
Le pont « romain », appelé Pont an daul en 1843 sur le cadastre napoléonien, doit probablement son nom à l’ancienneté de la voie de communication qui le traverse. S’il est difficilement datable, l’expertise architecturale a prouvé qu’il n’a rien de romain, mais il est sans doute antérieur au 19e siècle. Ses trois piles arrondies, ses arches étroites et son tablier en pierres de taille ont été réalisées avec soin.
Une mise en œuvre en tout cas peu commune pour la traversée de cette modeste rivière réunissant juste en amont le ruisseau de Malachappe et celui du Crano. Symbolique jusque dans sa construction, le Pont an Daul a donné son nom à l’entrée de Plouay. La route qui le traversait était la première voie d’accès au bourg. En 1843 sur le cadastre napoléonien,malgré l’existence déjà à cette date de la route actuelle alors nommée « nouvelle route », elle était encore appelée Route Royale n° 169 de Lorient à Roscoff. Venant de Kerchopine, elle remontait au droit la rue de Lann Justice jusqu’à l’église.