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À voir autour

Explorez le cimetière nord de Saint-Mandé

Explorez le cimetière nord de Saint-Mandé_Saint-Mandé
Explorez le cimetière nord de Saint-Mandé (WIP)_Saint-Mandé
Explorez le cimetière nord de Saint-Mandé (WIP)_Saint-Mandé
Explorez le cimetière nord de Saint-Mandé (WIP)_Saint-Mandé
Crédit : OT Pemb

Description

Le cimetière Nord de Saint-Mandé offre une promenade paisible entre art et mémoire. Ce lieu méconnu révèle de riches témoignages d'art funéraire du XIXe siècle et les sépultures de personnalités marquantes de l'histoire locale et nationale.

Le cimetière Nord de Saint-Mandé est le plus ancien de la ville. Son origine est indissociable de la naissance de la commune : avant de devenir commune en 1790, le hameau n’était qu’une dépendance de Charenton-Saint-Maurice et ses morts étaient inhumés dans le cimetière paroissial qui, jusqu’à son transfert en 1853, se situait autour de l’église de Saint-Maurice à proximité de la Marne. Après la Révolution, devenue autonome mais dépourvue de cimetière, Saint-Mandé est contrainte d'escorter ses défunts vers Vincennes.

Cette situation locale se heurte à une réforme nationale majeure : le décret napoléonien de 1804. Pour des raisons de salubrité, Napoléon impose désormais que les nécropoles soient situées hors des zones habitées, sur des terrains secs, et placées sous l'autorité directe des municipalités.

Dès 1806, la municipalité identifie le site idéal au nord du territoire : le lieu-dit « Les Grands Champs », surnommé le « trou à sables ». Ce terrain vague, entouré de vignes, est retenu pour la perméabilité de son sol, répondant ainsi aux nouvelles exigences sanitaires. Après de longues démarches administratives, le permis de construire est délivré en 1822, permettant l’aménagement définitif de la nécropole entre 1824 et 1825.

Ce parcours a pu être créé grâce aux recherches et à la précieuse collaboration de la Société Saint-Mandéenne d’Histoire et de son président Matthieu Stencel.

Informations techniques

Marche
Difficulté
Non renseignée
Dist.
400 m
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Profil altimétrique

Point de départ

24 avenue Joffre , 94160   Saint-Mandé
Lat : 48.848521Lng : 2.417791

Points d'intérêt

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Monument à Armand Carrel au cimetière Nord de Saint-Mandé

Le 22 juillet 1836 le journaliste Armand Carrel, figure du proue de la défense de la liberté de la presse, est mortellement blessé lors d'un duel dans le bois de Vincennes. Sa tombe est surmontée d'une statue en bronze du célèbre sculpteur David d'Angers.Journaliste engagé dans le défense du républicanisme et de la liberté de la presse, gérant et co-fondateur du journal le National avec Adolphe Thiers et François-Auguste Mignet, Armand Carrel fut l'une des personnalités marquantes de la vie politique sous le règne de Charles X et le début de la Monarchie de Juillet. Talent reconnu et respecté par tous les partis, sa mort à Saint-Mandé à la suite d'une blessure reçue lors de son duel avec Emile de Girardin, directeur de la Presse, fut un choc d'envergure national. Ses funérailles rassembleront plus de 10.000 parisiens parmi lesquelles Chateaubriand, Alexandre Dumas, et de nombreuses personnalités politiques. Au cours de l'enterrement les amis de Carrel demandèrent au sculpteur David d'Angers, lui-même intime de Carrel, de réaliser un monument en son honneur. Une souscription nationale permit la réalisation de celui-ci. David choisit de représenter Carrel debout, grandeur nature. Les feuillets qu'il tient en main et l'inscription sur le piédestal permettent d'identifier un moment précis de la vie du journaliste : la plaidoyer que Carrel tint le 16 décembre 1834 devant la chambre des Pairs, au cours d'un procès intenté par celle-ci contre le gérant du National. Alors emprisonné, Carrel avait été libéré le temps du procès pour pouvoir mener la défense. Il y avait fait sensation, notamment en évoquant la responsabilité d'une partie des Pairs dans l'exécution du Maréchal Ney, évènement qui avait marqué le début de la Restauration. Le monument fut inauguré à Saint-Mandé en 1839. Il devint rapidement et durablement un haut-lieu de pèlerinage républicain.

24 avenue Joffre 94160 Saint-Mandé
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Tombe de J.J. Grandville au cimetière Nord de Saint-Mandé

Dessinateur et caricaturiste renommé, Jean-Ignace-Isidore Gérard, dit Grandville, laisse une œuvre fantaisiste et inclassable. Hostile à la Monarchie de Juillet, il se fait remarquer par ses satires publiées dans La Caricature et Le Charivari.Suite aux lois de 1835 sur la presse, il se consacre à l’illustration, où il déploie son célèbre anthropomorphisme. Inspiré par Callot et Goya, ses maîtres, il développe un sens aigu de la psychologie et un goût pour le fantastique. Ses figures « hybrides », aux frontières de l’humain, du minéral et du végétal, en feront un précurseur admiré des Surréalistes. On lui doit les illustrations magistrales des Fables de La Fontaine (1838), des Voyages de Gulliver ou encore des Scènes de la vie privée et publique des animaux (1842). Preuve de l'intemporalité de son art, son dessin "Le Jongleur des Mondes" orne la pochette d’« Innuendo », le dernier album du groupe Queen, sorti en 1991. Pour l'anecdote, le groupe a non seulement fait colorer l'illustration originale en noir et blanc, mais a également remplacé la médaille de la Légion d'Honneur, située à droite par une banane, ajoutant une touche d'humour décalé à l'œuvre de Grandville. Sa vie s'achève par une crise de démence en 1847 et conformément à ses dernières volontés, il est enterré aux côtés de sa première femme et de ses trois enfants. Suite au legs de son fils en 1890, la Ville assure désormais l’entretien perpétuel de la sépulture de ce visionnaire.

24 avenue Joffre 94160 Saint-Mandé
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Tombe de Fleuride-Albertine Vidocq au cimetière Nord de Saint-Mandé

Cette tombe abrite Fleuride-Albertine Maniez, la troisième épouse et cousine de l’illustre François Vidocq. Ancien forçat devenu chef de la Sûreté, ce dernier vécut à Saint-Mandé de 1826 à 1848.Sa maison et sa manufacture de papier étaient alors situées rue de Lagny (à l'emplacement actuel du lycée Hélène Boucher). C’est dans cet établissement qu’il mit au point et fit breveter un « papier de sûreté » infalsifiable. Fidèle à son passé, Vidocq avait une politique d'embauche unique pour sa manufacture : il ne recrutait que d'anciens forçats. Convaincu que le travail était la seule voie vers la réinsertion, il transforma son usine en un véritable laboratoire social, malgré la méfiance des Saints-Mandéens. Malheureusement, son entreprise ne rencontra pas le succès espéré. Fleuride-Albertine fut sans doute la femme la plus importante dans la vie de Vidocq. Sa dévotion et son soutien constant marquèrent profondément l'ancien policier, qui n'hésita pas à démissionner de ses fonctions le 15 novembre 1832 pour rester à ses côtés et veiller sur son état de santé. Après dix-sept ans de mariage, elle succomba à un cancer en 1847. À son décès l'abbé Chossotte, curé de la paroisse de Saint-Mandé, refusa de recevoir le corps à l'église. Profondément écœuré par l’attitude du prêtre, Vidocq décida de quitter définitivement Saint-Mandé pour s’installer à Paris, mettant fin à plus de vingt ans de présence dans la commune.

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Tombe de Clément Belle au cimetière Nord de Saint-Mandé

Ce singulier petit monument funéraire de style Empire a été érigé en 1809 par les enfants de Clément Louis Belle (1722-1806) et de son épouse Madeleine de Rossi.Peintre et professeur de dessin, Clément Louis Belle fut une figure marquante de la Manufacture des Gobelins, dont il devint l’inspecteur en 1755, puis l’administrateur en 1794. Dans le contexte de la Révolution, il fit brûler toutes les tapisseries ornées d’une fleur de lys, symbole de la monarchie. La raison de la présence de son monument funéraire à Saint-Mandé demeure un mystère historique. Initialement inhumé au cimetière Sainte-Catherine (5e arrondissement), sa dépouille fut transférée en 1824 lors de la fermeture de ce dernier. Alors que d'autres monuments du même cimetière furent déplacés au musée Carnavalet ou au cimetière du Montparnasse, le choix de Saint-Mandé pour la famille Belle reste inexpliqué. L'esthétique du monument témoigne d'une grande finesse. Sur une face : les époux Belle sont représentés de profil en médaillon. Sur l'autre face : un bas-relief représente un pélican nourrissant ses petits de ses propres entrailles. Allégorie du sacrifice parental, cette image possède également une profonde signification chrétienne. Le pélican est l'un des symboles du Christ nourrissant les hommes de son corps et de son sang, faisant directement écho au sacrement de l’Eucharistie. Ce motif souligne ici la noblesse d’un amour qui se donne entièrement pour les siens. Deux inscriptions complètent cet hommage au don de soi : « Pour conserver les jours de leurs enfants, ils auraient sacrifié les leurs » et « Vivants : de tous honorés et chéris. Morts : de tous regrettés ».

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Tombes de Juliette Drouet et Claire Pradier au cimetière Nord de Saint-Mandé

Ces tombes abritent deux femmes dont les destins sont liés à Victor Hugo. Juliette Drouet entretint avec l'écrivain une relation de cinquante ans. À ses côtés repose sa fille Claire, née de son union avec James Pradier.JULIETTE DROUET Née Juliette Joséphine Gauvain à Fougères, benjamine d’une famille modeste, elle devient orpheline de père et de mère peu après sa naissance. Élevée par son oncle, elle suit sa scolarité de 1816 à 1821 au pensionnat religieux de Saint-Mandé, un cadre monacal qui marquera son enfance et où elle choisira, soixante ans plus tard, de reposer pour l'éternité. Sa beauté "émouvante" lui ouvre d'abord les portes d'une vie mondaine : maîtresse du sculpteur James Pradier, elle entame sur ses conseils une carrière de comédienne sous le nom de Juliette Drouet. Cependant, son talent est contesté : lors de la première de Marie Tudor (1833), elle est sifflée par le public. Même Adèle Hugo, l'épouse du poète, soulignera avec une élégance cruelle dans ses lettres que le public tient le jeu de Juliette en « piètre estime ». L'année 1833 marque le tournant de sa vie : Victor Hugo la remarque lors d'une lecture de Lucrèce Borgia. Pour lui, elle abandonne tout, acceptant de devenir la « victime consentante » d'une passion absolue. Hugo exige d'elle une existence de clôture, presque monacale, où elle ne sort qu'en sa compagnie. Malgré cette ombre officielle, elle se révèle indispensable : elle lui sauve la vie lors du coup d’État de 1851 e le suit durant ses vingt ans d’exil à Jersey et Guernesey. Installée dans une maison à portée de vue du poète, elle lui voue un culte quotidien à travers plus de 22 000 lettres. Bien qu’elle endure les infidélités répétées de Hugo, son dévouement ne faiblit jamais. Conscient de ce sacrifice, le poète écrit à ses enfants en 1870 : « Jamais son âme n'a quitté la mienne (...) Elle est ma veuve ». Elle s'éteint en 1883. Bien que l'entourage du poète empêche celui-ci d'assister aux obsèques, l'épitaphe qu'il rédige pour elle scelle leur lien : « Le monde a sa pensée / Moi, j'avais son amour ! ». CLAIRE PRADIER Claire Pradier, (1826-1846), née de la liaison entre Juliette Drouet et le sculpteur James Pradier, connaît une enfance partagée entre divers pensionnats. Bien que son père ne la reconnaisse qu'en 1828, elle trouve en Victor Hugo un protecteur attentif. À partir de 1836, alors qu'elle est en pensionnat chez Mme Devilliers à Saint-Mandé, le poète l'accompagne chaque jeudi pour les visites au parloir. Très pieuse, celle que sa mère surnomme affectueusement « Clairon » ou sa « péronnelle » voit sa santé décliner après avoir échoué à son examen d'institutrice. Elle s'éteint de phtisie à seulement vingt ans, le 21 juin 1846. Le 30 novembre 1845, Claire Pradier écrit dans son testament : « Je prie qu'on m'habille comme le jour de ma première communion, qu'on me porte à bras et qu'on m'enterre dans le cimetière de Saint-Mandé. Je demande encore que ce soit M. l'abbé Chossotte qui dise la messe de mon enterrement et qu'on mette de l'herbe verte sur ma tombe. » Le 11 juillet 1846, les camarades de Claire, accompagnées de Victor Hugo et de James Pradier, escortent le char funèbre. Cet épisode inspire au poète plusieurs vers des Contemplations, où il invite le lecteur à chercher à Saint-Mandé la tombe où « gît ce lys vermeil ». À la mort de sa fille James Pradier avait promis de réaliser un monument destiné à sa tombe. Mais le sculpteur décède en 1852 sans que le mausolée n'ait été réalisé. Victor Hugo, alors en exil à Jersey, décide alors de commander un tombeau modeste, laissant une bande d'herbe autour de la pierre tombale afin d'exaucer les dernières volontés de la jeune femme. Sur la pierre grise de Claire, on peut lire ces mots de l'auteur : « Voilà donc que tu dors sous cette pierre grise / voilà que tu n'es plus ayant à peine été ! / l'astre attire le lys, et te voilà reprise / ô vierge, par l'azur, cette virginité ! ». Fait singulier : Aujourd'hui encore, bien que la sépulture soit entretenue, des visiteurs déposent toujours des pots d'herbe verte au pied de la stèle, respectant ainsi le souhait formulé par la jeune fille il y a près de deux siècles. Témoignages précieux de l'histoire littéraire et amoureuse du XIXe siècle, les sépultures de Juliette et de sa fille sont aujourd'hui protégées au titre des Monuments Historiques.

24 avenue Joffre 94160 Saint-Mandé
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Dates et horaires

  • Du 01/03/2026 au 01/11/2026
  • Du 01/03/2026 au 31/10/2026 de 08:00 à 18:30
  • Du 01/11/2026 au 28/02/2027 de 08:00 à 17:00
  • Du 01/03/2027 au 31/10/2027 de 08:00 à 18:30
  • Du 01/11/2027 au 28/02/2028 de 08:00 à 17:00

Informations complémentaires

Mis à jour par

Etablissement Public territorial Paris Est Marne et Bois - 17/07/2026
www.tourisme-vincennes-marnebois.fr
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Période d'ouverture

Du 01/03 au 31/10 tous les jours de 8h à 18h30.

Du 01/11 au 28/02 tous les jours de 8h à 17h.

Contact

Téléphone : 01 85 44 01 78

Email : tourisme@pemb.fr

Compléments de localisation

Métro ligne 1, arrêt Saint-Mandé
Bus 86 et 325, arrêt Saint-Mandé - Tourelle

Animaux

Non

Auteur de la donnée

28 avenue de Paris 94300 Vincennes France

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Nous n'avons pas d'information sur la difficulté de ce circuit. Il se pourrait que vous ayez quelques surprises en chemin. Avant de partir, n'hésitez pas à vous informer un peu plus et à prendre toutes les précautions nécessaires. Bonne balade ! 🌳🥾