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À voir autour

Circuit du patrimoine

Circuit du patrimoine_Alpe Du Grand Serre
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Circuit du patrimoine
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Crédit : ©M.Pietra

Description

Un circuit du patrimoine pour découvrir certains témoignages historiques et apporter une dimension culturelle à votre regard, sans prétention aucune.

Fours à pain, scierie mécanique fonctionnant à la houille blanche, vieilles maisons typiques, chapelle, stèles du souvenir et plaque de Paul Mistral.

Partez à la découverte des richesses discrètes de notre col. De petits détails en grandes histoires, approfondissez votre connaissance du pays, de son patrimoine et de ses habitants.

Un voyage intéressant au cœur des alpes.

Informations techniques

Vélo route
Difficulté
Non renseignée
Dist.
3.8 km
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Profil altimétrique

Point de départ

Immeuble les Mélèzes , 38350   Alpe Du Grand Serre
Lat : 45.024649Lng : 5.86104

Étapes

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4

Plaque à M. MISTRAL, enfant du pays.

Paul MISTRAL est né dans notre commune, brillant élève dés l’enseignementprimaire, il entre au collège de La Mure en 1887. Là, on remarque sonintelligence et son labeur opiniâtre. Il va travailler à Grenoble dans uneusine comme dessinateur industriel. Cette activité le sensibilise auxdifficultés que connaît la classe ouvrière. Il fonde le journal, le Droit duPeuple. Il milite inlassablement pour des créations sociales. Désireuxd’améliorer le quotidien et le bien être de ses administrés, il oeuvre surtoutpour les plus défavorisés, les mal logés, car depuis 1919 il est Maire de Grenoble après avoir été auparavantélu député en 1910. Il créera la cité Paul Mistral, faite de pavillons avec un petit jardin où l’on pouvaitcultiver des légumes et fleurir la maison. Il insufflera un élan nouveau à la ville, en rachetant à l’armée lesremparts côté sud. Ce qui permît de créer de nouveaux boulevards et d’offrir à la ville la possibilité de sedévelopper au-delà de ces murs devenus inut iles. Il provoquera « l’Exposition Internat ionale de la HouilleBlanche et du Tourisme », donnant à cette occasion une renommée internationale à Grenoble et le bénéficed’équipements modernes. Homme visionnaire, réalisateur prudent mais éclairé, il sera régulièrement réélujusqu’à sa mort. Il n’oubliera pas sa commune d’origine, se faisant construire une jolie maison et faisantjouer son influence pour la création de la route qui relie Séchilienne à La Morte. Malheureusement ildécédera avant de voir sa réalisation. La pierre qui constitue ce monument est faite serpentine, roche demarbre vert, qui a été extraite de la carrière de la Chinarde.

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5

Le refuge STD

Ce refuge est le témoin du début de l’élan touristique vers les montagnes. LaSociété des Touristes Dauphinois (STD), fondée en 1875, est née du schismeprovoqué déjà à l’époque par la centralisation parisienne du Club Alpin Français(CAF). En effet, certains dauphinois se sont opposés au fait que seul le CAF, dontle siège était à Paris, soit le moteur de la promotion de la montagne. Ainsi futfondée la STD qui se proposait exclusivement l’étude des Alpes dauphinoises, soitdu point de vue scientifique, soit du point de vue des excursions qu’elles’efforcera de faciliter par tous les moyens possibles. Pour ce faire, elle recrute des guides, elle équipe lespassages délicats, elle construit ou aménage des refuges ou des chalets. En quelques années, elle ne comptepas moins de 500 membres et du fait de son extension et de son action dans la plupart des domaines abordéspar le CAF, elle apparaît comme un cas unique en France de société alpine locale à développement complet.Notre commune a bénéficié dés 1879, de l’aménagement d’un chalet pour permettre un séjour prolongé aucoeur du massif du Taillefer. A l’époque, le confort était plus spartiate qu’aujourd’hui. Sur d’anciennesphotos, on voit que l’accès à l’étage se faisait par une échelle extérieure, sinon, la silhouette de ce refugeest restée la même qu’à l’époque de sa création. Aujourd’hui, ce refuge a été racheté et s’est transformé engîte labellisé 2 épis Gîtes de France, l’Auriou qui peut accueillir 10 personnes.

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6

Maison de la Valentine

Cette bâtisse est l’unique spécimen qui soit parvenu jusqu’à nous sans avoirété fondamentalement modifiée. En effet, à partir des années 1860 jusqu’àla guerre de 1914, la démographie a été la plus forte, cela grâce à unemeilleure hygiène, plus d’échanges entre les vallées. Nos gens ont vu leurespérance de vie s’allonger et la mortalité infantile beaucoup diminuer.Ceci a eu pour effet la nécessité d’étendre les zones cultivées, d’augmenterla dimension des troupeaux, et d’obliger le réaménagement des maisons pour abriter bêtes et gens. Ainsi,toutes nos maisons furent-elles rehaussées d’un niveau. Le grenier s’est transformé en chambres pour partieet s’est donc allongé lui-même d’autant. Ceci a eu pour effet de supprimer la pièce unique (cuisine, salle àmanger, chambre à coucher).Regardons cette maison : certains savants ont appelé ce type de bâtiment de forme allongée et trèsramassée, avec peu de hauteur, les fermes vaisseaux. En effet, tout est pensé pour affronter les longs moisd’hiver, minimum d’ouvertures, minimum de prises au vent, et tout embarqué à bord : vivres, gens et bêtes,pour affronter les éléments. Cette maison est en fait deux maisons ou plutôt deux feux. Ainsi disait-on desmaisons quand il y avait deux familles, chacun ayant sa cheminée (son feu). Côté est, subsiste un magnifiquepignon borgne à redents. Les redents sont ces formes en escalier, cette disposition sert à rendre la charpentemoins vulnérable au vent, elle permet également d’assurer une meilleure étanchéité du grenier, de sorteque les fourrages ne soient pas endommagés. Ce pignon est très nettement plus haut que la toiture,aujourd’hui en tôle ondulée ou en ardoise. La différence de hauteur nous rappelle que les toits étaientautrefois en chaume, et que l’épaisseur de ce type de couverture faisait pas moins de 30 cm.En regardant les ouvertures vous pourrez comprendre l’organisation des pièces :• la première fenêtre est celle du paële, pièce qui servait à entreposer les vivres, et servait aussi d’atelier,• la seconde fenêtre est celle de la pièce unique, elle est de petite taille pour éviter le froid et est ferméepar une grille faite de barreaux tenus par des tableaux en bois,• la porte d’entrée de la pièce unique est ici encore borgne et de petite taille toujours dans le même soucid’éviter les pertes de chaleur.• Plus loin, une porte plus large, à deux vantaux, avec une ouverture sur l’un d’eux, c’est l’étable. Dans noscontrées, l’entrée des bêtes et des gens a toujours été distincte, l’ouverture dans la porte servait à aérerl’étable durant l’hiver.• Au bout de la maison, à nouveau un pignon, mais vous ne l’avez sans doute pas remarqué, nous sommes auniveau du grenier. Ainsi, les charges de foin pouvaient être directement rentrées à l’aide du char. Dans legrenier, des trappes sont aménagées pour faire descendre le foin directement dans les mangeoires desbêtes.• Autre particularité des maisons d’antan, presque toutes avaient dans la pièce unique une soute, c’est àdire une fosse creusée dans le sol et bouchée par un trappon. On y entreposait les précieuses pommes deterre afin qu’elles se conservent parfaitement, elles se conservaient parfaitement.Ainsi organisée, cette maison pouvait affronter l’hiver. Le minimum de prises au vent, le minimumd’ouvertures et un grenier contenu dans la charpente et rempli de foin formaient ainsi un excellent isolant.La pièce unique étant la seule partie chauffée, un âtre en pierres permettait de faire le feu, la cheminéeétant en principe construite dans le mur de refend, de sorte que son rayonnement chauffe sur ses deuxfaces. Il ne reste que deux fonctions à l’extérieur : le four et l’eau. En face de la maison, vous pouvez voirun bassin en ciment. Ici, l’eau arrivait autrefois par une source captée un peu plus haut. Ce bassin a étémodifié car la partie où arrive l’eau était initialement sur son extrémité. Le bassin est composé de deuxcompartiments : le premier plus petit et équipé de barres en fer (en travers), permettait le remplissage desseaux et la conservation des aliments ou du lait ; l’autre partie, plus longue, servait à abreuver les bêtes,celles-ci pouvaient boire à plusieurs de front.

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7

Le four à pain du Bletonnay

Dans notre commune, le four n’était pas communautaire, chaque hameau enpossédait au moins un, voire comme ici chaque ferme. Cette bâtisse dont rien nepermet de voir l’intérieur, est composée pour moitié du four, (la partie du fond)et pour l’autre partie l’espace réservé à l’utilisation du four, rangement desoutils (pelle, rouable, stockage du bois, caisse à braises). Ce four devaitfonctionner une fois par semaine, voire une fois toutes les deux semaines. Iln’était effectué qu’une seule cuisson, mais on tirait profit au maximum de sa chaleur, aussi, une fois le paincuit, on ne manquait pas de faire cuire un bon gratin ou des tartes (il ne fallait pas gâcher). Commentfonctionne ce four :• Tout d’abord, on fait un feu à l’intérieur du four à l’aide de bois. Celui-ci n’a pas de cheminée, aussi lafumée et les gaz ressortent-ils par la gueule du four et enfument l’espace de travail.• Le four, on le chauffe durant plusieurs heures, en l’entretenant avec beaucoup de braises.• Après quoi on retire les braises à l’aide du rouable (une sorte de râteau racloir).• Ensuite on nettoie le four avec la « pana », (une vieille veste ou un gros morceau de drap de serge trempédans un seau d’eau, au bout d’un long manche), en provoquant un mouvement circulaire afin de repousserles cendres sur les bords du four, laissant propre ainsi la sole (partie où l’on pose le pain à cuire).• Les pains cuisent durant 45 minutes à une heure, selon la grosseur du pâton. Pendant ce temps, se répandune bonne odeur tout alentour mettant chacun en appétit.

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8

La chapelle Sainte Anne

C’est le seul lieu de culte existant encore sur notre commune. C’est en 1658 que leshabitants de la commune fondent leur chapelle et la placent sous le vocable deSainte Anne. Le 26 juillet, fête de la Sainte Anne, est donc le jour de la vogue de laMorte, jour de fête. La chapelle fort simple dans sa conception, a étémalheureusement amputée, pour la nécessité de circulation, d’un mètre cinquantedans les années 1945. La chapelle est surmontée d’un petit clocher : on peutfacilement imaginer les habitants de notre commune s’approcher de la chapelle,appelés à prier ensemble par le tintinnabulement de la cloche, surtout qu’ilsapprécient les rares messes dites en ce lieu, une dizaine par an tout au plus. Lesautres dimanches ou fêtes, ceux-ci doivent se rendre à Moulin Vieux ou à Lavaldens,distants d’une heure de marche, si les conditions sont bonnes. A l’intérieur, cet édifice est empreint desobriété : l’autel ne présente pas une facture très élaborée. Au dessus de celui-ci, une statue de SainteAnne, elle enseigne à Marie, future mère du Christ. Plusieurs statues de saints de même que des tableauxagrémentent l’ensemble. Cette chapelle, sous le vocable de Sainte Anne était un lieu de pèlerinage. Onvenait demander la pluie ou le beau temps suivant les besoins du moment. Ces pèlerinages pouvaient attirerjusqu’à 1000 personnes des communes du plateau matheysin qui montaient par le chemin du Grand Rif. Celaprenait près de trois heures. Si le temps le permettait, on célébrait la messe près de la croix au bout duhameau. Puis on sortait des sacs de quoi se restaurer en prévision des deux heures de descente.

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Points d'intérêt

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Aire de bivouac camping-car de l'Alpe du Grand Serre

Aire de camping-car et de bivouac ouverte toute l'année. Camping sous tente possible sur la prairie. Située au centre station, à côté de l'aire de jeux, vous disposerez d'un branchement électrique et d'un bungalow bloc-sanitaire.Le parking se situe dans le centre du village, près de la Mairie, dans la zone Aire nordique. Le parking est à proximité d'une aire de jeux et à deux minutes de la route menant à la cascade et à la via ferrata. L’aire pour caravanes dispose d’un branchement électrique (24 branchements de 6 A), d’un point d’eau potable ainsi que d’une zone pour les toilettes. Il est impératif d'utiliser son chauffage à gaz, la puissance maximale ne permet pas l'utilisation d'un chauffage électrique. Nous acceptons des caravanes toute l'année. Il n'y a pas de station de vidange (vous pouvez vidanger dans les toilettes). À partir du 15 juin 2025 Nouveau bungalow bloc sanitaire d’une surface de 18m2 comprenant : - 2 douches individuelles équipées chacune d’un lavabo et d’un miroir - 2 compartiments WC (1 Homme et 1 Femme) avec lave-mains - 1 coin plonge indépendant avec 2 éviers, plans de travail et 4 robinets mitigeurs Il est possible de remplir et de vidanger les cassettes WC dans les toilettes des sanitaires. Participation à régler à sur place en espèce ou en chèque (+ taxe de séjour) ou à la mairie uniquement. En hiver le déneigement est assuré et une navette gratuite vous emmène au pied des pistes pendant les vacances scolaires de février et les week-ends de janvier.

Route de la Mure - Station de l'Alpe du Grand Serre 38350 Alpe Du Grand Serre
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Ancien refuge de la Société des Touristes Dauphinois

Voici l'un des premiers hébergement touristique de montagne alpin, témoin du début de l'élan touristique. Ne se visite pas.Ce refuge est le témoin du début de l’élan touristique vers les montagnes. La Société des Touristes Dauphinois (STD), fondée en 1875, est née du schisme provoqué déjà à l’époque par la centralisation parisienne du Club Alpin Français (CAF). En effet, certains dauphinois se sont opposés au fait que seul le CAF, dont le siège était à Paris, soit le moteur de la promotion de la montagne. Ainsi fut fondée la STD qui se proposait exclusivement l’étude des Alpes dauphinoises, soit du point de vue scientifique, soit du point de vue des excursions qu’elle s’efforcera de faciliter par tous les moyens possibles. Pour ce faire, elle recrute des guides, elle équipe les passages délicats, elle construit ou aménage des refuges ou des chalets. En quelques années, elle ne compte pas moins de 500 membres et du fait de son extension et de son action dans la plupart des domaines abordés par le CAF, elle apparaît comme un cas unique en France de société alpine locale à développement complet. Notre commune a bénéficié dés 1879, de l’aménagement d’un chalet pour permettre un séjour prolongé au cœur du massif du Taillefer. A l’époque, le confort était plus spartiate qu’aujourd’hui. Sur d’anciennes photos, on voit que l’accès à l’étage se faisait par une échelle extérieure, sinon, la silhouette de ce refuge est restée la même qu’à l’époque de sa création. Ce sont aujourd'hui des particuliers qui possèdent cet ancien refuge en tant que résidence secondaire.

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Chapelle Sainte-Anne - Alpe du Grand Serre

La chapelle Sainte Anne est le seul lieu de culte de l'Alpe du Grand Serre. Érigée au XVIIème siècle, la chapelle nous rappelle le culte voué à Sainte Anne, culte qui se perpétue de nos jours lors de la randonnée "sur les traces d'une tradition d'antan"C’est le seul lieu de culte existant encore sur notre commune. C’est en 1658 que les habitants de la commune fondent leur chapelle et la placent sous le vocable de Sainte Anne. Le 26 juillet, fête de la Sainte Anne, est donc le jour de la vogue de la Morte, jour de fête. La chapelle fort simple dans sa conception, a été malheureusement amputée, pour la nécessité de circulation, d’un mètre cinquante dans les années 1945. La chapelle est surmontée d’un petit clocher : on peut facilement imaginer les habitants de notre commune s’approcher de la chapelle, appelés à prier ensemble par le tintinnabulement de la cloche, surtout qu’ils apprécient les rares messes dites en ce lieu, une dizaine par an tout au plus. Les autres dimanches ou fêtes, ceux-ci doivent se rendre à Moulin Vieux ou à Lavaldens, distants d’une heure de marche, si les conditions sont bonnes. A l’intérieur, cet édifice est empreint de sobriété : l’autel ne présente pas une facture très élaborée. Au dessus de celui-ci, une statue de Sainte Anne, elle enseigne à Marie, future mère du Christ. Plusieurs statues de saints de même que des tableaux agrémentent l’ensemble. Cette chapelle, sous le vocable de Sainte Anne était un lieu de pèlerinage. On venait demander la pluie ou le beau temps suivant les besoins du moment. Ces pèlerinages pouvaient attirer jusqu’à 1000 personnes des communes du plateau matheysin qui montaient par le chemin du Grand Rif. Cela prenait près de trois heures. Si le temps le permettait, on célébrait la messe près de la croix au bout du hameau. Puis on sortait des sacs de quoi se restaurer en prévision des deux heures de descente.

Le Désert 38350 Alpe Du Grand Serre
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La maison de La Valentine

Cette bâtisse est un témoignage de l'habitat endémique, actuellement encore dans son état originel.On appelle cette bâtisse "Maison de la Valentine" simpelment en raison du nom de sa dernière habitante. Elle est l’unique spécimen qui soit parvenu jusqu’à nous sans avoir été fondamentalement modifiée. En effet, à partir des années 1860 jusqu’à la guerre de 1914, la démographie a été la plus forte, cela grâce à une meilleure hygiène, plus d’échanges entre les vallées. Nos gens ont vu leur espérance de vie s’allonger et la mortalité infantile beaucoup diminuer. Ceci a eu pour effet la nécessité d’étendre les zones cultivées, d’augmenter la dimension des troupeaux, et d’obliger le réaménagement des maisons pour abriter bêtes et gens. Ainsi, toutes nos maisons furent-elles rehaussées d’un niveau. Le grenier s’est transformé en chambres pour partie et s’est donc allongé lui-même d’autant. Ceci a eu pour effet de supprimer la pièce unique (cuisine, salle à manger, chambre à coucher). Regardons cette maison : certains savants ont appelé ce type de bâtiment de forme allongée et très ramassée, avec peu de hauteur, les fermes vaisseaux. En effet, tout est pensé pour affronter les longs mois d’hiver, minimum d’ouvertures, minimum de prises au vent, et tout embarqué à bord : vivres, gens et bêtes, pour affronter les éléments. Cette maison est en fait deux maisons ou plutôt deux feux. Ainsi disait-on des maisons quand il y avait deux familles, chacun ayant sa cheminée (son feu). Côté est, subsiste un magnifique pignon borgne à redents. Les redents sont ces formes en escalier, cette disposition sert à rendre la charpente moins vulnérable au vent, elle permet également d’assurer une meilleure étanchéité du grenier, de sorte que les fourrages ne soient pas endommagés. Ce pignon est très nettement plus haut que la toiture, aujourd’hui en tôle ondulée ou en ardoise. La différence de hauteur nous rappelle que les toits étaient autrefois en chaume, et que l’épaisseur de ce type de couverture faisait pas moins de 30 cm. En regardant les ouvertures vous pourrez comprendre l’organisation des pièces : • la première fenêtre est celle du paële, pièce qui servait à entreposer les vivres, et servait aussi d’atelier, • la seconde fenêtre est celle de la pièce unique, elle est de petite taille pour éviter le froid et est fermée par une grille faite de barreaux tenus par des tableaux en bois, • la porte d’entrée de la pièce unique est ici encore borgne et de petite taille toujours dans le même souci d’éviter les pertes de chaleur. • Plus loin, une porte plus large, à deux vantaux, avec une ouverture sur l’un d’eux, c’est l’étable. Dans nos contrées, l’entrée des bêtes et des gens a toujours été distincte, l’ouverture dans la porte servait à aérer l’étable durant l’hiver. • Au bout de la maison, à nouveau un pignon, mais vous ne l’avez sans doute pas remarqué, nous sommes au niveau du grenier. Ainsi, les charges de foin pouvaient être directement rentrées à l’aide du char. Dans le grenier, des trappes sont aménagées pour faire descendre le foin directement dans les mangeoires des bêtes. • Autre particularité des maisons d’antan, presque toutes avaient dans la pièce unique une soute, c’est à dire une fosse creusée dans le sol et bouchée par un trappon. On y entreposait les précieuses pommes de terre afin qu’elles se conservent parfaitement, elles se conservaient parfaitement. Ainsi organisée, cette maison pouvait affronter l’hiver. Le minimum de prises au vent, le minimum d’ouvertures et un grenier contenu dans la charpente et rempli de foin formaient ainsi un excellent isolant. La pièce unique étant la seule partie chauffée, un âtre en pierres permettait de faire le feu, la cheminée étant en principe construite dans le mur de refend, de sorte que son rayonnement chauffe sur ses deux faces. Il ne reste que deux fonctions à l’extérieur : le four et l’eau. En face de la maison, vous pouvez voir un bassin en ciment. Ici, l’eau arrivait autrefois par une source captée un peu plus haut. Ce bassin a été modifié car la partie où arrive l’eau était initialement sur son extrémité. Le bassin est composé de deux compartiments : le premier plus petit et équipé de barres en fer (en travers), permettait le remplissage des seaux et la conservation des aliments ou du lait ; l’autre partie, plus longue, servait à abreuver les bêtes, celles-ci pouvaient boire à plusieurs de front.

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La scie hydraulique

Ancienne scie hydraulique fonctionnant à la "houille blanche", comme cela se dit en Isère. A l'extérieur, certains éléments permettant le fonctionnement de ce bâtiment sont encore visibles : barrage, conduite forcée...La présence de cette scie est ancienne, des textes de 1725 attestent de son activité. Cette scie a fonctionné de façon régulière jusqu’en 1932. Le départ de son propriétaire provoqua le rapide déclin de celle-ci. Une restauration malheureuse a transformé et effacé en partie l’affectation initiale de cette bâtisse. Toutefois, on peut encore voir la conduite forcée qui produisait la force motrice. Un petit barrage placé à la sortie de la gorge du torrent permettait d'avoir une charge d'eau plus importante et d’assurer la régularité du débit. Cette conduite arrive à droite du bâtiment (côté ruisseau), on peut encore voir la roue de type « Pelton » qui était entraînée par la force de l’eau. Cette roue entraînait un axe sur lequel était raccordé la scie à ruban comme le permettait ce type de roue. Autrefois la scie était à battant, c’est à dire à lame droite ayant un mouvement alternatif. Pour ce type de scie une grande roue en bois avec des pales ou à augets était nécessaire pour obtenir une force suffisante. Ces roues étaient beaucoup plus grandes : 2 m de diamètre. La scie ne fonctionnait pas toute l’année, le débit du torrent n’étant pas toujours suffisant.

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Le four à pain du Bletonnay

Voici un four à pain communal, mais il n'en a pas toujours été ainsi. En effet chaque hameau possède à l'ordinaire son four à pain, voire même chaque ferme. Aujourd'hui, on ne retrouve plus de telle construction partout.Dans notre commune, le four n’était pas communautaire, chaque hameau en possédait au moins un, voire comme ici chaque ferme. Cette bâtisse dont rien ne permet de voir l’intérieur, est composée pour moitié du four, (la partie du fond) et pour l’autre partie l’espace réservé à l’utilisation du four, rangement des outils (pelle, rouable, stockage du bois, caisse à braises). Ce four devait fonctionner une fois par semaine, voire une fois toutes les deux semaines. Il n’était effectué qu’une seule cuisson, mais on tirait profit au maximum de sa chaleur, aussi, une fois le pain cuit, on ne manquait pas de faire cuire un bon gratin ou des tartes (il ne fallait pas gâcher). Comment fonctionne ce four : • Tout d’abord, on fait un feu à l’intérieur du four à l’aide de bois. Celui-ci n’a pas de cheminée, aussi la fumée et les gaz ressortent-ils par la gueule du four et enfument l’espace de travail. • Le four, on le chauffe durant plusieurs heures, en l’entretenant avec beaucoup de braises. • Après quoi on retire les braises à l’aide du rouable (une sorte de râteau racloir). • Ensuite on nettoie le four avec la « pana », (une vieille veste ou un gros morceau de drap de serge trempé dans un seau d’eau, au bout d’un long manche), en provoquant un mouvement circulaire afin de repousser les cendres sur les bords du four, laissant propre ainsi la sole (partie où l’on pose le pain à cuire). • Les pains cuisent durant 45 minutes à une heure, selon la grosseur du pâton. Pendant ce temps, se répand une bonne odeur tout alentour mettant chacun en appétit.

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Plaque commémorative de l'enfant du pays, Paul Mistral

Site dédié à Monsieur Paul Mistral, maire de Grenoble natif de l'Alpe du Grand Serre.Paul Mistral est né dans notre commune de La Morte. Brillant élève dès l’enseignement primaire, il entre au collège de La Mure en 1887. Là, on remarque son intelligence et son labeur opiniâtre. Il va travailler à Grenoble dans une usine comme dessinateur industriel. Cette activité le sensibilise aux difficultés que connaît la classe ouvrière. Il fonde le journal : le Droit du Peuple. Il milite inlassablement pour des créations sociales. Désireux d’améliorer le quotidien et le bien-être de ses administrés, il œuvre surtout pour les plus défavorisés, les mal-logés, car depuis 1919 il est maire de Grenoble après avoir été élu député en 1910. Il créera la cité Paul Mistral, faite de pavillons avec un petit jardin où l’on pouvait cultiver des légumes et fleurir la maison. Il insufflera un élan nouveau à la ville, en rachetant à l’armée les remparts côté sud. Ce qui permît de créer de nouveaux boulevards et d’offrir à la ville la possibilité de se développer au-delà de ces murs devenus inutiles. Il provoquera « l’Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme », donnant à cette occasion une renommée internationale à Grenoble et le bénéfice d’équipements modernes. Homme visionnaire, réalisateur prudent mais éclairé, il sera régulièrement réélu jusqu’à sa mort. Il n’oubliera pas sa commune d’origine, se faisant construire une jolie maison et faisant jouer son influence pour la création de la route qui relie la vallée de La Romanche, depuis Séchilienne, à La Morte. Malheureusement il décédera avant de voir sa réalisation. La pierre qui constitue ce monument est faite de serpentine, roche de marbre vert, qui a été extraite de la carrière de la Chinarde.

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Informations complémentaires

Mis à jour par

Matheysine Tourisme - 21/07/2025
www.matheysine-tourisme.com/
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Période d'ouverture

Toute l'année tous les jours.

Animaux

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Auteur de la donnée

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proposé par Matheysine Tourisme
Gare du Petit Train de La Mure 38350 La Mure France

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