostatiques*. Son utilisation est multiple : On l’emploie dans l’industrie textile pour fixer les couleurs (le mordancage) sur les tissus, les peaux, sur le bois pour l’hydrofuger et l’ignifuger, sur les peintures pour les fixer. Les tanneurs* s’en servent pour raffermir les peaux et les conserver. Il est utiliser dans l’industrie alimentaire pour le raffinage du sucre, pour sécher les poissons comme la morue, pour clarifier le vin. En horticulture pour bleuir les hortensias, … Il sert à fabrication de colles fortes, de chandelles bien fermes. On l’utilise en cosmétique pour la fabrication de déodorant, en médecine pour cautériser les coupures après le rasage. A l’époque et encore de nos jours, la fabrication d’alun est d’une grande importante car sa consommation est énorme. Les premières exploitations datent de 1582. En 1795, on comptait 16 alunières en bord de Meuse. Elles ont employés jusque 1000 personnes en été. Le déclin de cette industrie à commencé avec notre rattachement aux Pays Bas en 1815, rendant le commerce avec la France difficile (importantes taxes douanières). Il y a 7 étapes dans la fabrication de l’alun : L’extraction : Elle fort identique à celle du charbon, on creuse un puis (bures) d’extraction verticales de 4 mètres sur 2 dans le terrain houiller non alumineux. Ensuite on perse des galeries horizontales jusqu’à la couche de calcaire et de la on creuse 2 galeries d’allongement (1,5 mètres de large sur 1,75 mètres de haut et 50 mètres de long) de part et d’autre, le long du calcaire. Au fur et à mesure du creusement, les schistes étaient amener aux puits et remontés à la surface. Le travail terminé, on enlevait les piliers en commençant par les plus éloigné et on récoltait le schiste effondré. On procédait de façon similaire 6 mètres plus bas et cela en général sur 3 niveaux. On appelait cette méthode le « FOUDROYAGE ». Elle provoquait des affaissements appelés « FONDRIS » qui se répercutaient à la surface. L’efflorescence : Le schiste était laissé en tap de 2 mètres de haut à l’action de l’air, de l’eau, de la lumière, du soleil, … pendant des mois (une année entière). Le schiste devenait ainsi friable et plastique. Le grillage ou calcination : ici commence la fabrication proprement dite : c’est la phase délicate de transformation du schiste en sels de fer et d’aluminium. Pour cela il fallait fabriqué un « fade » ou « faude » : on disposait sur 30 mètres de long et 3 mètres de large, huit à dix couches successives de fagots et de schiste de 60 centimètres de haut chacune ( 10 mètres de haut) sur un sol plat légèrement pentu pour éviter la stagnation de l’eau. La dernière couche était constitué de schiste très fin pour rendre le imperméable à la pluie extérieur et aux vapeurs sulfureuses intérieurs. Le « fadeur » conduit le feu. Il apporte l’air nécessaire avec des coups de pioche pour faire des cheminées et de l’eau à la surface pour maintenir la température idéale. Cette opération durait une dizaine de jours. La pyrite perd son soufre qui produit du sulfate d’alumine en attaquant l’argile. Le minerai noir à l’origine, devient rouge orange. Le lessivage : Les « cuveleurs » amènent le schiste grillé dans des bassins en pierre. Il y a 12 bassins placés en deux rangées parallèles. Ils peuvent chacun recevoir 3500 kg de minerai, se qui correspond à 44 brouettes. Les différents bassins sont connectés entre eux. On y ajoute de l’eau. Les « happeurs » sont les personnes qui prennent l’eau chargée en sels d’alun des puisards pour la verser dans les bassins, afin de parfaire le lessivage du schiste. Cette opération se répète toute les 24 heures. Le schiste est lavé trois fois. Le minerai ainsi épuisé est disposé sur un « terrisse rouge » et l’eau alunée est acheminée vers des réservoirs en bois appelé des « coûve-al-rappaire », ce sont des bacs de décentration. Ils vont permettre aux matières insolubles de sédimenter. L’eau alunée va être dirigée vers une deuxième cuve appelée « bac d’évaporation » La cuisson : La première cuisson «  le raffinage » est destinée à accélérer l’évaporation et à concentrer la lessive « l’eau alunée » La deuxième cuisson «  le brevetage » fait précipiter l’alun. Pour cela, on lui additionne des sels alcalins. - dans la région liégeoise on ajoutait l’urine récolté dans les villages, idéalement il fallait qu’elle soit putrie, elle était ainsi de meilleur qualité et de plus cher à la vente. Elle était conservée dans des tonneaux « tonês al hle » ou « tonês al pihote » - Ainsi était éliminé les sels ferrugineux qui donnaient une couleur brune à l’eau. Le lavage ou édulcoration : De l’eau claire était ajoutée pour purifier le mélange. Celui-ci était encore porté à ébullition jusqu’à saturation. La cristallisation : La matière était déversée dans des tonneaux en chêne de 1500 à 2000 litres. On l’y laissait cristallisée pendant 10 jours sans y toucher. La « masse d’alun » obtenue « cristallisoirs » avait des parois de 30 cm d’épaisseur. Le broyage: L’alun était écrasé pour obtenir une poudre fine. Il faut 60 tonnes de schiste pour produire 1 tonne d’alun. On peut facilement imaginer la pollution dont était responsable cette exploitation. Les fumées occasionnent des dégâts au voisinage : -1710  suite à des réclamation des gens d’ampsin, l’usine à raffiner l’alun est déplacé du lieu dit « murguet » vers un terrain appartenant à l’hôpital saint Nicolas pour que l’usine se trouve à distance respectable des habitations. -1755 A propos du ruisseau de Bende : « Les eaux amères des usine d’alun se déversant dans le ruisseau de Bende, les brochets et autres poissons ne remontenet plus le ruisseau, sauf en hiver, quand le travail dans les alunières est interrompu. Les vieilles personnes disent que lorsque les usines n’existaient pas, il y avait du poisson en abondance » -1816 « La société alumineuse de Remont envahit et détruit sur les hauteurs des terrains qu’ils (les habitants) ont essartés*(défricher un terrain boisé) et fécondés de leurs sueurs et ,dans le fond du village, les eaux qui sortent de ses exploitations corrompent celles qui servent à leur bétail, stérilisent les terres et les vergers où elles se répandent et portent la mort dans les étangs auxquels elles communiquent » Monsieur Louis de Lamine fut un des industriels les plus actifs dans la région. Il a exploité le zinc, la calamine, le plomb, le fer, la houille et l’alun. En 1813, il était propriétaire de 2 concessions d’Alun. La première était celle de Saint Nicolas à Ampsin, elle employait une centaines d’ouvriers et produisait 101,471kg d’alun par an. La deuxième était celle de Raimont à Amay, elle produisait 67651 kg d’alun par an. Le kg d’alun était vendu à 29fr du kg. Il crée en 1830 « la société alunière de Saint Nicolas » sur le site de Bende à Ampsin. Cette société existera jusqu’en 1890. En 1869, un ouvrier gagnait 2,62 fr par jour, un enfant de moins de 14 ans gagnait 0,90 francs par jour, lune femme gagnait 1,14 fr par jour (12h). La location d’une maisons ouvrière De Lamine coûtait 90fr par an. Entre 1793 et 1968, il y eu 200 concessions des minières métalliques en bassin Liégeois dont 8 pour de l’Alun contre 800 pour de la houille.

14 Rue Lambermont 4540 Amay
- Florian thomas -
Consulter
image du object

Les conifères

Arrêtons-nous quelques instants pour observer quelques beaux conifères : Le premier est le séquoia géant, originaire de Californie où il peut vivre jusqu'à 2000 ans et mesurer 100 mètres de hauteur. Il a passé une alliance avec le feu ! Son écorce douce et spongieuse, grâce aux tanins et à l’eau qu’elle emmagasine, le protège des incendies. Seule une forte chaleur permet à ses cônes de s’ouvrir pour libérer ses graines. Les graines qui tombent sur un sol dégagé et enrichi par les cendres des autres arbres vont pouvoir se développer facilement. On le reconnaît à son feuillage en écailles, collées aux rameaux et son écorce douce et spongieuse. Le sapin Douglas, originaire d’Amérique du Nord, il a une croissance rapide et un bois qui possède de très bonnes qualités techniques. Il est très utilisé en exploitation forestière. On le reconnaît à ses aiguilles molles de 2 cm, à son odeur caractéristique d’agrumes et à ses cônes aux bractées trifides (3 pointes). Le pin noir On le reconnaît à ses aiguilles persistantes groupées par deux et qui mesurent 10 cm de longueur. Ses cônes longs de 6 cm sont presque sessiles Le cyprès de Lawson Originaire de l’ouest de l’Amérique du Nord, il est introduit en 1854 par Charles Lawson. Son feuillage est persistant et présente des ecailles plates et souples disposées en rameaux aplatis. Ses fruits sont ronds et se composent de 8 écailles. On le distingue du thuya par sa cime penchée. L’épicéa commun a été planté abondamment en Ardennes en monoculture à partir de 1850 pour sa croissance rapide et ses très bonnes qualités techniques. Il a permis la reforestation et la fourniture de bois pour étançonner les galeries des mines. Ces dernières années, il est victime d’attaque de scolytes, petits coléoptères qui creusent des galeries sous son écorce et bloque la circulation de la sève. On le reconnaît à ses aiguilles solitaires piquantes insérées tout autour du rameau en brosse. Ses cônes sont retombants. Le métaséquoia du Sechuan. On le pensait éteint depuis 3 millions d’années jusqu’en 1920 où on l’a découvert en Chine et sauvé de l’extinction. C’est l’unique espèce vivante du genre qui remonte au jurassique. C’est pour cela que l’on parle de fossile vivant. Il a une croissance très rapide. On le reconnaît à ses feuilles simples, linéaires, opposées et souples. Elles sont caduques. En automne, elles prennent une belle couleur rouge cuivré avant de tomber. Le cèdre de l’Himalaya Il provient du Népal et a été introduit en 1822. Ses aiguilles sont vert clairs et mesurent 5 cm. Ses fruits sont de gros cônes(10cm) comme de petits tonnelets qui s’écaillent sur l’arbre en laissant échapper les graines. Son bois fort odorant est utilisé pour faire de petites billes qui éloignent les mites.

3 Rue le Sart 4540 Amay
- Florian thomas -
Consulter
image du object

Abbaye de Flone

Flône c'est d’abord un ruisseau, la Flône, dont la présence a favorisé la création de l’abbaye à cet endroit. Les premiers fondateurs ont utilisé son énergie hydraulique pour y faire tourner les roues de plusieurs moulins. Flône, c’est aussi le nom du petit village qui s’est développé autour de l’abbaye.  Petit retour en arrière. C'est en 1080 que trois frères hesbignons fondent un oratoire et un asile de nuit pour les pélerins et les voyageurs. Le lieu est boisé et dangereux. Ce n'est pas par hasard qu'on l'appelle La Mallieue (mauvais lieu). L'abbaye se développe, grâce à des donations. Les constructions s'articulent autour de deux cours, la cour des communs et la cour d'honneur ; l'église joint les deux parties. Dans la cour des communs se trouvent la brasserie de style gothico-renaissance du 16e siecle, la tour colombier du 17e  et l'élégante maison de la dîme, néoclassique, du début du 18e. L'église, au centre, a dû être reconstruite au 17e suite aux guerres de religion. Autour de la cour d'honneur, 3 ailes : l'aile du cloître attenante à l'église et l'aile sur Meuse, toutes deux de style mosan et l'imposante aile abbatiale néoclassique de la fin du 18e, qui ressembe à un château.  Depuis 1902, l'ancienne abbaye est devenue une école dont les constructions sont constamment adaptées en fonction de la population scolaire dans le respect du patrimoine. L’église classée, possède de merveilleux vitraux qu’il faut absolument voir. On attend le retour des orgues restaurées et classées patrimoine exceptionnel de Wallonie.

2 Chaussée Romaine 4540 Amay
- Florian thomas -
Consulter
image du object

Ecluse de Flône

En 1864-65, trois barrages à aiguilles ont été construits à Ampsin, Flône et Huy. Inventé en 1834 par Charles Antoine Poirée, le barrage à aiguille est une innovation capitale pour la navigation fluviale. Ce système ingénieux de barrage mobile couplé aux écluses permet de contrôler le niveau de l’eau du fleuve en assurant un tirant suffisant pour la navigation des bateaux. Ils permettent de créer des biefs de navigation de plus ou moins 6km de long et des chutes de 2 mètres. Les « aiguilles » (des chevrons de bois) sont placés côte à côte pour former un rideau en appui sur les fermettes (cadres métalliques) fixées aux pierres maçonnées (  butoir ou heurtoir) sur le radier dans le fond du cours d’eau. Les fermettes sont reliées entre elles par des barres d’assemblage et des chaînes et accueillent des caillebotis formant une passerelle de manœuvre. Une aiguille en pin sylvestre mesure 10 cm de côté avec une tête arrondie permettant une meilleure prise en main. Haute de 2,80 à 3,10m, chaque aiguille pèse de 11 à 14 kg à sec et se manipule à force de bras. L’extrémité est peinte d’une couleur différente pour chaque barrage afin d'identifier les aiguilles lorsqu’elles s’échappent dans le courant. La régulation du niveau s’effectue en ajoutant ou en retirant des aiguilles en fonction des conditions météorologiques, avec une précision relative dans la tenue de la ligne d’eau du fait du temps d’intervention. Les barragistes manipulent en été 20 aiguilles par jour et 400 en hiver. Ils sont harnachés mais ces barrages sont dangereux et de noubreux accidents tragiques sont survenus. Les barragistes ont toujours fait preuve de courage face au courant pour manipuler avec force et dextérité les 1200 aiguilles qui composent en moyenne un barrage. En période de crue lorsqu’il fallait « coucher le barrage », c’est-à-dire l’effacer pour laisser l’eau s’écouler, une équipe de 4 barragistes pouvait être astreinte à intervenir 30 heures consécutives de jour comme de nuit, dans des conditions climatiques parfois extrêmes. De surcroit il était nécessaire, du fait de l’action conjuguée de l’eau et du vent durant la période hivernale, de dégager au plus vite le barrage à l’aide de treuils et de tronçonneuses pour évacuer les embâcles (végétaux, glace, bois flottant obstruant les barrages). Ces ouvrages historiques sont devenus obsolètes en raison de la pénibilité de leur entretien, des risques pour le personnel et de leur inadaptation aux normes écologiques (manque de passes à poissons). Après les inondations de 1926, ils sont remplacés dans les nnées 50, par le barrage électromécanique d'Ampsin-Neuville. Un changement qui a permis de lutter contre les inondations mais également d'améliorer les conditions de travail des éclusiers. 

12 Quai du Halage 4540 Amay
- Florian thomas -
Consulter
image du object

Le Prieuré

Le « Prieuré » d’Amay, un site patrimonial exceptionnel méconnuLe Prieuré d’Amay est un ensemble patrimonial d’une grande richesse historique. Il comprend une ancienne maison canoniale, un porche d’entrée et un pavillon "vide-bouteilles"datant duXVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, il accueille plusieurs congrégations religieuses. Accolé à la maison canoniale se trouve un couvent néogothique érigé au début du XXe siècle par desCarmélites de Boulogne sur Seine (qui fuyaient la France). De 1926 à 1939 l'ensemble fut occupé par les moines bénédictins qui y fondèrent la congrégation de l’Union des Églises(aujourd’hui l’abbaye de Chevetogne). Il s’agissait d’un projet œcuménique novateur qui attisa la curiosité de Mgr Roncalli, le futur pape Jean XXIII qui se déplaça à Amay dans l’entre-deux-guerres ! Après le départ des moines, le site devient notamment une maison de repos jusqu’en 2006.Abandonné ensuite à des projets immobiliers peu soucieux de son héritage, il est gravement endommagé par deux incendies volontaires en 2023. Malgré cela, plusieurs bâtimentshistoriques subsistent. Le domaine conserve également une remarquable drève de 22 tilleuls centenaires et des terrasses anciennes témoignant d’anciens vignobles, vergers et jardins.Véritable poumon vert du centre historique, il abrite une biodiversité précieuse, dont le lucane cerf-volant. Une réhabilitation respectueuse de ce site historique, architectural et naturel estaujourd’hui vivement souhaitée par les habitants d’Amay.

2 Rue Pascal Dubois 4540 Amay
- Florian thomas -
Consulter

Animaux

Oui

Auteur de la donnée

Image Florian thomas
proposé par Florian thomas

Notes et avis

À voir autour
Voir plus
Ouvrir
Fermer
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Consulter
Prudence !
Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾