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Besse: le jardin clos du rempart

Besse: le jardin clos du rempart

C'est un jardin d'inspiration médiévale par son organisation en carrés avec des espaces définis selon les usages : le potager, les médicinales, les utilitaires et les senteurs.
Le visiteur pourra comprendre l'histoire de la commune à travers l'usage qui était fait des plantes locales.
Situé au cœur de la cité historique de Besse, ce jardin sensibilise aux propriétés intéressantes de toutes ces plantes que l'on nomme "mauvaises herbes".
Passez la petite porte et laissez vous transporter par vos sens...

104 m
max. 1026 m
min. 1021 m
3 m
-4 m
Thématique : Patrimoine

Point de départ


63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.5131Lng : 2.93379
0 m
image du poi
1

Entrée dans le jardin

Face à vous 4 espaces composés de 4 carrés chacun.
A droite, les carrés de senteur. En face, au fond, les carrés des utilitaires.
A gauche, les carrés du potager. En face, au fond, les carrés des médicinales.

2-4 Rue du Château 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.5131Lng : 2.93379
0 m
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2

Les senteurs

Les carrés des senteurs regroupent des variétés de fleurs très diverses.
Le carré des plantes toxiques est conçu pour présenter les plantes dangereuses pour l’homme dans la nature. Les toucher, les respirer sont des actes dangereux et les randonneurs ne sont pas tous sensibilisés à ces plantes souvent très jolies et attirantes.

Le carré des plantes protégées est aussi conçu pour sensibiliser au respect des plantes qui sont rares et protégées. Les plantes ont toutes été achetées dans le commerce.

Le carré de senteurs présente les plantes à parfum qui ont été cueillies pour alimenter les parfumeries de Grasse notamment.

Le carré de plantes mellifères attire de nombreux insectes et surtout les abeilles. Le but est de sensibiliser à l’importance de la pollinisation des fleurs par les abeilles, de la fonction de la fleur dans la création du miel et de l’importance de chaque plante comme le lierre considéré comme un nuisible alors qu’il a un rôle très important à la fin de l’automne pour nourrir les insectes et oiseaux.

Photo : Épervière orangée, plante protégée en Auvergne

3-6 Place de l'Église 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.513Lng : 2.93397
0 m
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3

Les souterrains

Il s'agit de deux canalisations, contemporaines de la construction des remparts, qui permettaient, au Moyen-âge, d'évacuer les eaux de pluie de la cité vers la Couze Pavin située en contrebas.

3-6 Place de l'Église 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.5129Lng : 2.93413
0 m
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4

Les utilitaires

Un espace dédié aux plantes utilitaires se rapportant à l’histoire de Besse est proposé aux visiteurs afin de comprendre les interactions entre les hommes et la nature lorsque l’homme s’est servi des plantes locales ou en a introduit d’autres pour l’alimentation ou le textile.
Les plantes tinctoriales qui servaient à colorer les tissus comme le genêt des teinturiers.

Les plantes céréalières qui étaient transformées en farine dans les 9 moulins banaux installés sur les bords de la rivière : la Couze Pavin (le sarrasin, l’avoine, l’épeautre…)

Les plantes textiles (chanvre et lin)ont été introduites au XVIIIe siècle pour relancer l’économie locale en déclin. Des vestiges de l’aqueduc qui alimentait ces champs sont sauvegardés.

Les plantes qui sont nécessaires au jardin comme les capucines ou les soucis sont présentées là afin d’élargir la démarche au respect de l’environnement en donnant aux visiteurs des clés pour limiter l’apport en produits phytosanitaires en associant les plantes entre elles pour attirer des insectes ou servir de répulsif.

Photo : Lin, plante introduite au XVIIIe siècle à Besse

3 Place de l'Église 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.513Lng : 2.9343
0 m
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5

Les rosiers anciens

Issus de la Rose des Prairies à Charbonnière les Varennes

Charles de Mills : Rosa gallica, son origine est mystérieuse. Il a une floraison unique mais très parfumée. Il était déjà cultivé au XVIIIème siècle. Il est très résistant aux maladies et parasites. Sa couleur intense et sa forme parfaite en font l’un des plus épanouis dans le jardin.

Cardinal de Richelieu : Rosa gallica dont la floraison unique est la plus riche. Elle a été créée vers 1840 en France. La forme de sa fleur rappelle la pivoine.

Rose de Provins : rosa gallica originaire d’Europe centrale et d’Asie occidentale (Turquie, Caucase). Elle était cultivée par les Grecs et les Romains et était une fleur très présente dans les jardins médiévaux. Elle est aussi appelée la rose des apothicaires. Elle est à la base de nombreuses hybridations modernes. Son parfum est très intense même lorsque la fleur est séchée.

Rosa Gallica Versicolore : elle est une mutation de la rose de Provins qui a permis ensuite l’a création de nombreuses panachées. Elle est aussi appelée rosa mundi qui viendrait de « Fair » Rosamonde Clifford, la favorite d’Henri II Plantagenêt.

Rosa rugosa : Originaire du Japon, elle a été introduite en Europe en 1796. La rosa rugosa possède de nombreux hybrides, elle est très résistante et prospère même sur des sols ingrats.

Rosa Hansa : Le cultivar « hansa » a été créé en 1905 en Hollande. C’est une variante de l’hybride de l’espèce rosa rugosa. Il a la particularité d’être remontant (c'est-à-dire qu’il fleurit plusieurs fois de suite) et d’avoir une floraison très abondante.

Honorine de Brabant : rosa bourbon, mutation du commandant Beaurepaire

Rosa Noisette : Cette variété a été découverte en Caroline du Sud au XIXème siècle par les frères Noisette.

Multiflore de Vaumarcus : rosa noisette, hybride de rosa moshata et old blush.

Rosa Portland : A la fin du XVIIIème siècle, en Italie, un hybride a été découvert par le croisement d’une rose de Chine et d’une rose de Damas. Elle a été baptisée du nom de celle qui l’a ramenée en Angleterre, la Duchesse de Portland.

Yolande d’Aragon : rosa portland, créée en 1843 par Vibert.

Rosa Bernard : rosa portland,

Jacques Cartier : rosa portland, créée par Moreau-Robert en 1868

Rosa Alba : c’est une espèce hybride connue dès l’Antiquité et cultivée à la Renaissance obtenue par l’hybridation de roses gallique et canina.

Rosa Cuisse de nymphe : rosa alba, variété de rose rapportée de Crimée au XVIème siècle

Rosa cuisse de nymphe émue : rosa alba, variation de la cuisse de nymphe au rose plus soutenue obtenue en 1835 par Vibert.

Fée des neiges : Rosa croisée par Kordes, créée en 1958

Photo :Rose de Fée des Neiges

3 Place de l'Église 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.5131Lng : 2.93446
0 m
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6

Les simples ou médicinales

Le commerce des plantes médicinales a alimenté du XVIIIème siècle jusqu’au début du XXème siècle, l’économie locale. Les femmes se sont spécialisées dans ce petit commerce plutôt ingrat. Elles ramassaient l’arnica, le souci, la sanguisorbe officinale afin de les revendre aux herboristes qui bénéficiaient de cette main d’œuvre locale peu onéreuse.
Nombreuses sont les plantes sauvages de montagne qui servent à guérir les maux, réactualisées aujourd’hui par le renouveau des « recettes de grands-mères ».
Le carré des sauvages de montagne présente les plantes qui étaient utilisées par l’industrie pharmaceutique et qui étaient ramassées par les femmes.

Le carré des plantes médicinales qui étaient cultivées dans les jardins afin de soigner la famille.

Un carré de bleuet-coquelicots a été planté car ce sont des fleurs qui sont très présentes dans les prairies et beaucoup utilisées dans les médicaments.

Photo :Coquelicot, cette plante a des propriétés sédatives

3-6 Place de l'Église 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.5132Lng : 2.9343
0 m
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7

Le potager

Le carré potager de Besse est constitué des plantes qui étaient à la base de l’alimentation des Bessards jusqu’au début du XVIIIe siècle au début du XXe siècle (pois, choux, pomme de terre).
Le carré potager présente la base de l’alimentation de la population bessarde du XVIIIe siècle au début du XXe siècle.

Le carré des plantes sauvages comestibles de la nature qui sont présentes sur le massif du Sancy comme le chénopode Bon Henri, une variété sauvage d’épinard.

Le carré des plantes aromatiques sont aussi les plantes présentes dans la nature qui parfument les plats comme la marjolaine ou l’aïl de la Victoire.


Enfin, un quatrième carré pour présenter les plantes indispensables à la création du Saint Nectaire soit pour la coloration du lait, pour le parfum qu’elles diffusent dans le lait durant l’été. Le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne mène une campagne auprès des agriculteurs afin de les sensibiliser à ces plantes et favoriser leur pollinisation en ne fauchant pas sur certaines périodes.

Photo :Fenouil des Alpes, parfume le Saint Nectaire d'été, Eric Vallé ©

2-4 Rue du Château 63610 Besse-et-saint-anastaise
Lat : 45.5132Lng : 2.93399
0 m

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