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Paris: Passages - Boulevards - Opéra - Concorde - Vendôme

Paris: Passages - Boulevards - Opéra - Concorde - Vendôme

The Cirkwi brief

Explore Historic Paris: A Unique Walking Journey

Embark on a distinctive exploratory walk through Paris, as crafted by Dominique, that weaves through the city's hidden gems and prestigious landmarks. This route promises an intriguing blend of intimate passageways, bustling boulevards, the grandeur of the Opéra, the elegance of Place Vendôme, and the iconic Place de la Concorde. As you amble, let the city's rich tapestry of history, culture, and architecture envelop you, revealing a Paris less traveled yet profoundly captivating. This adventure, devoid of technical hurdles, invites you to delve beyond the facade of Paris's touristic sheen, guided solely by your footsteps and unwavering curiosity.



Brief Technical Overview

This itinerary spans approximately 15.45 km, starting from the metro Etienne Marcel in the heart of Paris, and unfolds a gradual elevation from 28 to 39 meters with minimal incline, making it accessible for walkers of most abilities. The calculated route doesn't account for pauses at points of interest like the Tour de Jean-sans-Peur, though they enrich the journey. This meticulously planned path, curated by Dominique, is comprehensive, ensuring a fulfilling exploration of Paris's multifaceted charm.



Seasonal Tips and Safety

Walking Paris's streets is a year-round delight, yet each season offers unique charms. Spring and autumn present milder temperatures and vibrant cityscapes, ideal for pedestrians. Summer's warmth welcomes leisurely walks late into the evening, though hydration is key. Winters, albeit chilly, glisten with festive lights, but ensure warm attire. Safety-wise, keep belongings secure and stay aware of your surroundings, especially during nighttime. Comfortable footwear is a must for the journey's length. Take time to relish each site, embracing Paris’s allure at your pace.



Paris: A Historical Tapestry

Paris, the heart of the Île-de-France region, stands as a living museum, narrating centuries of history, art, and architecture. From the Rue Pierre Lescot to the majesty of the Opéra and the grandiose Place de la Concorde, each step within this journey traverses layers of historical significance. The city's fabric is a splendid mosaic of medieval prowess, as exemplified by the Tour de Jean-sans-Peur, Renaissance innovation, and grand Haussmannian boulevards. This travel path not only showcases Paris's architectural marvels but also immerses you in the rich cultural and historical heritage that has shaped the vibrant metropolis we see today.



Paris: Weather Insights and Travel Tips

Parisian climate is predominantly temperate with mild temperatures year-round. Springs and autumns are especially pleasant, offering an ideal backdrop for walking tours. Summers are warm, yet not excessively so, making early morning or late evening jaunts delightful. Winter, while cooler, rarely sees extreme cold, presenting a unique charm with its less crowded streets and festive decorations. For the optimal walking experience, aim for late spring or early autumn when the weather is mild and the city's beauty is in full bloom, enhancing your journey through Paris's timeless elegance.

Automatically generated.

Technical informations

This circuit was updated on: 22/02/2024
15 km
4 h
max. 39 m
min. 28 m

Accessibility

Style : In town
Public : FamilySeniors
Themes : CulturalPatrimonyMajor sitesHistory

Altimetric profile

Starting point

103 Rue Pierre Lescot , 75001 Paris
Lat : 48.86375Lng : 2.34908

Points of interest

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Tour de Jean-sans-Peur

Bâtie en 1409 sur ordre du duc de Bourgogne Jean-sans-Peur, effrayé des conséquences du meurtre du frère du roi, Louis d'Orléans, qu'il fait assassiner deux ans auparavant, cette tour fortifiée, établie sur l'enceinte de Philippe-Auguste, est la plus haute tour civile médiévale de Paris, avec 23 mètres. Dans la magnifique voûte sculptée, de style gothique flamboyant, se mêlent feuilles de chêne, houblon et aubépine. Informations sur tourjeansanspeursite.wordpress.com/

20 Rue Étienne Marcel 75002 Paris
- Dominique David -
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Passage du Grand Cerf

Ouvert en 1825 sur l'emplacement de l'hôtel du Grand Cerf, d'où partaient les Messageries royales à destination de l'est de la France, le passage est couvert de sa verrière en 1845, qui culmine à 12 mètres de haut. Alors laissé à l'abandon, il est intégralement refait à l'identique dans les années 1990. Anecdote : une scène du film de Louis Malle Zazie dans le métro (1960) y a été tournée.

10 Passage du Grand Cerf 75002 Paris
- Dominique David -
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Passage du Bourg l'Abbé

Prolongement du passage du Grand Cerf, il s'ouvre sur la rue de Palestro par un beau portail en pierre flanqué de deux cariatides représentant le Commerce et l'Industrie, dû à Henri Blondel, l'architecte de le Bourse du Commerce.

120 Rue Saint-Denis 75002 Paris
- Dominique David -
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Maison de Nicolas Flamel

Nicolas Flamel, riche bourgeois parisien que la légende fit passer pour un alchimiste ayant trouvé le secret de la pierre philosophale, fit édifier en 1407 cette bâtisse afin d'abriter un commerce au rez-de-chaussée et d'accueillir les déshérités dans les étages, à condition qu'ils prient pour le salut de son âme et de celle de feu son épouse. Bien qu'altérée par les transformations et rénovations successives, cette belle maison médiévale de quatre niveaux, la plus ancienne que l'on puisse dater à Paris, conserve néanmoins les initiales de Flamel sur deux piliers ainsi que diverses sculptures, représentant pour certaines des personnages tenant des phylactères ou assis dans des jardins, pour d'autres des anges jouant d'un instrument de musique. Le linteau situé sous la corniche porte l'inscription : "Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fu fte en lan de grace mil quatre cens et sept, somes tenus chacun en droit soy dire tous les jours une patrenostre et 1 ave maria en priant dieu que sa grace face pardon aux povres pescheurs trespassez. amen."

49 Rue de Montmorency 75003 Paris
- Dominique David -
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Passage de l'Ancre

Ne manquant assurément pas d'un certain charme, quasiment villageois, le passage de l'Ancre - il tire plus que probablement sont nom de l'enseigne d'une ancienne auberge - vit au début du XVIIe siècle l'apparition d'un nouveau mode de transport, le fiacre, qu'un entrepreneur eut l'idée de louer à l'heure ou à la journée. Aujourd'hui, ses ateliers d'artiste ont été reconvertis en boutiques, à l'instar de a "Pep's" l'un des derniers réparateurs de parapluies, ombrelles et parasols de la capitale.

1 Passage de l'Ancre 75003 Paris
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Passage de la Trinité

Cet agréable passage non couvert fut ouvert en 1827 pour permettre d'accéder à l'hôpital de la Trinité, disparu depuis lors.

11 Passage de la Trinité 75002 Paris
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Fontaine de la Reine

Erigée à l'extérieur de l'ancien hôpital de la Trinité, elle fut construite en 1732 par l'architecte Jean Beausire, aidé de son fils, en remplacement d'une première fontaine datant du XVIe siècle Intégrée à l'immeuble situé à l'angle des rue Greneta et Saint-Denis. Munie d'un appareillage à bossages de faible relief, elle est surmontée d'un demi-cercle ainsi que d'un écusson royal. Le mascaron d'eau, qui se trouvait à hauteur des passants, a disparu.

28 Rue Greneta 75002 Paris
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Passage Basfour

Mentionné depuis le XIVe siècle, ce passage piéton menait autrefois à l'ancien hôpital de la Trinité et à son cimetière. Il tire son nom d'un four à plâtre ("Bas-four") qui y était situé à cette époque.

178 Rue Saint-Denis 75002 Paris
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Passage du Ponceau

Ouvert en 1826, le passage, raccourci en 1854 lors du percement du boulevard Sébastopol, qui lui fera perdre la plupart de ses qualités architecturales, tire son nom d'un petit pont ("ponceau" ou "poncel") enjambant un égout, fut couvert en 1605, près de la rue Saint-Denis. Il finira au fil du temps par abriter les entrepôts de marques de confection du Sentier.

4 Passage du Ponceau 75002 Paris
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Passage du Caire

Ce passage est le plus ancien passage couvert de Paris mais aussi le plus long (370 mètres) et le plus étroit (largeur moyenne de 2,70 mètres). Il fut édifié en 1798 à l’emplacement des bâtiments et du jardin du couvent des Filles-Dieu, rue Saint-Denis, à proximité de la cour des Miracles, ses trois galeries principales d'ailleurs dallées avec les pierres tombales des religieuses. Il doit son nom à l'égyptomanie qui suivit la campagne de Napoléon en Égypte. Les rues du quartier en témoignent par ailleurs (rues du Nil, de Damiette, d'Alexandrie, d'Aboukir). Longtemps délaissé, voire délabré, il a subi en 2019 une cure de jouvence (notamment une rénovation de sa verrière), tout en conservant ce caractère particulier, marqué par la frénésie du secteur de la confection du quartier du Sentier.

5 Passage du Caire 75002 Paris
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Place du Caire

L'entrée du passage du Caire, sur la place du même nom, est ornée de trois effigies de la déesse Hathor, reconnaissable à ses oreilles de vache. Cette décoration témoigne de l'égyptomanie qui prévalait à l'époque de son édification (1798), au retour de la campagne égyptienne de Napoléon.

2 Place du Caire 75002 Paris
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Place des Victoires

Sise à cheval sur les 1er et 2e arrondissements, la place des Victoires est une place circulaire de près de 80 m de diamètre dédiée à Louis XIV, au centre laquelle se tient une statue équestre à la gloire de ce dernier. Edifiée à la fin du XVIIe siècle sur des plans de Jules Hardouin-Mansart, à qui l'on doit aussi notamment la place Vendôme et la galerie des Glaces du château de Versailles, la place fait partie des cinq places royales de Paris (avec la place des Vosges, la place Vendôme, la place de la Concorde et la place Dauphine). Le percement de la rue Etienne Marcel au milieu du XIXe siècle endommagera son bel ordonnancement classique ainsi que le jeu de perspective de la rue Feuillade. En effet, cette dernière avait été conçue pour ne pas être prolongée axialement par delà le centre de la place, sa perspective aboutissant sur la statue du monarque et se fermant dans un espace clos par le constructions de la place. La vue depuis la rue Croix-des-Petits-Champs permet de se donner vague idée de l'effet obtenu. La statue équestre en bronze, oeuvre de Bosio inspirée du célèbre Cavalier de bronze de Falconet de Saint-Petersbourg, remplaça en 1832 une statue du général Desaix, remplaçant elle-même une pyramide en bois. La statue originelle de Louis XIV en pied, fut abattue et fondue sous la Révolution, certains éléments de son socle sont exposés actuellement dans la cour Puget du Louvre. Le couturier Kenzo y installe en 1976 sa boutique, ses ateliers et ses bureaux.

9 Rue Étienne Marcel 75001 Paris
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Poste Centrale du Louvre

Fermée depuis 2015, la Poste Centrale du Louvre, dont les guichets étaient ouverts toute la nuit, a rouvert depuis janvier 2022, après près de sept ans de profonds travaux de rénovation/transformation sous la houlette de Dominique Perrault. Outre les guichets, qui ne seront désormais plus accessibles que du lundi au samedi de 8 heures du matin à minuit, le majestueux bâtiment créé en 1886 par Julien Guadet, dont l'enveloppe de pierre recouvre une structure métallique - sa morphologie est d'ailleurs plus proche de celle des immeubles de Manhattan que de ses voisins haussmanniens - abritera aussi un centre de tri, un hôtel, un commissariat, une crèche, des logements sociaux, des commerces, des points de restauration ou encore des bureaux. Plus d'info sur : lapostedulouvre.fr/

50 Rue du Louvre 75001 Paris
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Bourse du Commerce - Pinault Collection

Inaugurée en 1889 suite aux transformations de l'ancienne halle aux blés datant de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, érigée elle-même à la place de l'ancien palais commandé par Marie de Médicis à l'architecte Bullant, la Bourse de Commerce accueille pendant un siècle les activités d'échange sur les marchés à terme. En 2016, François Pinault et la mairie de Paris annoncent le départ de la chambre de commerce, qui occupait les locaux depuis 1998, et sa transformation en espace dédié à l'art contemporain. Après de lourds travaux de restauration et de réaffectation du lieu menés par l'architecte japonais Tadao Andō, la Bourse de Commerce accueille une partie des collections d'art contemporain de l'homme d'affaires (10 000 œuvres, dont les accrochages tourneront), gérées par la Collection Pinault. La structure circulaire de 1767, conçue par Le Camus de Mézières, ainsi que l'armature en fer de la coupole de 1811 de Bélanger, furent heureusement préservées lors des travaux entrepris par Henri Blondel en 1887. De hôtel de Catherine de Médicis, il ne reste qu'une colonne dorique creuse, qui aurait servi d'observatoire à Ruggieri, l'astrologue de la reine, elle même férue d'astrologie L'entrée monumentale s'ouvre par un portique surmonté d'un fronton porté par quatre colonnes corinthiennes cannelées, couronné de trois figures allégoriques (la Ville de Paris flanquée de l'Abondance et du Commerce) dues à Aristide Croisy. L'intérieur est décoré de fresques dans la partie inférieure de la coupole, rénovées à l'occasion du réaménagement du site en 2021, évoquant le commerce entre les cinq parties du monde. Pour plus d'information : www.pinaultcollection.com/fr/boursedecommerce

2 Rue de Viarmes 75001 Paris
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Galerie Véro Dodat

Edifiée en 1826 par deux investisseurs, le charcutier Véro et le financier Dodat, afin de relier le Palais-Royal et les Halles, la galerie, une des premières artères parisiennes à disposer de l'éclairage au gaz, rencontre très vite un vif succès. La présence des Messageries Laffitte et Gaillard, établies à l’entrée du passage contribuent à ce succès, les voyageurs qui attendaient leurs diligences déambulant parmi les magasins à la mode. La tragédienne Rachel y occupa un appartement de 1838 à 1842. Cependant, le Second Empire et la disparition des Messageries amorcent le déclin de la galerie. De style néoclassique, son architecture élégante est accentuée par le strict alignement horizontal des élégantes devantures de bois cernées de cuivre et par la trame diagonale du carrelage noir et blanc qui donne une illusion de profondeur, combinée à la faible hauteur du plafond orné de peintures de paysages là où il n'est pas vitré. Encore peu fréquentée il y a une dizaine d'années, la galerie connaît un retour en grâce, accueillant de nombreuses galeries d'art ainsi qu'une boutique du célèbre maroquinier Christian Louboutin.

8 Galerie Véro-Dodat 75001 Paris
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Palais Royal - Les deux plateaux (colonnes de Buren)

Répondant à la galerie d'Orléans, double colonnade séparant cour et jardin édifiée sous la Restauration, les 260 colonnes de marbres blanc et noir des 'Deux Plateaux" de l'artiste plasticien français Daniel Buren, occupent 3000m² de la cour d'honneur du Palais Royal, siège du Conseil constitutionnel et du ministère de la Culture. Elles en constituent le premier niveau. Le second « plateau » en sous-sol est constitué de trois tranchées creusées dans lesquelles des colonnes de hauteur égale ont été placées. Leur enfoncement progressif montre la pente du sous-sol sur lequel circule à l'origine un plan d'eau reflétant visuellement et de façon sonore le niveau supérieur. Sous cette construction, on entend l'eau qui coule : Buren donne ainsi une autre perception du lieu, une perception sensitive. Les deux plateaux changent de physionomie la nuit grâce à l'éclairage : à l'intersection de chaque bande du maillage est installé un clou luminescent rouge ou vert. Les tranchées sont illuminées par des diodes bleues placées sous la grille. La colonne centrale de la fontaine souterraine est utilisée par les touristes pour jeter des pièces de monnaie (le folklore voulant que si leur pièce atteint et se pose sur le sommet de la colonne, leur vœu le plus cher est exaucé), reprenant ainsi la coutume née à la Fontaine de Trevi à Rome

1 Galerie de la Cour d'Honneur 75001 Paris
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Palais Royal - Jardins

Né du souhait du cardinal de Richelieu d'ornementer le Palais-Royal, le jardin du Palais-Royal est réalisé en 1633 au centre du Palais-Royal par Pierre Desgotz, le jardinier du roi. Il faudra attendre le règne de Charles X pour qu'il prenne son aspect actuel, avec les tracés des allées et les quatre galeries sous arcades qui le bordent : la galerie de Montpensier à l'ouest, la galerie de Beaujolais au nord, la galerie de Valois à l'est et la galerie du Jardin au sud. Ce havre de paix de 20.850m² est agrémenté de deux statues (Le Charmeur de serpent de Martial Adolphe Thabard, et Le Pâtre et la Chèvre, groupe de Paul Le Moyne) et d'une fontaine Wallace. Son célèbre petit canon de bronze, de nos jours détonné par un artificier, tonne le coup de midi.

77 Galerie de Montpensier 75001 Paris
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Fontaine Molière

Elevée en 1844 à l'instigation du comédien et dramaturge François-Joseph Regnier, sociétaire de la toute proche Comédie Française, la fontaine rend hommage à l'auteur du Bourgeois Gentillhomme et de l'Avare, décédé en 1673 dans une maison voisine. Le monument, réalisé sous la direction de l'architecte Louis Tullius Joachim Visconti, aussi auteur de la fontaine de la place Saint-Sulpice, met en scène une statue en bronze de Molière assis, trônant sous un portique à fronton imposant, œuvre du sculpteur Bernard-Gabriel Seurre. Le socle est encadré de deux allégories féminines en marbre, La Comédie sérieuse et La Comédie légère, tenant chacune un parchemin répertoriant les œuvres de Molière. Elles sont, tout comme le Génie du fronton, du ciseau de James Pradier. Les mascarons à tête de lion du registre inférieur crachent l'eau dans une vasque semi-circulaire.

28 Rue Molière 75001 Paris
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Galerie Vivienne

Une des plus somptueuses galeries parisiennes, voici la Galerie Vivienne, bâtie en 1823, avec son riche décor de style pompéien néo-classique conçu par François-Jacques Delannoy Sous son élégante verrière, les peintures et sculptures exaltent le commerce, comme en témoignent les caducées, ancres et cornes d'abondance qui ornent les fenêtres en demi-lunes ainsi que les déesses et les nymphes qui décorent la magnifique rotonde vitrée à coupole hémisphérique qui prolonge la galerie. Le sol en terrazzo est recouvert de belles et sobres mosaïques signées Facchina et Mazzioli, dans un style qui évoque celui des mosaïques de la rue de Rivoli. Au N°13, un escalier monumental mène à l'ancien domicile de François Vidocq après sa démission du poste de chef de la brigade de Sûreté. La galerie est jumelée avec les Galeries royales Saint-Hubert de Bruxelles, ouvertes en 1847.

1 Galerie Vivienne 75002 Paris
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Galerie Colbert

Construite en 1826 pour concurrencer sa voisine, la galerie Vivienne, la galerie Colbert ne rencontra hélas pas le même succès. Après une rénovation très lourde en 1986, elle devient une dépendance de la Bibliothèque nationale de France, consacrée à des expositions et à des conférences, sa belle rotonde couverte d’une coupole en verre en accueillant l'auditorium. Elle abrite aussi l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) ainsi que l'Institut National du Patrimoine. Moins animée que la galerie Vivienne, elle héberge néanmoins la brasserie Le Grand Colbert, de style Art nouveau, dont le cadre 1900 sert souvent de décor pour le cinéma.

8 Rue Vivienne 75002 Paris
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Bibliothèque Nationale de France - Richelieu

Le vaste complexe qui abrite le site Richelieu de la Bibliothèque Nationale de France est historiquement centré sur l'ancien palais du cardinal Mazarin. Ce dernier, qui avait loué l'hôtel Tubeuf et fait agrandir par Mansart et Le Muet pour y accueillir ses collections, l'acquiert définitivement en 1649. Après la mort du cardinal et les vicissitudes successorales qui s'en suivent, le palais s'agrandit encore au XVIIIe siècle, avec les adjonctions de Robert de Cotte et de Jacques Gabriel. Avec la Révolution et l'Empire, les collections croissent et finissent par se sentir à l'étroit, il est dès lors décidé d'évacuer le Trésor et la Bourse pour consacrer l'espace ainsi libéré exclusivement à la bibliothèque. Il faudra attendre le règne de Napoléon III et les colossaux travaux de Labrouste pour voir le site occuper son espace actuel, tout en préservant par ailleurs l'essentiel du bâti préexistant, notamment les splendides galeries de Mazarin, mais également les décors Louis XV de l'ancien Cabinet du roi. Labrouste innove radicalement en ayant recours aux structures métalliques qu'il a déjà expérimentées à la bibliothèque Sainte-Geneviève, à côté du Panthéon, et réalise un véritable chef-d'oeuvre de légèreté, la salle de lecture des imprimés, aussi appelée salle Labrouste. L'incessante croissance des collections pousse François Mitterrand à décider de leur consacrer un site à la mesure de leur ampleur, bénéficiant de toutes les technologies modernes, le site de Tolbiac, à côte de la gare d'Austerlitz. Le site Richelieu doit se réinventer un avenir, celui-ci passe par l'Institut national d'histoire de l'art (INHA), l’École nationale des chartes ainsi que par le Département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France, qui en deviennent les nouveaux locataires. Pour plus d'informations : www.bnf.fr/fr/agenda/visite-guidee-du-site-richelieu

2 bis Rue Vivienne 75002 Paris
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Passage Choiseul

Même s'il ne possède pas l'éclat et l'homogénéité des galeries voisines, Vivienne et Colbert, le passage Choiseul, édifié entre 1825 et 1827 à proximité des Grands Boulevards, alors très à la mode, ne manque certainement pas de charme. Il offre la particularité de superposer les étages commerciaux (rez-de-chaussée et entresol) et résidentiels) (1er et 2e étages). Les différentes campagnes de restauration entreprises entre 2012 et 2019 (verrière, marquises, sol, éclairage) lui ont permis de renouer avec son lustre d'antan. Louis-Ferdinand Céline y vécut enfant de 1899 à 1907. Il le mentionne d'ailleurs, sous le nom de "passage des Bérésinas", dans Mort à crédit (1936). Une borne historique lui rend hommage. Une des sorties du théâtre des Bouffes-Parisiens, ouvert en 1857, donne dans le passage et participe, les soirs de représentation, à son animation. Le passage Sainte-Anne, qui débouche dedans en son milieu, le relie à la rue du même nom.

1 Passage Choiseul 75002 Paris
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Restaurant Drouant

Le célèbre grand restaurant parisien, initialement un bar-tabac fondé en 1880 par l'Alsacien Charles Drouant, en 1880, puis, dès le tournant du siècle, un haut lieu de la dégustation d'huîtres importées directement chaque semaine de Bretagne, accueille le premier mardi de chaque mois, depuis 1914, les jurés du prix Goncourt et, depuis 1926, ceux du prix Renaudot, tous les deux décernés chaque automne.

18 Rue Gaillon 75002 Paris
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Avenue de l'Opéra

34 Avenue de l'Opéra 75002 Paris
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Fontaine Gaillon

Une première fontaine, appelée "fontaine Louis-le-Grand", fut réalisée en 1707 par Jean Beausire, architecte de Louis XIV, avant d'être reconstruite et modifiée en 1827 ou 1828 par Visconti, architecte de Charles X. Elle a été restaurée à maintes reprises depuis lors. La fontaine, sertie dans une niche flanquée de colonnes lisses à chapiteaux corinthiens, est constituée d'une double vasque de style Renaissance. Dans la vasque supérieure, un jeune triton de marbre, oeuvre de Georges Jacquout, armé d'un trident, chevauche et semble taquiner un dauphin. La niche entourant la fontaine est décorée de dauphins, plantes aquatiques et cornes d'abondance, sculptés par François Derre et Combette. Elle se trouve adossée à la façade de l'ancien restaurant de Gérard Depardieu, La Fontaine Gaillon, dont les rênes sont aujourd'hui tenues par le célèbre chef Marc Veyrat.

15 Rue Gaillon 75002 Paris
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Rue des Colonnes

Etant à l'origine une voie privée reliant les rues des Filles-Saint-Thomas et Feydeau, fermée par des grilles de 23 heures à 5 heures du matin, la rue des Colonnes est un des rares témoins de construction sous l'époque révolutionnaire. Le projet est constitué en 1792 et voit son achèvement par son ouverture à l'automne 1797, après moult péripéties. Edifiée selon les plans de l'architecte Nicolas Vestier, qui prévoient des arcades supportées par trente-six colonnes de style dorique inspirées par les temples de Paestum et ornées de palmettes, la rue des Colonnes marque aussi son originalité en superposant les habitations aux commerces du rez-de-chaussée, aisément accessibles aux passants déambulant sous les arcades couvertes. Cette disposition, qui avait été utilisée au passage Feydeau, parallèle à la rue, inspirera les passages couverts, qui fleuriront dans le quartier au XIXe siècle, et, à une échelle nettement plus large, à la rue de Rivoli. Les percements de la rue de la Bourse en 1826 et de la rue du Quatre-Septembre sous Napoléon III mèneront à sa partition tout en la mutilant. Le projet d'en reconstituer la façade sur toute sa longueur, dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la Révolution française, n'aboutira pas.

5 Rue des Colonnes 75002 Paris
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Palais Brongniart (ancienne Bourse)

Née de l'ambition de Napoléon de doter la France d'un emblème de la puissance et de l’accomplissement auxquels elle est parvenue, la Bourse de Paris, dont la construction est confiée par l'Empereur à l'architecte Alexandre-Théodore Brongniart, ne sera achevée qu'en 1825, Brongniart décédant en 1813, Bonaparte abdiquant en 1815. Le bâtiment accueille les activités de la Bourse de commerce jusqu'en 1885. Les cours du marché des actions au comptant étant informatisés depuis 1987 hors du palais Brongniart, ce dernier ne conserve plus que les activités sur le marché à terme des contrats sur l'indice CAC 40, le Matif, jusqu'en 1998. Il trouve ensuite une réaffectation en tant que lieu événementiel (salons, expositions, conférences...), accueille un incubateur de start-ups et l'École européenne des métiers de l'Internet. L'imposant bâtiment est un édifice périptère de style néoclassique.

31B Rue Vivienne 75002 Paris
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Passage des Panoramas

Tirant son nom des deux rotondes à toit conique (détruites en 1831) installées à ses extrémités, où étaient projetées des vues panoramiques en trompe-l'oeil de grandes villes célèbres (Paris, Rome, Jérusalem...), le passage des Panoramas, ouvert en 1800, est un des plus anciens passages couverts de Paris et d'Europe. Il rencontre vite un vif succès auprès de la haute société parisienne, aidé par la proximité du théâtre des Variétés et par ses boutiques de luxe. Sa toiture vitrée et son éclairage au gaz le place à la pointe de l'équipement urbain d'alors. Rénové en 1834, il se voit adjoindre trois passages supplémentaires (Montmartre, Variétés et Saint-Marc). C'est aussi à cette date que s'y installent les graveurs Isidore Aumoitte et Moïse Stern. Ce dernier continuera l'activité au décès de son associé, la maison Stern sera active dans le passage jusqu'en 2015. Ses magnifiques locaux, inscrits aux monuments historiques, sont occupés par le Caffé Stern, mené de main de maître par le maître étoilé Massimiliano Alajmo (www.caffestern.fr/).

15 Galerie des Variétés 75002 Paris
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Passage Jouffroy

Percé en 1846 entre la rue de la Grange Batelière et boulevard Montmartre afin de bénéficier de la popularité du passage des Panoramas dans le prolongement duquel il se trouve, le passage Jouffroy, qui présente la particularité d'être coudé en L, fut le premier à être intégralement construit en fonte et en verre, ses éléments décoratifs étant en bois, et à offrir un chauffage par le sol. Très vite, restaurants, cafés et boutiques s'y installèrent, attirant une animation continuelle, dopée par l'ouverture en 1882 du musée de cires Grévin, qui y possède toujours une entrée. Les travaux de rénovation entrepris les dernières années lui ont rendu tout son lustre.

16 Passage Jouffroy 75009 Paris
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Passage Verdeau

Ouvert en 1846, tout comme le passage Jouffroy qu'il prolonge, le passage Verdeau se tient loin de l'agitation des grands boulevards et a préservé son charme intact. Sous sa lumineuse verrière en arête de poisson, les antiquaires et bouquinistes installés dans les boutiques au style néoclassique épuré raviront les amateurs d'objets anciens qui aiment y flâner.

6 Passage Verdeau 75009 Paris
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Folies Bergère

En 1869 s'ouvre rue Richer une salle de spectacle qui prend de suite le nom de Folies Bergère (du nom d'une rue toute proche). Outre toutes les stars du music hall qui s'y produisent, la salle, où a lieu en 1912 la première apparition sur scène d'une femme totalement dénudée, est aussi réputée pour ses revues, menées par des noms aussi prestigieux que Mistinguett ou Joséphine Baker. En 2013, le groupe Lagardère devient le seul propriétaire des lieux. Tranchant avec le style éclectique caractéristique du Second Empire de l'intérieur, la façade Art Déco due à Maurice Pico frappe par la pureté de ses lignes et par la beauté de sa composition centrale, représentant la danseuse russe Lila Nikolska, juste vêtue d'un chapeau-cloche. Ce bas-relief, recouvert à l'origine de feuille de cuivre, a été doré lors de sa rénovation en 2012.

32 Rue Richer 75009 Paris
- Dominique David -
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Cité de Trévise

Véritable havre de paix hors du temps, la cité de Trévise, lotie en 1838, est une adorable placette arborée au centre de laquelle trône une superbe fontaine, bordée d'immeubles cossus.

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Cité Bergère

6 Cité Bergère 75009 Paris
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Le Bouillon Chartier

Véritable icône de la restauration populaire, le Bouillon Chartier, fondé en 1896 par les frères Chartier, accueille 365 jours par an une clientèle amatrice de cuisine française traditionnelle à petit prix. Son succès ne se dément pas, à tel point qu'aux heures d'affluence, les clients doivent patienter dans la cour intérieure et sous le porche, à l'entrée du restaurant, et parfois sur le trottoir. Le placement en salle se fait sous la contrainte du nombre restreint de places, si bien que les tables sont partagées entre clients. La note est rédigée directement sur la nappe en papier. Classé aux monuments historiques, en raison de l'état de de sa décoration Belle Époque, le restaurant a servi de lieu de tournage de scènes de La Passante du Sans-Souci (1982), de Jacques Rouffio avec Romy Schneider et Michel Piccoli, et d’Un long dimanche de fiançailles (2004) de Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou et Gaspard Ulliel. Lautréamont, auteur des Chants de Maldoror, est mort dans l'immeuble le 24 novembre 1870.

7 Rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris
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Passage des Princes

Ultime passage couvert à être édifié à Paris, le Passage des Princes voit le jour en 1860 sous le nom de Passage Mirès. Reliant le boulevard des Italiens à la rue Richelieu, son apparence élégante et son caractère spacieux le rendent très populaire. Détruit en 1985 dans le cadre d'une opération immobilière, il est reconstruit à l'identique 10 ans plus tard. retrouvant son beau dallage d'origine ainsi que sa lumineuse verrière à double pente rythmée à chaque travée de doubles arceaux métalliques. Il est aujourd'hui le royaume du jouet, l'enseigne JouéClub ayant investi chacun des magasins afin de ne pas dénaturer l'intégrité des lieux.

5B Boulevard des Italiens 75002 Paris
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Opéra Comique/Salle Favart

La troupe de l'Opéra Comique voit officiellement le jour à la fin du règne de Louis XIV. Après plus d'un demi-siècle d'itinérance à travers la capitale, elle prend ses quartiers définitifs sur un terrain appartenant au duc de Choiseul, là où elle se trouve toujours deux siècles plus tard. Deux édifices l'accueilleront successivement, chacun ravagé par un incendie. La salle actuelle est édifiée par l'architecte Louis Bernier et inaugurée en 1898, après onze ans de reconstruction. Elle s'inspire librement de l'Opéra Garnier, en dimensions plus réduites, adoptant le style éclectique en vogue à la Belle Epoque.

10 Rue Favart 75002 Paris
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Opéra Garnier

Fermant avec élégance la longue perspective qui démarre au Palais Royal et entrevue plus tôt dans cette promenade, le monumental Opéra Garnier (autrefois Opéra de Paris avant la création de l'Opéra Bastille), du nom de son architecte, est clairement une des plus belles réussites du Second Empire, s'intégrant à merveille dans son environnement urbain modelé par Haussmann. Archétype du style éclectique qui prévalait à l'époque, ce titan de plus de 11.000m² déploie de manière théâtrale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur un foisonnant décor d'inspiration baroque, où les marbres le disputent aux ors et au cristal. En façade, quatre splendides groupes sculptés, dont la célèbre Danse de Carpeaux (copie de Belmondo, original au musée d'Orsay), célèbrent les arts de la scène, tout comme ceux du couronnement et de la toiture, notamment l'Apollon couronnant la Poésie et la Musique, d'Aimé Millet. Une soixantaine de lampadaires, dont les magnifiques cariatides de Carrier-Belleuse, illuminent le pourtour du monument. Remarquables tant par leur démesure que par leur ornementation, le Grand Escalier comme le Grand Foyer sont les pièces maîtresses de l'intérieur de l'opéra. La salle de représentation, qui ne peut paradoxalement accueillir que 2.200 spectateurs, est surplombée par un beau plafond peint par Chagall en 1964.

10 Place de l'Opéra 75009 Paris
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Place Edouard VII

Cette adorable place aux immeubles percés d'arcades, édifiée en 1912, porte le nom du souverain britannique, fils de la reine Victoria. Sa statue équestre, due à Paul Landowski (qui a aussi réalisé la statue de Sainte-Genevière au pont de la Tournelle), se dresse en son centre, face au théâtre du Edouard VII - Sacha-Guitry.

14 Place Édouard VII 75009 Paris
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Square de l'Opéra - Louis Jouvet

Créé à la fin du XIXe siècle, cette charmante placette, ornée en son centre d'une statue équestre représentant le Poète chevauchant Pégase de Falguière, est le prolongement de la place Edouard VII. La jolie façade Belle Epoque du théâtre de l'Athénée, dirigé par Louis Jouvet de 1934 à 1951 s'y dresse.

3 Square de l'Opéra-Louis Jouvet 75009 Paris
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Olympia

Inaugurée en 1893 avec La Goulue, Fregoli et Loïe Fuller comme têtes d'affiche, l'Olympia connaît un passage à vide dans l'entre-deux-guerres avant d'être repris en main en 1954 par Bruno Coquatrix. Sous sa houlette, la mythique salle de spectacles attire les plus grandes légendes françaises (Brel Bécaud, Brassens, Piaf, Ferré, Johnny Hallyday...) comme internationales (Armstrong, les Beatles, les Rolling Stones...). Inscrite au titre des monuments historiques depuis 1991, elle est rebâtie quasiment à l'identique à quelques mètres de son emplacement tout en conservant sa célèbre façade d'origine.

2 Rue de Sèze 75009 Paris
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Eglise de la Madeleine

Appelée à remplacer une église qui s'y élevait depuis le XIIIe siècle, la Madeleine commença à sortir de terre sous le règne de Louis XV. La Révolution et son climat anti-religieux mit ce chantier entre parenthèses jusqu'à ce que Napoléon charge l'architecte Pierre-Alexandre Vignon d'ériger un temple à la gloire des Armées françaises, fortement inspiré de l'Olympieion d'Athènes. Le projet avait bien avancé lorsque la monarchie revint sur le trône mais les finances serrées des Bourbons et le décès de Vignon le ralentissent, au point que Louis-Philippe, porté au pouvoir par la Révolution de Juillet, envisage un temps de transformer l'église en gare, avant de se raviser. C'est Jean-Jacques-Marie Huvé, collaborateur de Vignon, qui mène le chantier, le plus grand à vocation religieuse de son temps, à son terme, faisant appel à de nombreux peintres et sculpteurs, parmi lesquels Pradier, Etex et Lemaire, à qui l'on doit le gigantesque fronton représentant le Jugement dernier. Finalement consacrée en 1842, l'église, ceinte de 52 colonnes hautes de 20 mètres, supporte mal les outrages du temps - les filets de protection et l'épaisse couche grasse et noirâtre qui la recouvre par endroits, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, en attestent - et nécessite actuellement de lourds travaux de restauration.

6 Place de la Madeleine 75008 Paris
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Fauchon

Fondée en 1886, l'épicerie fine Fauchon, mondialement renommée, est un des temples parisiens de la gastronomie. Son succès ne s'est jamais démenti.

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Cité Berryer - Village Royal

La Cité Berryer, aussi connue sous le nom de "Le Village Royal », est une de ces perles cachées dont Paris a le secret. Créé en 1745 le long de la caserne de la garde royale du roi Louis XIII, elle accueille dès l’année suivante le marché dit "d'Aguesseau", pittoresque et haut en couleurs, qui devient vite un lieu incontournable de la capitale. Au début du XIXe siècle, de magnifiques bâtiments y sont construits et en 1877 le marché prend le nom de "Cité Berryer", en hommage à l’avocat Pierre-Nicolas Berryer, célèbre opposant de Napoléon III. Dans les années 1990, la situation de ce magnifique passage, pourtant encore méconnu de la plupart des Parisiens, entre le Faubourg Saint-Honoré et la Madeleine attire diverses boutiques prestigieuses : Chanel, Dior, Bompard…

5 Cité Berryer 75008 Paris
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Maxim's

Lorsque Maxime Gaillard, garçon de café qui travaillait à l'époque au « Reynolds », un bar américain voisin, et son ami Georges Everaert créent en 1893 un café-glacier à l'enseigne de "Maxim's et Georg's", ils sont loin de se douter du succès fulgurant que leur établissement rencontrera. C'est en effet le tout-Paris de la Belle Epoque qui s'y presse. Réaménagé dans le style Art Nouveau en 1900, il devient un restaurant qui attire toute la jet set de l'époque, ainsi que de nombreux artistes en vue (Feydeau, Cocteau, Proust, Guitry...). Réquisitionné, il devient le restaurant favori des officiers allemands sous l'Occupation. Hermann Göring y dîne en juin 1940. Après la Libération, il est de bon ton de se montrer dans ce qui est devenu une véritable institution gastronomique mondiale. Il est vendu en 1981 à Pierre Cardin qui installe dans ses étages le musée Maxim's, une collection unique en France de meubles et d’objets "Art Nouveau", signés des plus prestigieux créateurs tels que Majorelle, Tiffany, Gallé, Massier ou encore Toulouse-Lautrec. Pour plus d'info : maxims-de-paris.com/fr/le-musee

3 Rue Royale 75008 Paris
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Hôtel de la Marine

Lorsque Louis XV décide de faire aménager une place de prestige à l'ouest des Tuileries, un grand concours d'architecture est organisé, puis un deuxième, infructueusement. Le souverain décide alors de confier l'aménagement à son architecte, Ange-Jacques Gabriel. Celui-ci fait notamment ériger au nord de la place deux façades monumentales, alliant sévérité et légèreté. Il faudra 17 ans, de 1757 à 1774 pour que les deux palais leur correspondant soient édifiés, les actuels hôtel Crillon à l'ouest et de la Marine à l'est. Ce dernier se voit affecter au Garde-Meuble royal (Administration en charge du mobilier du Roi) et en 1777, le premier musée d'Arts décoratifs y ouvre ses portes au public, centré sur trois salles d'exposition (Armes, Meubles et Bijoux). A la Révolution, les collections sont confisquées et déplacées. En 1799, l'hôtel est affecté à la Marine, qui va, au fil du temps, adapter les lieux à ses besoins tout en s'efforçant de préserver les décors d'origine. Durant l'Occupation, l'état-major de la Kriegsmarine s'y établit. Au sortir de la guerre, la Marine va progressivement se désengager du bâtiment pour finalement le quitter en 2015. Après une minutieuse remise en état, le Centre des Monuments Nationaux ouvre la moitié des luxueux salons du XVIIIe siècle au public (l'autre moitié est louée à diverses entreprises, dont la FIFA). L'hôtel de la Marine héberge aussi, et ce pour les vingt prochaines années, une des collections privées les plus prestigieuses au monde, la collection Al Thani, constituée d'un ensemble exceptionnel d’œuvres d’art couvrant une période allant de l’Antiquité à nos jours. Pour plus d'info : www.hotel-de-la-marine.paris/

2 Place de la Concorde 75008 Paris
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Place de la Concorde

Témoin privilégié de l'Histoire de France - on y dressa la guillotine durant la Terreur (parmi ses victimes, Louix XVI, Marie-Antoinette, Danton, Robespierre...) -, la plus grande place de Paris en est assurément une des plus belles. Initialement occupée par une zone de marécages, le lieu est choisi par les échevins de la ville de Paris pour ériger une statue équestre de Louis XV en l'honneur de son rétablissement. Cette statue trônera au centre d'une vaste place octogonale, délimitée par des fossés entourés de balustrades, conformément au plan de Ange-Jacques Gabriel, l'architecte du roi, qui décidera aussi de clore le côté nord de deux monumentaux pavillons, les actuels hôtels de Crillon et de la Marine. La place Louis XV sera renommée place de la Révolution en 1792 avant de prendre son nom actuel en 1795, le Directoire étant soucieux de réconciliation après le bain de sang révolutionnaire. Le célèbre obélisque provenant de Louxor, le plus ancien monument de Paris, offert par le vice-roi d'Egypte Mehmet Ali, prend place en son centre en 1836. Entre 1836 et 1846, Hittorff réaménage la place en y adjoignant deux fontaines monumentales de part et d'autre de l'obélisque (fontaine des Fleuves au nord, fontaine des Mers au sud) et ceinture la place de lampadaires et de colonnes rostrales. L'octogone s'orne de statues à ses huit angles, chacune représentant allégoriquement une ville française. Située à l'intersection de deux axes majeurs de la capitale (un axe est-ouest reliant le Louvre et la Défense; un axe nord-sud reliant l'Assemblée Nationale aux Grand Boulevards), la place de la Concorde offre des perspectives magnifiques sur les Champs Elysées et l'Arc de Triomphe, les Tuileries et le Louvre, mais aussi sur la Madeleine et, sur l'autre rive de la Seine, le Palais Bourbon.

16 Place de la Concorde 75008 Paris
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Jardin des Tuileries

Reliant autrefois le palais du Louvre au palais des Tuileries (ce dernier disparaîtra dans les flammes en 1871, durant la Commune), le jardin des Tuileries, dont le nom vient des fabriques de tuiles qui y étaient établies au Moyen-Age, est l'archétype du jardin à la française. Réalisé selon les plans d'André Le Nôtre, jardinier du roi, ils alternent bosquets, terrasses et bassins disposés symétriquement de part et d'autre de la majestueuse perspective que crée l'allée centrale. Deux pavillons érigés sous Napoléon III à ses angles orientaux abritent l'un le musée de l'Orangerie, dédié aux impressionnistes, l'autre la galerie nationale du Jeu de Paume, lieu d'exposition d'art contemporain consacré à l'image et à la photographie. Par ailleurs, le jardin est aussi un vaste musée statuaire à ciel ouvert, accueillant entre autres des oeuvres de Maillol, Rodin, Moore, Dubuffet ou Louise Bourgeois.

155 Rue de Rivoli 75001 Paris
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Rue de Rivoli

Le projet de relier l'est et l'ouest parisiens voit le jour à la fin du XVIIIe siècle. Il est concrétisé sous Napoléon, dans une première phase qui longe le jardin des Tuileries. La seconde phase prend place dans les années 1850 et prolonge la première le long du Louvre et au-delà, jusqu'au coeur du Marais. La rue de Rivoli, qui doit son nom à la bataille napoléonienne de Rivoli Veronese (1797), déploie ses belles arcades sur le 1.4 km du tronçon longeant les Tuileries et le Louvre. Au 228 de la rue, l'Hôtel Meurice, célèbre palace parisien, a été le siège de l'état-major du commandement militaire allemand de la garnison de Paris commandé par le général von Choltitz.

4 Rue du Mont Thabor 75001 Paris
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Place Vendôme

Bienvenue dans l'univers du luxe. C'est en effet place Vendôme que se trouve l'un des palaces les plus connus au monde, le Ritz, mais aussi joailliers et horlogers de grand renom (Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels, Chaumet...). Et quel plus bel écrin que cette somptueuse place, une des cinq places royales de Paris, conçue par Jules Hardouin-Mansart, à la fin du règne de Louis XIV et achevée sous la régence de Philippe d'Orléans. De plan rectangulaire (120m x 140m) à pans coupés aux angles, elle est une succession harmonieuse d'hôtels particuliers, majestueuse sans être austère. En son centre s'élève, inspirée de celle de Trajan à Rome, une colonne en bronze commémorant la bataille d'Austerlitz, coiffée d'une statue de l'Empereur. Aux n°11 et 13 s'élève l'hôtel de Bourvallais, siège du ministère de la Justice. En 1848, un mètre-étalon a été placé sur la façade, sous la fenêtre à gauche de la porte d'entrée.

3 Place Vendôme 75001 Paris
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Saint Roch

De style essentiellement baroque, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, l'église Saint-Roch, une des plus spacieuses de Paris, est souvent appelée la "paroisse des artistes", tant en référence à ceux qui y reposent (Corneille, Le Nôtre, Diderot, Fragonard...) qu'à cause de sa riche collection d’œuvres d’art mais aussi car elle est l'aumônerie des artistes du spectacle. Derrière la noble façade à deux ordres superposés de largeur inégale couronnée d'un fronton, oeuvre de Robert de Cotte, de splendides chapelles s'ouvrent sur la lumineuse nef à voûte en berceau. Citons la chapelle des Fonts avec ses fresques de Chassériau, la chapelle Saint-Jean-Baptiste et son beau baptême du Christ par Lemoyne, et, derrière le choeur, la chapelle de la Vierge, rajoutée en 1706 par Hardouin-Mansart, avec sa coupole peinte et la belle Nativité de Michel Anguier.

18 Rue Saint-Roch 75001 Paris
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Place des Pyramides

Cette petite place, ouverte en 1801, évoque la campagne d'Egypte de 1798 menée par le général Bonaparte. En son centre s'élève une belle statue de Jeanne d'Arc en bronze doré, oeuvre de Frémiet.

4 Place des Pyramides 75001 Paris
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Arc de Triomphe du Carrousel

Inspiré de l'arc de Septime Sévère, l'arc de triomphe du Carrousel a été commandé par Napoléon pour célébrer la victoire d'Austerlitz. Le monument, haut de 14,6 mètres et large de 19,5 mètres, a été construit de 1806 à 1808 sur les plans de Percier et Fontaine, les architectes de l'Empereur. Construit en calcaire lutétien, ses faces principales sont chacune ornées de quatre colonnes corinthiennes dont le fût est en marbre rouge du Languedoc et surmontées d'une imposante frise en marbre sculptée et gravée. A son sommet, un quadrige en bronze, intégrant une copie par Bosio des chevaux de Saint-Marc (emportés comme prise de guerre par les armées napoléoniennes puis restitués à Venise à la chute de l'Empereur), est flanqué de deux renommées en plomb doré : la Paix et la Victoire. Erigé sur le lieu même où eut lieu en 1662 le Grand Carrousel, gigantesque parade équestre donnée par Louis XIV en l'honneur de la naissance de son fils, le dauphin Louis, il offre une perspective grandiose sur l'enfilade des Tuileries, de la Concorde et des Champs Elysées, avec comme point de mire l'Arc de Triomphe de l'Etoile et l'arche de la Défense.

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Statue équestre de Louis XIV (Le Bernin)

Suite à son séjour parisien, Le Bernin, grand sculpteur et architecte baroque romain, propose à Louis XIV de lui ériger un monument équestre à sa gloire, inspiré de sa statue équestre de Constantin, au Vatican. Commande lui est passé en 1667. Elle ne sera achevée que dix ans plus tard et présentée au Roi Soleil en 1685. Face à la répulsion qu'elle inspire au souverain, il est demandé à François Girardon de la retravailler en Marcus Curtius, un général romain. Malgré les transformations, la statue conserve l'élan et la majesté du ciseau du Bernin. L'original en marbre est conservé à l'orangerie du château de Versailles, la version de la cour Napoléon du Louvre, située au début de la perspective de la Voie Triomphale (Carrousel, Tuileries, Concorde, Champs-Elysées, Etoile, Défense) est une copie en plomb.

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Pyramide du Louvre

Très controversée lors de la présentation du projet en 1984, la pyramide de l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei, d'une hardiesse inouïe, contraste singulièrement par ses lignes épurées avec la décoration exubérante des façades du Louvre. Supportée par une structure d'acier et d'aluminium de 200 tonnes, la pyramide, haute de 21,64 mètres et large de 35,42 mètres (les mêmes proportions que la pyramide de Khéops), est constituée de 603 losanges et de 70 triangles de verre feuilleté.

91A Rue de Rivoli 75001 Paris
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Louvre - Pavillon de l'Horloge

La construction du pavillon de l'Horloge, par Jacques Lemercier, démarra en 1624, sous le règne de Louis XIII, pour ne s'achever que trente ans plus tard, sous celui de Louis XIV. Son dernier étage décoré de cariatides domine le côté ouest de cour carrée du palais du Louvre.

1 Cour Carrée 75001 Paris
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Louvre - Cour Carrée

Située à l'emplacement du premier château du Louvre, édifié par Philippe-Auguste, puis de celui de Charles V, la Cour Carrée naît de la volonté de François Ier de transformer l'ancienne forteresse en un palais de style Renaissance. Il confie les travaux à l'architecte Pierre Lescot et au sculpteur Jean Goujon, suivi par son fils Henri II (1547-1559). C'est ainsi que naît la somptueuse aile Lescot, chef-d'oeuvre de la Renaissance française, richement ornementé de hauts-reliefs allégoriques, de statues, de frises, de guirlandes... Après 70 ans de pause, les travaux reprennent sous Louis XIII, qui charge Lemercier de dupliquer l'aile Lescot vers le nord et d'ériger le pavillon de l'Horloge entre les deux ailes. La Cour Carrée prend sa forme définitive avec Louis XIV, qui fait bâtir dans le style classique typique de son règne, les ailes nord, est et sud. En étant attentif, on peut suivre dans la pierre l'histoire de sa construction, les souverains successifs ayant tenu à apposer leur monogramme sur les parties qu'ils avaient édifier (Henri II, Charles IX, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV).

1 Cour Carrée 75001 Paris
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Louvre - Colonnade

Conçue pour être la véritable entrée du Louvre, face à la ville, l'aile fait l'objet d'un concours lancé par Colbert, ministre de Louis XIV. Le projet remis par Le Bernin, célèbre architecte romain, n'a pas l'heur de plaire au Roi Soleil, qui lui préfère celui de Perrault, Le Vau et Le Brun. Leur projet consiste en une majestueuse colonnade de style corinthien posée sur un soubassement à bossages (celui-ci dégagé en 1967 lors du creusement des fossés a permis de rendre à l'édifice sa vraie hauteur), surmontée d'un attique couronné d'une balustrade. La colonnade encadre harmonieusement le monumental Pavillon central (ou Pavillon Saint-Germain l’Auxerrois), reconnaissable à son grand fronton triangulaire. Les colonnes géminées, relativement inhabituelles, reçurent un accueil réservé de la part des architectes du mouvement classique, qui se référaient au traité de Vitruve, muet à ce sujet.

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Temple protestant de l'Oratoire du Louvre

Le succès de la Société de l'Oratoire de Jésus, fondée en 1611 dans l'esprit de la Contre-Réforme, est tel qu'il nécessite la construction d'une nouvelle église. Celle-ci sera édifiée non loin du Louvre, d'abord par Clément Métezeau, ensuite par Lemercier qui l'achèvera, dans un style suivant les prescriptions de la Contre-Réforme. L'Oratoire, de par sa situation, devient vite chapelle royale, renforçant le pouvoir des Oratoriens, face aux Jésuites rivaux. A la Révolution, l'église est désacralisée, avant, dans un étonnant retournement dont l'Histoire a le secret, d'être cédée en 1911 au culte protestant par Napoléon. En 1889, un monument est élevé à son chevet, derrière les arcades de la rue de Rivoli, en hommage à l'amiral Gaspard de Coligny, chef du parti protestant sous Charles IX, assassiné en ce lieu lors du massacre de la Saint Barthélemy, le 24 août 1572.

160 Rue de Rivoli 75001 Paris
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Palais Royal - Conseil d'Etat

Richelieu acquiert en 1624 des terrains non loin du Louvre où, en 1628, il se fait bâtir par Lemercier, un palais à la mesure de son rang, le Palais-Cardinal. Cédé à la Couronne sous le règne de Louis XIII en 1636, il devient le Palais-Royal et sert de résidence à la régente, Anne d'Autriche, et au jeune Louis XIV enfant pendant les troubles de la Fronde. Marqué par ces événements, Louis XIV, qui se fait édifier le château de Versailles, délaisse Paris et le Palais-Royal, qui est donné en apanage à son frère cadet, Philippe d'Orléans; en 1692 Devenu le palais des Orléans, il connaît son âge d'or durant la Régence (1715 à 1723). Le futur Louis XV étant mineur, c'est le neveu de feu Louis XIV, Philippe d'Orléans, qui tient les rênes du pays. Il fait transformer le palais et le met au goût du jour, dans le style rocaille, par son architecte, Oppenord, Le futur roi Louis-Philippe y voit le jour le 1773. Son père, le futur Philippe-Égalité, y réalise en 1780 une grandiose opération immobilière conduite par l'architecte Victor Louis, qui donne au jardin son aspect actuel, en l'encadrant de constructions uniformes et de galeries, qui abritent cafés, restaurants, salons de jeu, et deviennent le rendez-vous à la mode d’une société parisienne élégante.. Restitué aux Orléans en 1814, mis sous le Second Empire à la disposition du roi Jérôme, plus jeune frère de Napoléon, et est affecté à partir de 1871 à différentes administrations de la République. Il est aujourd’hui le siège du Conseil d'État, du Conseil constitutionnel, du Tribunal des conflits et du ministère de la Culture.

2 Galerie de Nemours 75001 Paris
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