
Jusqu’au milieu du xxe siècle, les bois sont rares dans la région Limousin, surtout en altitude. Avec l’abandon des terres cultivées et des pacages ovins, le paysage subit une mutation radicale. Au XIXe siècle, s’étend l’immensité des landes à bruyères où pacagent les moutons. Une terre abandonnée depuis moins de dix ans se couvre de graminées, de genêts et de fougères. Ces dernières prolifèrent puis, en fonction du sol et de l’exposition, s’installent genévriers, bouleaux, sorbiers… dont les graines sont amenées par le vent et les oiseaux. Au delà de vingt ans, l’installation des chênes progresse jusqu’à former une forêt. En fonction des conditions locales (altitude, sol, pluviométrie, orientations) les chênes, par manque de luminosité, cèdent parfois la place aux hêtres dont la croissance est stimulée par une forte hygrométrie. La forêt occupe aujourd’hui les surfaces consacrées autrefois à la lande à bruyères. Les plantations résineuses apparues à la suite de la déprise agricole sont gérées par leurs propriétaires à des fins de production. Les boisements feuillus sont le plus souvent utilisés pour le chauffage.