

Ribemont-sur-Ancre est particulièrement menacé lors de l’avancée allemande de mars 1918. De ce fait, elle est renforcée par les troupes australiennes, qui cherchent à endiguer l’offensive ennemie. Ainsi, des barricades sont érigées dans la commune, en prévision de combats dans les rues du village.
Finalement, les Allemands sont arrêtés à l’est, et fin mars poursuivent leur avancée au sud de la Somme et se dirigent vers Villers-Bretonneux.
Comme beaucoup de village du Val de Somme, Ribemont-sur-Ancre est évacué par les habitants. Cependant, l’historien officiel Charles Bean découvre avec surprise un civil, venant vers lui malgré les bombardements. L’homme est un vétéran de la guerre de 1870, durant laquelle il a perdu un bras. Il refuse de quitter son domicile face aux Allemands.