





La construction d’un mur en pierre sèche fait appel à une technique ancienne qui consiste à assembler des pierres naturelles sans mortier.
Cette construction à plusieurs intérêts :
Le premier est paysager : effectivement il matérialise parfois les limites d’un terrain ou de chemin. Ici il sert principalement de soutènement pour aménager des terrasses.
Le deuxième est patrimonial car la technique de construction est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’ UNESCO. Le centre des métiers du patrimoine situé à la Paix Dieu propose des formations dans ce domaine.
Le troisième intérêt est économique, en effet, sa construction utilise des roches locales en général trouvées sur place et nécessite l’usage de peu d’énergie. On peut dire que sa construction a une faible emprunte écologique. Il est durable et recyclable à l’infini, il peut être démonté et réutilisé en générant peu de déchets.
Le dernier est certainement le plus important : son intérêt écologique
Sa particularité réside dans son microclimat. La chaleur accumulée durant la journée par la roche est restituée progressivement la nuit. Le mur en pierres sèches bénéficie d’une inertie thermique intéressante pour les animaux à « sang froid »poïkilothermes : reptiles, invertébrés, amphibiens ainsi que pour une flore particulière. Vous observerez la capillaire des murailles, Cymbalaire des murailles appelée aussi « ruine de Rome », divers orpins, et à ses pieds, la centranthe rouge et la laitue des murailles.
Il est un refuge pour la biodiversité. Il offre des cavités pour l’habitation, la reproduction et l’hivernage de nombreux animaux. On peut cité le plus emblématique, le lézard des murailles mais aussi l’orvet fragile. Les oiseaux cavernicoles y nichent : la mésange charbonnière, la mésange bleu, le rouge queue noir, le troglodyte mignon, la bergeronnette grise. Les insectes y sont nombreux par exemple : les fourmis, les abeilles solitaires, les abeilles maçonnes, les punaises appelées vulgairement gendarmes.
Il évite l’érosion des sols, freine le ruissellement et donc le risque d’inondations.
Pour finir, c’est un corridor écologique qui permet le déplacement d’une série d’animaux en toute sécurité.