
La tourbe est exploitée depuis environ le XVIIIe siècle. Cette roche, située dans les pacages du fond des alvéoles, représente le seul moyen de chauffage. Afin que chacun puisse bénéficier d’un peu de tourbe pour se chauffer, le découpage se fait en bandes rectilignes étroites, centrifuges. Le parcellaire actuel, même s’il y a eu remembrement vers 1970, traduit bien l’utilisation du fond tourbeux. Dans les années 40, en pleine période de crise énergétique, le gisement de tourbe est considéré comme la richesse principale. Les pouvoirs publics s'intéressent à ce combustible et réalisent d’intenses prospections. Il est alors décidé de réquisitionner les terrains et de passer d’une exploitation artisanale à une production industrielle. Durant la seconde guerre mondiale, une usine est construite ici (voir ruines) par une vingtaine d’ouvriers. Le projet est de distiller de la tourbe pour faire des alcools et de l’essence pour l’industrie et le transport. Avant le démarrage de l’extraction de la tourbe, de la résine de pin des landes est importée pour commencer la distillation. Le mystère demeure sur l’activité de l’usine. De nombreux témoignages, souvent contradictoires, ne permettent pas de savoir si cette usine a réellement fonctionné et durant combien de temps. Accès interdit aux ruines, menace d’effondrement. Propriété privée.