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Grande Carrière de Spontin
Grande Carrière de Spontin
Grande Carrière de Spontin
Grande Carrière de Spontin

Grande Carrière de Spontin

La Wallonie est, depuis, plusieurs siècles, une région d'industrie extractive. La vallée du Bocq est, dans ce contexte, une zone d'extraction relativement récente. avant le 19ème siècle, l'exploitation des carrières dans nos régions reste essentiellement à usage local. Les difficultés d'accès et le coût du transport explique sans doute cela. La Révolution Industrielle, au 19ème siècle, va changer la donne: d'une part, l'industrie a besoin de routes pavées en bon état, la métallurgie a besoin de chaux, on construit des bâtiments publics, des usines et, d'autre part, le chemin de fer résout la question des transports. La vallée du Bocq bénéficie de cette dynamique vertueuse: nous sommes devant le site des «Carrières et Scieries de Spontin», fondées en 1875. La Grande Carrière fournit une pierre bleue de bonne qualité. Très vite, parallèlement à l'exploitation de la pierre de taille, on exploite aussi les couches de moins bonnes qualité pour produire de la pierre à chaux. Les fours à chaux, toujours visibles le long du sentier des Italiens, en témoignent. Il y eut plusieurs vagues d'immigration italienne à Spontin mais la plus récente remonte à l'après-deuxième guerre mondiale. Un monument commémoratif a récemment été installé, à l'entrée du bien nommé «sentier des Italiens». La Grande Carrière a cessé ses activités en 1958.
La potale de Ste-Barbe, face au monument aux Italiens, date de 1854: elle témoigne de la présence de carrières, sans doute modestes, à cet endroit dès la première moitié du 19ème siècle. Les anciens sites d'extraction eux-mêmes ne sont pas accessibles au public. Les bâtiments de la Carrière sont occupés par Vivaqua. L'intercommunale bruxelloise des eaux y a en effet installé son siège en charge des captages de la vallée du Bocq. Le sous-sol calcaire de cette région présente en effet de nombreuses «sources de dépression» que la Compagnie Bruxelloise capte depuis 1899. L'eau est, depuis cette date, amenée vers Bruxelles par un aqueduc, en grande partie enterré, dont nous pouvons deviner le tracé au hasard de nos promenades dans l'entité d'Yvoir.
En remontant la rue du Bouchat, nous apercevons, à l'arrière des anciens bâtiments des Carrières, les voies de chemin de fer permettant un chargement aisé de la production locale. Quelques mètres plus loin, au moment où nous obliquons fortement vers la gauche, nous nous trouvons à l'endroit même où furent découvertes plus d'une centaine de tombes gallo-romaines et mérovingiennes. Cette colline surplombant le Bocq et orientée au Nord fut donc un lieu d'inhumation entre le 5ème siècle et le 7ème siècle de notre ère.

29/A Rue du Bouchat 5530 Yvoir
Lat : 50.3202Lng : 5.0096
0 m

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