

Lorsque les Alliés reprennent l’offensive à l’été 1918, de nombreux Allemands sont faits prisonniers. Sur la première photo, nous pouvons voir une colonne de prisonniers remontant la rue de Vaux, à gauche du monument aux morts, et se dirigeant vers la place du village.
Ces hommes seront ensuite acheminés vers des camps de prisonniers comme on en trouve à Baizieux ou Villers-Bretonneux par exemple. Ils seront utilisés comme main-d’œuvre, même après la guerre, pour nettoyer les anciens champs de bataille.
En arrière-plan, nous pouvons également voir les importantes destructions subies par la commune.
Suite à la mort de son fils le 25 septembre 1915, Rudyard Kipling raconte l’histoire du régiment auquel il appartenait. À travers ses lignes, il raconte le passage du « 2nd Irish Guards » dans la commune en mai 1917, profitant du retour du beau temps. Les soldats cohabitent alors avec les habitants restés à Méricourt. C’est l’occasion pour eux de tisser des liens, dont certains perdureront après le conflit.