Déjà inscrit ? Connectez-vous
de Elan cyclotouriste de Champs-sur-Marne et Guerre 14-18
Villages détruits de la Bataille de Verdun
Villages détruits de la Bataille de Verdun

Villages détruits de la Bataille de Verdun

Cet itinéraire reprend et complète le circuit "Balades Découvertes - Villages Détruits de la Bataille de Verdun" proposé par l'Office de Tourisme du Pays Verdunois
14 rue Raymond Poincaré
55100 Bras sur Meuse
Tél : +33 (0)3 29 85 41 52
www.tourisme-verdun.fr/

D'autres balades sont décrites sur le site du Comité Départemental du Tourisme de la Meuse
33 Rue des Grangettes - 55000 BAR LE DUC
Tél. : + 00 33 (0)3 29 45 78 40
Fax : + 00 33 (0)3 29 45 78 45
www.tourisme-meuse.com/

Circuit décrit par Pascal G. (77) en 2014
V1.0 du 27-09-2014

78 km
max. 389 m
min. 186 m
1030 m
-1036 m

Profil altimétrique

Les Storyguides à proximité

Les hébergements à proximité

Point de départ

14 B av raymond poincare
55100 Bras-sur-Meuse
Lat : 49.2108Lng : 5.3754
0 m
2 ans
image du poi
1

2-Beaumont-en-Verdunois

2-Beaumont-en-Verdunois

Dans la côte faire l'aller-retour à droite vers Beaumont-en-Verdunois.

En effet, ce village ancien, d’origine gallo-romaine et fondé au moyen âge vers 324, a déjà dû subir plusieurs évacuations au cours de son histoire. Notamment lors des invasions germaniques.
Mais la plus longue se fit au cours de la guerre de trente ans, lorsque les habitants se réfugièrent pendant près de deux ans, en 1635 et 1636, au château fort d’Ornes, quelques années avant que celui-ci ne soit pris par les troupes catholiques du Duc de Lorraine…
Ce fut ensuite en 1815, lorsque les Prussiens effectuèrent leur première invasion sur Verdun, après la défaite napoléonienne.
Puis, au cours de la guerre de 1870, un régiment allemand de cuirassiers blancs y entra le 24 août 1870…

Mais c’est en septembre 1914 que les habitants non mobilisés sont évacués dans le Midi de la France, du fait de la position du village trop proche de la ligne du front.
Jusqu’à la mi-octobre 1914, le village se retrouve entre les lignes françaises et allemandes dans un no man’s land s’étirant jusqu’à 6 ou 7 km de large.
Une forte poussée offensive de l’armée française lui permet de se retrouver dans la zone amie jusqu’en février 1916.

Le 21 février 1916, au déclenchement de la grande offensive allemande sur Verdun, le violent combat du Bois des Caures, où meurt le Colonel Driant juste après avoir ordonné aux survivants des 56e et 59e bataillons de Chasseurs à pied qu’il commandait à se replier sur Beaumont.
Mais la puissance de l’attaque allemande, fortement appuyée par une artillerie supérieure, permet à leurs fantassins de s’emparer du village dès le 24 février…
La résistance des Poilus qui se sont réfugiés dans les caves s’avère payante grâce à leurs mitrailleuses qui, au travers des soupiraux, balayent quantité de soldats allemands, les obligeant à se replier.
Mais ce repli se solde peu après par un pilonnage continuel pendant de longues heures, réduisant peu à peu toute résistance et surtout transformant le village en un vaste champ de ruines.

Du 20 au 26 août 1917, les Français parviennent à reconquérir partiellement le village. Mais les fantassins allemands, solidement installés en défensive s’accrochent et ne peuvent être délogés malgré un bombardement d’obus français continuel qui ne réussira qu’à laminer plus encore ce malheureux village.

Il restera aux mains allemandes jusqu’au 8 octobre 1918, date de l’arrivée des troupes américaines qui l’occuperont jusqu’à la fin de la guerre.

La joie des habitants, rêvant de retrouver leur terre et de rebâtir leurs maisons, est de courte durée, car le village est décrété situé en « zone rouge », leur interdisant tout espoir de reconstruction et de remise en culture des terres à cause des risques d’explosion et d’empoisonnement des nappes phréatiques.
En 1919, il bénéficie des mesures gouvernementales lui permettant de disposer d’une commission municipale et d’un président ayant les prérogatives d’un maire.
Cela lui permet de disposer d’une structure officielle pour conduire des actions de mémoire sur son sol pendant l’entre-deux guerres, comme l’édification d’un monument aux morts en 1925 où est inscrite la citation à l’ordre de l’armée qui lui est décernée le 15 mars 1921, en reconnaissance de son sacrifice suprême et de la chapelle-abri Saint Maurice sur l’emplacement même de l’ancienne église.

Aujourd’hui encore et plus que jamais, ce travail de mémoire donne une nouvelle vie à ce village détruit, devenu et reconnu comme un véritable lieu de mémoire pour les générations présentes et futures.

A voir :

- La chapelle-abri Saint Maurice (fresque du village avant guerre par le peintre Lucien Lantier) ;
- L’ancien cimetière ;
- Le monument aux morts ;
- La fontaine restaurée ;
- La borne marquant la première ligne française à l’été 1918 ;
- Traces des combats de 1916.

Beaumont-en-Verdunois
http://tourisme-pays-verdunois.eu/beaumont-en-verdunois/

55100 Beaumont-en-verdunois
Lat : 49.2603Lng : 5.40562
0 m
image du poi
2

3-Bois des Caures - Monument du Colonel Driant

3-Bois des Caures - Monument du Colonel Driant

Reprendre l'ascension vers le Bois des Caures.Monument du Colonel Driant

Le 20 février, le Colonel Driant écrit dans l'une de ses dernières lettres :
"L'ordre du Général Bapst, la visite de Joffre hier prouvent que l'heure est proche et, au fond, j'éprouve une satisfaction à voir que je ne me suis pas trompé en annonçant il y a un mois ce qui arrive, leur assaut peut avoir lieu cette nuit comme il peut encore reculer de plusieurs jours, mais il est certain."

Le lendemain à l'aube l'offensive Allemande était lancée.
La bataille de Verdun allait durer 300 jours et 300 nuits.

Descendre vers Ville-devant-Chaumont, puis prendre à droite vers Azannes, puis Grémilly.
A la sortie de Grémilly prendre à droite vers Ornes.

55100 Beaumont-en-verdunois
Lat : 49.2714Lng : 5.40573
0 m
image du poi
3

4-Ornes

4-Ornes

A Ornes faire l'aller-retour jusqu'aux ruines de l'église.

Poursuivre la D 24 en direction de Damloup.

Ornes était un vrai bourg, plus grand que les autres villages détruits, mais qui, en fin de compte, après la Grande Guerre, se retrouve au même point qu’eux, ou presque, sous leurs pierres.

Au cours de son histoire, le château de son seigneur subit le même sort, en février 1653, lorsqu’il fut pris, puis détruit, par les troupes lorraines catholiques, alors que, lui, défendait fermement le protestantisme comme ses ancêtres depuis 1563.
En 1587, déjà, un combat très sanglant s’était produit entre ses troupes et celles, catholiques, du Duc de Lorraine.

A la moitié du XIXe siècle, il comporte 1367 habitants, puis retombe à 750 habitants en 1914, principalement à cause de l’exode rural qui alimente en main d’œuvre les grands centres industriels en pleine croissance à la fin du XIXe siècle.
Pourtant, ce bourg dispose d’un tissu industriel textile et de transformation bien adapté aux productions agricoles locales et venant de la plaine de la Woëvre voisine.

Mais sa situation géographique, proche de la frontière avec la Moselle annexée, puis du front stabilisé après la Bataille de la Marne, ne le favorise pas, car il se retrouverait très rapidement en première ligne en cas d’offensive ennemie.
Il est donc demandé à la population d’évacuer le village dès le 25 août 1914.
Mais tous ne partent pas, à leur risque et péril, car les bombardements et les patrouilles allemandes faisant des incursions dans le village s’intensifient.

En septembre 1914, deux enfants sont tués par des éclats d’obus. En octobre 1914 une partie des villageois sur le départ sont capturés et faits prisonniers par les Allemands…
En 1915 et jusqu’en février 1916, les troupes françaises tiennent le village où sont positionnées des unités, en 2e ligne face au front, lors du déclenchement de la grande offensive allemande.

Mais du 21 au 24 février, la poussée allemande est si forte que le village d’Ornes est pris par leurs fantassins le 24 février 1916, après de violents bombardements mettant à bas l’ensemble des habitations et bâtisses du village.
Il n’est repris par nos poilus que le 23 août 1917.

Classé en « zone rouge » à la fin de la guerre, il ne peut plus jamais être reconstruit.

Son statut de village détruit autorise néanmoins l’édification d’un monument aux morts dans l’ancien cimetière et de la chapelle-abri Saint-Michel qui est inaugurée le 14 août 1932.

Enfin, les émouvants vestiges de son église, encore debout, témoignent à la fois de l’existence d’une vie passée prospère et de l’âpreté des combats qui se déroulés sur ce sol ravagé…

A voir :
- Les émouvants vestiges de l’ancienne église ;
- La chapelle Saint-Michel (vitraux commémoratifs) ;
- Le monument aux morts (représentant la France défendant une mère et ses enfants avec des soldats les défendant en arrière-plan et présentant des photos du village avant 1914 et en 1918 sur ses flancs) ;
- L’ancien cimetière.

Ornes
http://tourisme-pays-verdunois.eu/ornes/

55150 Ornes
Lat : 49.2523Lng : 5.46934
0 m
image utilisateur
de Elan cyclotouriste de Champs-sur-Marne et Guerre 14-18
/ 1 an / 0 m

Le Mort-Homme

Monument Le Mort-Homme Oeuvre saisissante du sculpteur Jacques...Lire la suite

Lat : 49.2281Lng : 5.25198
0 m
image utilisateur
image du poi
4

5-Bezonvaux

5-Bezonvaux

A Bezonvaux, un sentier de mémoire permet de visiter les vestiges du village.

Reprendre la direction de la D 24 en direction de Damloup.

Essentiellement rural, peuplé de 149 habitants en 1913, principalement agriculteurs, apiculteur ou petits commerçants, le village de Bezonvaux possédait toujours un château lors de l’entrée en guerre, en 1914.
L’avancée allemande jusqu’en Meuse en 1914, incite la population à le déserter dans un premier temps.
Mais le front se stabilisant plus au Nord, celle-ci y revient, malgré quelques bombardements sporadiques allemands, à la fin de l’année 1914 et en 1915, en provenance des jumelles d’Ornes.
Elle y côtoie un grand nombre de militaires en transit ou s’y installant, comme le fit le sergent André Maginot, célèbre ministre de la guerre nommé en 1922 puis en 1929, qui y installa ses patrouilleurs…
Puis elle doit en repartir définitivement peu avant la Bataille de Verdun.

Après l’attaque massive allemande, déclenchée le 21 février 1916, les troupes françaises combattant à Ornes se replient à Bezonvaux le 24 février…

Le lendemain, le 25 février, le 4e Bataillon de Chasseurs à Pied et le 44e Régiment d’Infanterie, chargés de sa défense, plient désespérément sous les violents assauts de l’artillerie puis de l’infanterie allemande qui prend alors possession du village éventré, pendant que les Poilus se replient sur Fleury…

Le village restera aux mains des Allemands jusqu’à la mi-décembre 1916.
En effet, le 15 décembre 1916, une attaque française des 2e et 3e zouaves et 3e tirailleurs algériens, venant de l’Est du Fort de Douaumont, monte à l’assaut de Bezonvaux où le Front se stabilise pour les deux dernières années de guerre.!

Le village continuera de sombrer sous les bombardements plus ou moins intensifs au cours de cette ultime période qui voit tout autant disparaître son imposant château que ses modestes maisons.

En 1918, classé en « zone rouge », il ne permet plus la reconstruction dont pouvaient rêver ses habitants au sortir de la guerre.

Son statut spécifique de village détruit décrété en 1919 lui permet de reprendre un nouveau départ qui sera exclusivement consacré au travail de mémoire avec notamment l’édification de sa chapelle-abri Saint Gilles et son monument aux morts…

Lors de la seconde guerre mondiale, il est le théâtre, de nouveau, de violents combats le 14 juin 1940 dans son secteur où le 132e RIF parvient à arrêter quelques heures la progression de l’envahisseur allemand en lui infligeant de lourdes pertes.

Aujourd’hui, le travail de mémoire qui y est effectué a mis en place un très intéressant parcours historique présentant la vie d’autrefois du village.

A voir :
- La chapelle-abri Saint Gilles (vitraux commémoratifs de Gruber, immortalisant la libération de Bezonvaux par les chasseurs du 102e BCP, surnommés par la suite « les vitriers de Bezonvaux » le 16 décembre 1916 et fresque du peintre Lucien Lantier) ;
- Le monument au village détruit (obélisque sur lequel est gravée la citation décernée au village martyr. Bas relief montrant la grande rue du village avant la guerre) ;
- La borne casquée sur le bas-côté de la route traversant le village et marquant la ligne de front jusqu’à l’armistice du 11 novembre 1918 ;
- Le monument aux patrouilleurs de Maginot ;
- Parcours historique montrant les emplacements des anciennes maisons et les activités d’autrefois.

Bezonvaux
http://tourisme-pays-verdunois.eu/bezonvaux/

55100 Bezonvaux
Lat : 49.2366Lng : 5.4707
0 m
image du poi
5

6-Vaux-devant-Damloup

6-Vaux-devant-Damloup

Prendre à droite pour atteindre Vaux-devant-Damloup.
Ensuite, monter vers les Champs de Bataille par la D112.
Au sommet prendre à gauche pour faire l'aller-retour jusqu'au Fort de Vaux.

Vaux-devant-Damloup est un village détruit à part puisque, se trouvant à la limite de la « zone rouge » il a pu reconstruire, au fil du temps, un nouveau petit village, tout à proximité de l’ancien village détruit qui présente les mêmes caractéristiques que ses huit compagnons d’infortune.

Appartenant au Chapitre de Verdun avant la Révolution, il a toujours été un village prospère au cours de son histoire.

La présence du Fort de Vaux à proximité a toujours quelque peu bousculé le cours de l’histoire du village. En effet, dès sa construction de 1881 à 1884, le village a été largement sollicité pour participer à l’hébergement des nombreux ouvriers s’y relayant ; tout comme lors des importants travaux de renforcement entrepris sur le Fort de 1888 à 1912.

En 1915, la décision de l’état-major, visant à désarmer en partie tous les Forts, transfère l’effort défensif en particulier sur les villages.
Donc, celui de Vaux, placé au Nord de son Fort et au contact de la plaine de Woëvre, devient naturellement un point important dans le dispositif de défense du camp retranché de Verdun.

Lors de la grande offensive allemande, déclenchée fin février 1916, il fait partie des objectifs majeurs des Allemands après la prise de Douaumont, tombé le 2 mars, et avant celle du Fort de Vaux.

Après d’âpres combats dans ses murs, le village tombe aux mains allemandes le 31 mars 1916.
Les bombardements français d’avril succèdent alors aux bombardements allemands de mars, ne faisant qu’accentuer l’anéantissement pur et simple du village.
Après la chute du village, la 50e division allemande s’empresse de chercher à s’emparer du Fort de Vaux qui résiste héroïquement du 2 au 7 juin 1916 sous les ordres du Commandant Raynal.

Cet épisode tragique devient un fait d’armes à jamais célèbre, car la garnison, à court d’eau potable et se battant dans les galeries du Fort depuis des jours, finit par se rendre aux Allemands qui, admiratifs de la vaillance des poilus survivants, décident de leur rendre les honneurs militaires à leur sortie du Fort.

En 1918, le village de Vaux-devant-Damloup se retrouve à l’intérieur des limites de la fameuse « zone rouge » interdisant toute reconstruction.

En 1919, il fait également partie de la liste des villages détruits et, pendant l’entre deux guerres, il y est édifié son monument aux morts ainsi que la chapelle-abri Saint Philippe et Saint-Jacques, à l’instar des huit autres villages détruits.
Cependant, sa position à la limite de la zone et la présence de la voie ferrée de la compagnie des chemins de fer de l’Est, qui obtient l’autorisation de loger ses dix agents de service sur le site de Vaux-devant-Damloup, permet au village de retrouver, au fil des années et dès l’entre deux guerres, une nouvelle vie, désormais très active, tournée vers l’avenir et notamment Internet, sans pour autant renier le tragique passé de l’ancien village détruit, toujours présent à sa porte et à la mémoire de ses 70 habitants.

A voir :
- La chapelle-abri Saint Philippe et Saint Jacques ;
- Le monument aux morts en l’honneur des Poilus morts à Vaux (il porte l’inscription : « On ne passe pas ») ;
- Le fort de Vaux ;
- L’étang de Vaux ;
- Monument aux morts du 1er Bataillon de Chasseurs à Pied, près de l’étang ;
- Stèle à la mémoire de l’aviateur Dussumier-Latour, abattu le 2 juin 1916 sur la digue de l’étang.

Vaux-devant-Damloup
http://tourisme-pays-verdunois.eu/vaux-devant-damloup/

16 all des tilleuls 55400 Vaux-devant-damloup
Lat : 49.2112Lng : 5.4734
0 m
image du poi
6

7-Le Fort de Vaux

7-Le Fort de Vaux

Reprendre la D 913a en direction du Mémorial de Verdun

Possibilité de visites guidées (durée 45 min)
Horaires du Fort de Vaux
Février - Mars : 10h – 17h00 Avril : 10h – 17h30 Mai, Juin : 10h – 18h30 Juillet, Août : 10h – 19h Septembre : 10h – 17h30 Octobre : 10h – 17h Novembre : 10h – 17h Décembre : 10h – 16h30
fermeture annuelle mi-décembre - janvier

Construit entre 1881 et 1884, le Fort de Vaux est le symbole de l’héroïsme français, épopée du Commandant Raynal et de son dernier pigeon, lors de la bataille de Verdun.

Le fort de Vaux

Désarmé en 1915 comme le Fort de Douaumont, le Fort de Vaux entre dans la bataille de Verdun avec peu de moyens de défense.
En 1916, le fort souffrira de bombardements successifs qui détruisent entre autre la tourelle de 75.
Du 2 juin au 7 juin 1916 sa garnison, sous les ordres du commandement Raynal, résiste à plusieurs assauts.
Français et Allemands vont s’affronter au corps à corps pendant 6 jours et 7 nuits dans des galeries étroites, subissant l’attaque des fumigènes, des bombardements et des lance-flammes. Le manque d’eau potable et l’impossibilité de voir sa position être dégagée par des renforts, force la garnison à se rendre le 7 juin.
A partir de cette date le fort est constamment pilonné par l’artillerie française.

Le 3 novembre 1916, il est repris sans combat.

Fort de Vaux
www.tourisme-verdun.fr/fort-de-vaux.php

55400 Vaux-devant-damloup
Lat : 49.2006Lng : 5.47022
0 m
image du poi
7

17-L’ouvrage de la Falouse

17-L’ouvrage de la Falouse

Période et Horaires d'ouverture
L'Ouvrage de la Falouse est ouvert à partir du 30 mars :
De 9h à 12h et de 14h à 17h - Fermé le mercredi
Fermé de Novembre à Mars.

Situé au sud de Verdun, l'ouvrage de la Falouse fut construit entre 1906 et 1908, à 230 mètres d'altitude, en bord de Meuse.
Cet ouvrage en béton armé possède une tourelle de 75, 3 observatoires cuirassés, 1 tourelle de mitrailleuses, 1 guérite d'infanterie.30 mannequins animent des scènes de la vie quotidienne de soldats français pendant la Première Guerre Mondiale.

L’ouvrage de la Falouse
www.tourisme-verdun.fr/ouvrage-de-la-falouse.php

55100 Dugny-sur-meuse
Lat : 49.1218Lng : 5.40077
0 m
image du poi
8

8-Mémorial de Verdun

8-Mémorial de Verdun

Situé au cœur du champ de bataille de Verdun, le Mémorial de Verdun compte parmi les principaux musées européens de la Grande Guerre.

Créé sous l’égide de Maurice Genevoix, ce sanctuaire d’histoire et de mémoire porte témoignage de l’engagement et des souffrances des soldats ayant combattu, de 1914 à 1918, dans ce secteur clef du front occidental.

Le Mémorial présente une riche collection d’objets militaires, de précieux documents et des vidéos thématiques donnant une explication exacte de la bataille de Verdun.

55100 Fleury-devant-douaumont
Lat : 49.1952Lng : 5.43417
0 m
image du poi
9

9-Fleury devant Douaumont

9-Fleury devant Douaumont

Poursuivre vers l'Ossuaire de Douaumont.

Le village de Fleury devant Douaumont, situé sur des hauteurs boisées, a souvent évité d’être pris lors des invasions qui se sont succédées après la Révolution française de 1789, notamment celles de 1792, de 1814 et de 1870.

Mais avec la construction de la ligne de Forts du modèle Séré de Rivières sur les côtes de Meuse après la guerre de 1870-71, son destin va bientôt basculer dans la tragédie, car sa situation centrale entre, notamment, ceux de Douaumont, de Souville, de Vaux et l’ouvrage de Froideterre ne deviendra guère enviable au cours de la grande offensive allemande de 1916.

Dans un premier temps, pourtant, la construction des Forts environnants lui apporte une certaine prospérité grâce à un nouvel apport de population ouvrière puis militaire. En 1913, celle-ci atteint 422 habitants, permettant ainsi à de petits commerces, auberges et artisans d’y développer leurs activités à côté de celle du monde rural agricole traditionnel.

En septembre 1914, la bataille de la Marne fixe le Front à plusieurs kilomètres au Nord de Fleury et ses habitants pensent, cette fois encore, pouvoir échapper à cette nouvelle invasion allemande…
Effectivement, en 1915, il est encore totalement intact et regorge de troupes combattantes ou logistiques se préparant à monter au front ou bien s’en reposant après leur relève…

Le 21 février 1916, dès le déclenchement de l’offensive allemande massive, les autorités militaires françaises font procéder à l’évacuation des habitants vers Bras-sur-Meuse et Verdun.
Le 24 février 1916, la chute du Fort de Douaumont, au Nord, et l’avancée des troupes allemandes et de son artillerie lourde, provoque le début du bombardement et de la destruction progressive du village.
Mais ce ne sera qu’à partir de la chute du fort de Vaux, à l’Est, le 7 juin 1916, que l’étau se resserre rapidement sur le village qui dès lors, se retrouve en première ligne.

A compter de cette date, le bombardement allemand deviendra incessant pour permettre à ses fantassins de s’en approcher et d’y entrer, pour la première fois, le 23 juin 1916.

Mais les combats faisant rage de part et d’autre, ses ruines seront reprises dès le lendemain, le 24 juin, par les poilus… mais cette reprise ne sera que de courte durée…
On dénombrera au total 16 alternances de possession du village entre le 23 juin et le 18 août 1916, date de sa reprise définitive par le régiment d’infanterie coloniale du Maroc.

Parmi les faits de guerre s’étant déroulés sur le sol de la commune, il faut noter la prise de la Poudrière, le 11 juillet 1916, par les Allemands, un abri sous 10 m de roc, où meurt au combat le Colonel Coquelin de Lisle, commandant la 255e brigade.

En octobre et novembre 1916, ses ruines servent de base de départ des offensives dirigées par le général Mangin qui permettent de reprendre les Forts de Douaumont et de Vaux à l’ennemi et ainsi de rétablir un calme relatif jusqu’à la fin de la guerre dans ce village martyrisé sans interruption durant six mois.

Classé en « zone rouge » et décrété « Mort pour la France » en 1918, il bénéficie du statut unique de village détruit en 1919.

Ses habitants ne pouvant y reconstruire leur vie, élèvent en 1934 sa chapelle-abri sur l’emplacement de son église totalement rasée. Celle-ci recevra symboliquement la statue Notre Dame de l’Europe sur sa façade en 1979 pour marquer, notamment, la réalité en marche de l’union européenne dans la paix.

Déjà, douze ans auparavant, le 17 septembre 1967, était inauguré le Mémorial de Verdun, bâti sur l’emplacement de l’ancienne gare de Fleury devant Douaumont à l’initiative et en présence de M. Maurice Genevoix, président fondateur du Comité National du Souvenir de Verdun.

Par la présence du Mémorial et des multiples réalisations de Mémoire effectuées depuis sur son territoire, la commune de Fleury-devant-Douaumont est devenue, de façon légitime, le village détruit le plus visité de tous.

A voir :
- La chapelle Notre-Dame de l’Europe (fresque d’une piéta par monsieur Lantier réalisée en 1934, vitraux dédiés au fantassin, par Gruber en 1934) ;
- Le monument aux morts ;
- Le Mémorial de Verdun (Musée sur la Bataille de Verdun )
- Allées et bornes matérialisant les rues et maisons du village détruit.
- Sentier de découverte de la Poudrière (vestiges de l’ancien poste de garde et ravin des vignes)
- Sentier botanique de 650 m entre le Mémorial et le village détruit.

Fleury devant Douaumont
http://tourisme-pays-verdunois.eu/fleury-devant-douaumont/

55100 Fleury-devant-douaumont
Lat : 49.1982Lng : 5.42928
0 m
image du poi
10

10-Ossuaire de Douaumont et la Nécropole Nationale de Douaumont

10-Ossuaire de Douaumont et la Nécropole Nationale de Douaumont

Horaires d'ouverture de l'Ossuaire
à partir du 16 Février : 14h - 17h Mars : 9h - 12h / 14h - 17h30 Avril, mai, juin : 9h - 18h Juillet, Août : 9h -18h30 Septembre 9h - 12h / 14h - 18h Octobre 9h - 12h / 14h - 17 h30 Novembre 9h - 12h / 14h - 17h30 (sans interruption jusqu'au 11) Décembre 14h - 17h (fermé le 24, 25, 31 et 1er janvier)
fermé en janvier

Les corps de 130 000 combattants de la 1ère guerre mondiale, français et allemands, y reposent ensemble pour l'éternité.

Symbole du champ de bataille de Verdun, l’Ossuaire de Douaumont est une oeuvre privée, fondée par l'évêque de Verdun Monseigneur Ginisty avec l'aide du Général Valantin et Madame de Polignac, veuve de guerre pour donner une sépulture aux soldats non identifiés tombés sur le champ de bataille.

Commencé en 1920, le monument fut inauguré en 1932. Sur la façade, des écussons rappellent les dons de villes ayant aidées à la construction du monument.
D'une longueur de 137 mètres, le cloître renferme des tombeaux en granit rose. Ils contiennent les ossements recueillis dans les 36 secteurs du champ de bataille.

Après la visite du cloître, ne manquez pas la projection du film Verdun des hommes de boue qui retrace la Bataille et profitez d’une vue imprenable sur le champ de bataille en accédant à la tour.

Haute de 46 mètres, elle symbolise la poignée d'une épée fichée dans le sol jusqu'à la garde, représentée par les deux ailes du monument, en signe de paix éternelle.

Devant l’Ossuaire de Douaumont s’étend la Nécropole de Fleury, la plus grande des nécropoles françaises du Champ de Bataille de Verdun.
C’est en 1923 que le service des sépultures militaires et le génie de Metz déminent, déblaient et aplanissent un terrain qui accueillera les dépouilles de soldats enterrés dans les cimetières des communes de la zone rouge désaffectés et les corps identifiés de soldats français épars sur le champ de bataille.

Plus de 15 000 tombes, soit l'équivalent d'une division d'infanterie de l'époque, sont regroupées sur 14 hectares.
Cette Nécropole fut inaugurée le 23 juin 1929, en présence du Président de la République Gaston Doumergue.

Le département de la Meuse compte 19 nécropoles nationales.
Elles recueillent 56 110 français morts pour le France en 1914-1918.La surface totale s’élève à 39 hectares.

55100 Fleury-devant-douaumont
Lat : 49.2079Lng : 5.4237
0 m
image du poi
11

11-Le Fort de Douaumont

11-Le Fort de Douaumont

Possibilité de visites guidées (durée 45 min)
Horaires du Fort de Douaumont
Février : Mars 10h – 17h00 Avril : 10h – 18h Mai, Juin : 10h – 18h30 Juillet, Août : 10h – 19h Septembre : 10h – 18h Octobre : 10h – 17h30 Novembre : 10h – 17h Décembre : 10h – 17h
fermeture annuelle mi-décembre - janvier

Situé à 388 mètres d’altitude, le Fort de Douaumont domine le champ de bataille de Verdun. Sa construction commence en 1884.

Le fort de Douaumont

Remanié à plusieurs reprises et doté des pièces d'artillerie les plus performantes de l'époque, il est considéré en 1914 comme la pièce maîtresse de la ceinture fortifiée protégeant la ville de Verdun.

Durant la bataille de Verdun, faute de moyens pour se défendre, le Fort de Douaumont tombe aux mains des Allemands dès le 25 février 1916.

Conçu pour loger une garnison de 650 hommes, il abritera durant 8 mois près de 3000 soldats allemands.
Suite à de nombreuses tentatives de reprises extrêmement meurtrières, il faudra attendre le 24 octobre 1916 pour que les troupes d’infanterie coloniale du Maroc puisse le reprendre.

À l'intérieur, la visite se fait sur 2 des 3 niveaux.

Vous découvrirez notamment des galeries, des casemates, une tourelle de mitrailleuse, une tourelle à éclipse (modèle Galopin) de 155 mm et une nécropole allemande, en mémoire des 679 victimes de la terrible explosion du 8 mai 1916 lors de la bataille de Verdun.

Le Fort de Douaumont
www.tourisme-verdun.fr/fort-de-douaumont.php

55100 Douaumont
Lat : 49.2169Lng : 5.43868
0 m
image du poi
12

12-Le village de Douaumont

12-Le village de Douaumont

Créé à l’époque gallo-romaine, le village de Douaumont a, jusqu’en 1884, connu une vie rurale simple et paisible sur ses hauteurs dominant à la fois la plaine de la Woëvre à l’Est et la vallée de la Meuse à l’Ouest.

A partir de 1885, ses 192 habitants passent subitement à 576 avec l’arrivée d’un grand nombre d’ouvriers de terrassement, essentiellement italiens, chargés de la construction du Fort de Douaumont.
Cet afflux de personnes va permettre le développement de nombreux petits commerces qui vont contribuer à une réelle prospérité du village.

A la veille de la guerre de 14-18, il possède encore 288 habitants dont de nombreux militaires.

Durant l’année 1915, l’état-major français ne croit plus à l’efficacité de la protection des Forts face à l’arrivée de nouveaux types de munitions comme l’obus-torpille qui a prouvé son efficacité au début de la guerre contre des Forts belges et décide de désarmer en partie ses Forts dont celui de Douaumont.

Lors de la grande offensive allemande de février 1916, le Fort de Douaumont reste un objectif sérieux et symbolique pour l’état-major allemand qui s’en empare le 25 février sans avoir à véritablement combattre.

A l’opposé, le village de Douaumont lui-même subit un puissant bombardement et des assauts meurtriers à partir de fin février jusqu’au 2 mars 1916 et tombe en même temps que de très nombreux poilus et officiers français.

C’est au cours de ce combat que le capitaine Charles de Gaulle, commandant une compagnie du 33e RI, est blessé puis fait prisonnier en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre.

Le 4 mars 1916, la totalité du village de Douaumont en ruine, ainsi que son Fort, se retrouvent aux mains des Allemands et subissent, désormais, les bombardements incessants des canons français.

Le Fort, occupé par de nombreux Allemands, connaît, le 8 mai 1916, une violente explosion d’un dépôt de grenades et de lance-flammes, touché par un obus.
Cette explosion tue plus de 800 soldats allemands. Mais ne pouvant tous les enterrer à proximité du Fort, le commandement allemand décide de murer 679 corps dans une galerie du Fort qui, aujourd’hui encore, reste l’unique nécropole allemande sur Verdun.

Le 24 octobre 1916, l’armée française, lançant une grande offensive aux ordres du général Mangin, parvient à reconquérir les ruines du village et du Fort grâce aux troupes coloniales du Maroc engagées sur ce secteur de Douaumont qui restera français jusqu’à la fin de la guerre.

En 1919, Douaumont fait partie de la liste des neuf villages détruits et de la fameuse « zone rouge » où toute reconstruction devient interdite.

Cependant, le territoire de la commune de Douaumont sera choisi pour accueillir, entre les deux guerres, non seulement son monument aux morts en 1926 et sa chapelle-abri Saint-Hilaire, inaugurée en 1932, mais surtout la grande nécropole nationale, créée en 1925 et au-dessus de laquelle sera construit et inauguré, le 18 septembre 1927, l’impressionnant Ossuaire de Douaumont, initié par Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun, désireux d’apporter une dernière demeure plus digne aux restes des soldats ramassés sur le champ de bataille de Verdun.

Douaumont et son ossuaire est devenu un lieu symbolique plus fort encore lorsque, le 22 septembre 1984, MM. Kohl et Mitterrand, main dans la main, sont venus marquer, devant l’ossuaire, la réalité de la réconciliation franco-allemande.

A voir :
- La chapelle
-abri Saint-Hilaire ;
- Le monument aux morts ;
- Le Fort de Douaumont ;
- L’ossuaire ;
- La nécropole nationale.

Le village de Douaumont

http://tourisme-pays-verdunois.eu/douaumont/

55100 Douaumont
Lat : 49.2198Lng : 5.43186
0 m
image du poi
13

13-La Tranchée des Baïonnettes

13-La Tranchée des Baïonnettes

Prendre la D 913 vers Bras-sur-Meuse.

La Tranchée des Baïonnettes se trouve sur le chemin.

Construit en 1919, grâce à un américain, Monsieur Rand, et inauguré en 1920, ce monument symbolise le sacrifice de tous les hommes morts, attendant un ordre et qui n’ont pas de sépulture propre.
Il s’agit du plus ancien monument du champ de bataille.
Le 11 juin 1916, 57 hommes du 137e Régiment d'Infanterie de ligne – en majorité Vendéens – qui se préparaient à un assaut y sont enterrés.

Les Baïonnettes ont été installées pour indiquer la présence d’une tombe, contrairement à la légende, ils ne sont pas morts debout.

Le Monument, construit grâce à un don privé Américain, commémore le souvenir de ces combattants.

55100 Douaumont
Lat : 49.214Lng : 5.42555
0 m
image du poi
14

14-Louvemont Côte du Poivre

14-Louvemont Côte du Poivre

Créé au 2e siècle de notre ère, à l’époque gallo-romaine, le village de Louvemont vit principalement d’agriculture.
Une première église est construite au XIe siècle.
Elle est remplacée, au XVIIe siècle, par la construction du chœur d’une nouvelle église dont la nef et le clocher sont érigés en 1778.
Possédant 300 habitants en 1846, sa population ne compte plus, en 1914, que 183 habitants, vivant principalement de l’agriculture.

En août 1914, le front se trouve à peu près à 6 ou 7 km du village. La circulation des civils s’en trouve très limitée. Puis en octobre 1914, une poussée de l’armée française l’éloigne un peu plus des dangers de tirs sporadiques de l’artillerie allemande.

Le 21 février 1916, au déclenchement de la grande offensive allemande, Louvemont se trouve violemment bombardé. Ses défenseurs résistent, jusqu’au 25 février soir, au fracas et aux terribles destructions que provoquent les obus puis à la baïonnette face aux assauts des fantassins allemands.

De la fin février à la mi-décembre 1916, les combats les plus acharnés se portent sur la côte du Poivre, s’étirant de Louvemont à Vacherauville.

Enfin, les 15 et 16 décembre 1916, les Allemands abandonnent le secteur après l’offensive victorieuse du général Mangin.
Les ruines de Louvemont redeviennent alors françaises jusqu’à la fin du conflit.

Classé en « zone rouge », Louvemont est déclaré village détruit en 1919, bénéficiant de ce statut unique qui va lui permettre de construire, entre les deux guerres, son monument aux morts et la chapelle-abri Saint-Pierre aux liens, inaugurée le 3 mai 1930.

L’inscription « En souvenir de Haudraumont et de Mormont » figurant sur ce monument rappelle l’existence disparue de deux petits hameaux de la commune.
De même, l’ajout « Côte du Poivre » à son propre nom témoigne de la volonté de ses anciens habitants de ne jamais effacer de leur mémoire ce haut-lieu qui a marqué l’histoire tragique de la guerre de 1914-1918 et de leur commune.

A voir :
- La chapelle
-abri Saint-Pierre aux liens ;
- Le monument aux morts ;
- Les vestiges de l’ancien cimetière ;
- La fontaine reconstituée et les pierres et rangées d’arbres matérialisant les rues et la mairie-école.

Louvemont Côte du Poivre
http://tourisme-pays-verdunois.eu/louvemont-cote-du-poivre/

55100 Louvemont-cote-du-poivre
Lat : 49.2381Lng : 5.39869
0 m
image du poi
15

1-Bras-sur-Meuse

1-Bras-sur-Meuse

Le village a toujours eu un passé militaire.
Lieu de campement et de commandement du Duc de Brunswick en 1792, centre d’approvisionnement lors du siège de 1870, Bras est également un important site de cantonnement des soldats Français lors de la première guerre mondiale.

Evacué en février 1916, il est complètement détruit lors de la bataille mais n’a jamais été pris.
Bras sert également de campement aux troupes Américaines en 1944.

Prendre la D 964 en direction de Vacherauville.
A Vacherauville prendre à droite en direction de Montmédy.

55100 Bras-sur-meuse
Lat : 49.2059Lng : 5.37592
0 m
image du poi
16

18-Verdun - La citadelle souterraine et autres monuments

18-Verdun - La citadelle souterraine et autres monuments

La citadelle souterraine
Avenue du 5ème RAP
55100 Verdun
Tél. : 03 29 84 84 42
www.citadelle-souterraine-verdun.fr

Centre Mondial de la Paix
Palais épiscopal - Place Monseigneur Ginisty
55100 VERDUN
Tél. : +33 (0)3 29 86 55 00

Sous la citadelle de Verdun, des galeries souterraines furent creusées entre 1886 et 1893. En 1914, la longueur totale des galeries était d’environ 4 km. À la fin de la guerre, on compte 7 km de galeries.

Organisées pour pouvoir abriter 2 000 hommes et les faire vivre, ces galeries se composaient de 6 magasins à poudre, 7 magasins de munitions, une boulangerie, un moulin, un central téléphonique et télégraphique, des machines élévatrices d’eau pour la ville et les forts, des cuisines et de vastes magasins.
Ses fours à pain tournaient nuit et jour produisant 28 000 rations de pain par jour.

Le 13 septembre 1916, une cérémonie fut organisée dans l’une de ces galeries afin de remettre à la cité de Verdun ses premières décorations.

Le 10 novembre 1920, fut désigné le soldat inconnu qui repose aujourd’hui sous l’Arc de Triomphe à Paris.

Aujourd'hui, vous pouvez visiter une partie de ses galeries souterraines en wagonnet. Un circuit vous fera découvrir la vie des Poilus.
En fin de visite, vous assisterez à la reconstitution de la scène du choix du soldat inconnu.
www.tourisme-verdun.fr/_l199_citadelle-souterraine.php

Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l'Homme

Installé dans l’ancien palais épiscopal de Verdun, le Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l’Homme est inauguré en 1994.
Il est le fruit d’un long processus de rapprochement franco-allemand, marqué notamment par le recueillement du Président François Mitterand et le Chancelier Helmut Kohl, main dans la main, devant l’Ossuaire de Douaumont.

Ce centre a pour vocation de participer à ce processus volontaire et continu que nécessitent la défense et la promotion de la paix.
www.tourisme-verdun.fr/_l818_centre-mondial-de-la-paix-des-libertes-et-des-droits-de-l-homme.php

Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l'Homme
http://cmpaix.eu/fr/

Le monument à la Victoire et aux soldats de Verdun

Construit au centre-ville sur les anciens remparts du castrum romain qu'on retrouva après les bombardements de la bataille de 1916, le monument à la victoire et aux soldats de Verdun fut inauguré en 1929.

Les 73 marches de l'escalier monumental conduisent à une crypte qui abrite les fichiers des soldats ayant reçu la médaille de Verdun.
Au sommet de la tour de 30 mètres de haut, la statue d’un guerrier, appuyé sur son épée et regardant vers l’Est. Deux canons russes, pris par les Allemands puis repris par les Français, encadrent la tour.

Ce monument offre aux visiteurs une vue imprenable sur la ville.

La collégiale de la Magdeleine s'élevait à cet endroit. Ses ruines furent rasées on décida de construire à cet emplacement un « mémorial » rendant hommage aux soldats français ayant participé à la Bataille de Verdun.

Ce monument est chaque année le théâtre d’une cérémonie patriotique particulière.
Le 1er novembre, la Flamme du Souvenir qui brûle sous l'Arc de Triomphe à Paris est acheminée à Verdun par les membres du Comité de la Voie Sacrée et de la Voie de la Liberté. Après une cérémonie au Monument aux Morts, la flamme est déposée dans la crypte du Monument à la Victoire.
Veillée par les associations patriotiques, elle y brûle jusqu'au 11 novembre, jour anniversaire de la signature de l'Armistice 1918 où elle regagne Paris.
www.tourisme-verdun.fr/_l336_monument-a-la-victoire-et-aux-soldats-de-verdun.php

Le monument aux enfants de Verdun morts pour la France
Inauguré le 1er novembre 1928, ce monument aux morts met en scène cinq soldats représentant les différentes armes : un fantassin, un sapeur du Génie, un artilleur, un cavalier et un territorial.
Sur le Monument aux Morts sont inscrits 510 noms de verdunois morts pendant la 1ère guerre mondiale.
On y a rajouté par la suite les victimes des autres conflits.
L'architecte Forest et le sculpteur Grange ont illustré la devise « on ne passe pas » par ce mur de soldats faisant un rempart de leurs poitrines contre lequel l'armée allemande est venue se heurter.
www.tourisme-verdun.fr/monument-aux-enfants-de-verdun-morts-pour-la-france.php

55100 Verdun
Lat : 49.1577Lng : 5.37638
0 m
image du poi
17

15-Haumont près Samogneux

15-Haumont près Samogneux

Avant même d’être un village, Haumont près Samogneux, était d’abord un lieu de célébration gaulois du Dieu Soleil par l’intermédiaire d’un autel élevé au 1er siècle de notre ère sur ses hauteurs.
Par la suite, l’armée romaine y établit un camp retranché.

Vers la fin de la guerre de trente ans qui opposait catholiques et protestants, le village se retrouve totalement ruiné par les incessants passages de troupes rançonnant et allant jusqu’à torturer les habitants incapables de les satisfaire.
De 300 habitants en 1850, sa population est passée à 139 en 1914.

Celle-ci est évacuée peu après le début de la guerre, du fait de sa situation très au Nord, trop proche du Front s’étant stabilisé à quelques km de lui, grâce au succès de la Bataille de la Marne.
Il essuie néanmoins un premier bombardement le 7 février 1915 qui endommage une partie de son église.

Mais celui-ci fut sans commune mesure avec celui qu’il subira un an plus tard, le 20 février 1916, au tout début de la grande offensive allemande sur Verdun.
Le 22 février 1916, la vaillante défense du village par le 362e régiment d’infanterie oblige les troupes d’assaut allemandes à se replier…

Ce bref répit pour les poilus se solde par le déferlement d’une pluie de fer et de feu lancée par la puissante artillerie allemande.
Pendant ce violent bombardement, le village s’effondre littéralement, ensevelissant notamment 80 valeureux poilus sous ses pierres et gravats.

L’avancée allemande sur les lignes françaises permet au village d’être éloigné des combats intensifs se déroulant plus au sud jusqu’au mois d’octobre 1918 qui voit la poussée offensive de l’armée française revenir dans son secteur.

Ses ruines, sont en effet reprises le 8 octobre 1918, par le 67e régiment d’infanterie et les 66e et 68e bataillons de tirailleurs sénégalais, soit un peu plus d’un mois avant la fin des hostilités.

Entre les deux guerres, Haumont près Samogneux est décrété, en 1919, « village détruit », dont le statut unique est partagé par huit autres villages de Meuse.

Le 15 mars 1921, il est cité à l’ordre de l’armée pour marquer la reconnaissance de la Nation pour le sacrifice suprême de la commune.

Le 28 août 1928, son monument aux morts est inauguré et en 1932, sa chapelle-abri Saint Nicolas est construite puis meublée et décorée en 1933, prouvant ainsi la volonté de ses anciens habitants, les « Sachots », d’en faire un lieu de mémoire respecté.

En 1940, le début de la seconde guerre mondiale revoit se produire de nouveaux combats sur son territoire, au cours de l’inéluctable poussée de l’armée allemande bousculant les quelques troupes françaises encore vaillantes tentant désespérément de la freiner.

L’effet de l’occupation du Pays qui s’en suit voit l’abandon effectif de l’entretien de ce lieu de Mémoire, de 1940 jusqu’à 1968. La nature y reprenant ses droits, la chapelle disparaît même sous la végétation…

Mais en 1971, sous l’impulsion de son maire, Charles Renversez, un gros travail de nettoyage et de restauration est entrepris.
Et désormais, Haumont près Samogneux et les « Sachots » poursuivent chaque année cet indispensable travail de Mémoire, si nécessaire aux futures générations.

A voir :
- La chapelle Saint-Nicolas (peinture en triptyque de Lucien Lantier, représentant le village en 1914, 1915 et 1916) ;
- Le monument aux morts ;
- Vestiges du village.

Haumont près Samogneux
http://tourisme-pays-verdunois.eu/haumont-pres-samogneux/

55100 Haumont-pres-samogneux
Lat : 49.2724Lng : 5.35146
0 m
image du poi
18

16-Cumières-le-Mort-Homme

16-Cumières-le-Mort-Homme

Ce village détruit, le seul de la rive gauche de la Meuse parmi les neuf villages détruits de la guerre de 14-18, avait 205 habitants en 1913.

Il possède des origines très anciennes puisqu’on y découvrit un puits sépulcral datant de l’époque néolithique en 1873.
Au moyen âge, l’un des seigneurs de Cumières se mit à rançonner tous ceux qui passaient sur ses terres, notamment les habitants de Verdun.
Ceux-ci se liguèrent contre lui et détruisirent son château en 1439.

Près de cinq siècles plus tard, ce sera la totalité du village qui subira le même sort, mais pour d’autres raisons.
En effet, après le déclenchement par l’armée allemande de son offensive massive de février 1916 pour s’emparer de Verdun par les hauteurs de la rive droite de la Meuse,l’état-major allemand décide de déborder par l’ouest la résistance française…

Les Allemands cherchent d’abord à s’emparer des hauteurs du Mort-Homme, au cours d’une bataille particulièrement meurtrière qui va durer 10 jours, du 6 au 16 mars 1916.
Ils y parviennent et prolongent leur attaque le 20 mars vers la cote 304, située plus à l’ouest.
Les combats sont acharnés sous un véritable déluge de feu et dans des conditions climatiques épouvantables.
Plus à l’Est, Cumières, tenu par le 5e bataillon du 254e régiment d’infanterie est attaqué du 16 au 23 mai 1916. Le village tombe aux mains des Allemands le 24 mai 1916, malgré l’héroïque défense des fantassins français.

Il faut attendre le 20 août 1917 pour que les ruines du village de Cumières soient reconquises par le régiment de marche de la Légion étrangère.

A la fin de la guerre, en 1918, Cumières est placé en « zone rouge » avec l’ensemble de la colline du Mort-Homme puis reçoit le statut unique de « village détruit » en compagnie de huit autres villages de Meuse tout aussi martyrisés.

Entre les deux guerres, les anciens combattants, très actifs pour faire honorer la mémoire des innombrables poilus morts, blessés ou disparus sous la boue de cet important champ de bataille, ont permis d’édifier l’impressionnant monument du squelette sur le Mort-Homme en 1922 et d’adjoindre finalement le nom de cette colline sanglante à celui du village détruit de Cumières, « Mort pour la France », tout comme ces 10 000 poilus tombés sur ce secteur du Mort-Homme.

Enfin, comme dans les huit autres villages détruits de la rive droite de la Meuse, Cumières le Mort-Homme édifie le 6 août 1933 la chapelle Saint-Rémi avec les pierres de l’ancienne église pour rappeler qu’à cet endroit était un village heureux de vivre, au pied de sa colline.

A voir :
- La chapelle Saint-Rémi élevée avec les pierres de l’ancienne église (peintures de Lucien Lantier) ;
- Le monument aux morts ;
- Le monument du squelette (œuvre saisissante du sculpteur Jacques Froment-Meurice, érigée par l’amicale des anciens de la 63e division d’infanterie) au sommet de la colline du Mort Homme ;
- Les vestiges du bief de l’ancien moulin.

Cumières-le-Mort-Homme
http://tourisme-pays-verdunois.eu/cumieres-le-mort-homme/

55100 Cumieres-le-mort-homme
Lat : 49.2304Lng : 5.28614
0 m

2 informations complémentaires

Carte des combats de Verdun

source : Musée de l'Armée

l’offensive allemande, 21-25 février 1916
http://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2016/03/offensive-allemande.jpg

- l’extension de la bataille rive gauche, 26 février – 1er mars 1916 :
http://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2016/03/extension-de-la-bataille.jpg

- la bataille d’usure 1er mai – 2 septembre 1916
http://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2016/03/bataille-dusure.jpg

- les offensives françaises 19 octobre – 15 décembre 1916
http://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2016/03/offensive-franc%CC%A7aise.jpg

Types de sol

Bitume

Soyez le premier à commenter !

En poursuivant votre visite, vous acceptez l'utilisation de cookies permettant d'améliorer votre navigation. Pour en savoir plus, cliquez ici. Vous avez également la possibilité de refuser la publicité personnalisée.