Élise Morin vit et travaille à Paris. Son travail développe une pratique interdisciplinaire, autour de l'écologie et de l'attitude à coexister avec les éléments de la nature. Sur les rivages de l'étang, Élise Morin inscrit son Dédale dans la ligne du paysage lacustre sans en rompre l'horizon. La sculpture aux lignes étirées évolue au contact de la course du soleil et de l'air marin — sa transformation lente prolonge dans la matière les enjeux environnementaux propres à l'étang de Thau, évoquant certaines démarches du land art, notamment celles de Nancy Holt. Associant le basalte à des matériaux issus du territoire industriel et lagunaire, Dédale est une œuvre à vivre et à traverser. Pensée comme une colonne vertébrale, elle invite chacun à s'y appuyer, à la parcourir et à se l'approprier.