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Notre-Dame de Fidélité

Notre-Dame de Fidélité

C’est dans ce lieu appelé le Bout Varin que se trouve le couvent de la seconde communauté de la Délivrande : le monastère des religieuses dites couramment de la Vierge Fidèle et désormais Notre-Dame de Fidélité. A la suite de la guérison d’Elisabeth de Jumilhac, son père le comte Théodose Le Forestier d’Osseville souhaitait fonder un établissement religieux près du sanctuaire de Notre Dame de la Délivrande. Le comte d’Osseville et le père Saulet acquirent en 1830 cette grande propriété du Bout Varin qui appartenait alors à Mathieu Boullée, ancien maire de Luc, devenu juge de Paix du canton de Douvres. Henriette Le Forestier d’Osseville, fille de Théodose et sœur d’Elisabeth, fut la fondatrice de la communauté ; elle devint sous le nom de mère Sainte Marie la première supérieure de la Vierge Fidèle. La « vieille maison » en pierres de taille et moellons était la demeure de Mathieu Boullée, elle est typique de l’architecture en vogue sous Louis XIV. L’arc boutant de l’escalier porte la date de 1703. Les nouveaux bâtiments ont été construits à partir de 1830 : la communauté, la chapelle et l’orphelinat ; ils ont la rectitude et la simplicité du style néo-classique de cette époque.

Dès 1866, la chapelle fut agrandie, mais ce nouveau sanctuaire n’a été utilisé qu’en 1929. L’année suivante, afin de marquer le centenaire de la congrégation, les religieuses ont souhaité faire réaliser un grand crucifix de verre. Elles firent appel au maître-verrier René Lalique. Celui-ci, qui venait de déposer un brevet d’invention, inspiré par la lumière qui baigne le chœur, proposa d’effectuer non seulement le grand crucifix mais aussi le retable, le tabernacle, les trois verrières, la table de communion, la lampe de sanctuaire et deux colonnes lumineuses.

Le crucifix et la porte du tabernacle sont des œuvres indépendantes on y retrouve derrière le Christ et derrière la colombe du Saint-Esprit la même gloire rayonnante. Toutes les autres œuvres sont décorées de tiges et de fleurs de lys. La lampe de sanctuaire mise à part, tous les autres éléments ont été réalisés à partir de pavés de verre moulé et dépoli, fabriqués par quatre moules différents. Ces pavés enfilés dans des tiges verticales en métal chromé finissent par former des décors légèrement différents. Cette parure de verre dans un ensemble architectural est l’œuvre de René Lalique la plus importante au monde. Le sanctuaire a été classé Monument Historique en 1988. Plus tard, en 1948, pour le jubilé d’or de la supérieure générale, Alix Aymé a réalisé le chemin de croix en laque sur fond d’or et d’argent. Cette œuvre a été également classée Monument Historique en 2009. Enfin, le grand parc est aussi préservé et il peut être visité : statues et monuments religieux abondent : le temple ex-voto dédié à Saint-Joseph édifié en 1835 après la guérison de mère Saint-Marie, la grotte, ancienne glacière, où se trouve une colonne et la statue en bronze de la Vierge offerte en 1838 par monseigneur de Quelen, archevêque de Paris, en remerciement de la conversion du prince de Talleyrand, le grand calvaire et le cimetière des religieuses où est enterrée mère Sainte-Marie,
le Sacré-Cœur en pierre sculptée en 1892 par les frères Jacquier et de nombreuses autres statues.

Infos techniques

40 Rue du Bout Varin
14440 Luc-sur-Mer
Lat : 49.2941Lng : -0.365663
232 j

1 informations complémentaires

Horaires d'ouverture

Du lundi au samedi 10h-11h 14h-17h - dimanche 14h-17h.
Visite guidée sur RDV 2€/pers, réserver au 02.31.37.07.17
Visite individuelle 1€.

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