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Honfleur

Honfleur

Crédit : DR

Honfleur (anciennement Honna Flow puis Honnefleu, origine scandinave du nom) est une ville que les documents mentionnent dès le XIe siècle où elle figure alors parmi les importantes bourgades du duché de Normandie. Comme nous l’indique l’étymologie de son nom, le développement de Honfleur et du port coïncide avec les invasions scandinaves et l’installation des Normands (les vikings) à partir du IXe siècle dans la Baie de Seine. Sa situation géographique privilégiée, de port d’estuaire et de port de mer lui confère, en effet, de nombreux avantages et détermine sa double vocation pour les siècles à venir : la défense du fleuve royal et le départ des grandes aventures sur la mer océane.
La grande période militaire de Honfleur s’ouvre, au XIVe siècle, avec la guerre de Cent Ans, durant laquelle elle joue un rôle prédominant. En raison de la position stratégique de la ville et de ses faibles moyens de défense, le Roi Charles V décide d’en faire un bastion défensif contre les envahisseurs anglais : il fait effectuer de grands travaux de fortification. La forteresse joue alors un rôle défensif de la Normandie, à l’entrée de la Seine face à celle de Harfleur. Durant cette période, le port sert de base de départ à plusieurs expéditions militaires en Angleterre. Les guerres de religion des siècles suivants marqueront la ville mais n’empêcheront pas le développement de Honfleur en tant que port de commerce et port de départ de grandes expéditions.
A l’issue de la Guerre de Cent Ans, la ville relevée de ses ruines, la glorieuse histoire maritime de Honfleur peut débuter. Aux XVIe et XVIIe siècles, Honfleur participe, en effet, activement aux voyages de découverte entrepris dont la célèbre expédition de Samuel de Champlain, en 1608, qui aboutit à la fondation de Québec… » C’est au XVIIe siècle que l’on démantèle les fortifications. Sur ordre de Colbert est construit un bassin à flot (actuel Vieux Bassin) et s’élèvent les Greniers à Sel.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le port intensifie son activité commerciale vers le Canada, les Antilles, les côtes africaines et les Açores. C’est un centre très actif de pilotes, d’armateurs, de négociants et même de corsaires. Parmi eux, Pierre Berthelot, « pilote major et cosmographe du Roi du Portugal », devenu moine sous le nom de « Denis de la Nativité » et Jean-François Doublet, « officier de la Royale », corsaire et compagnon du dunkerquois Jean Bart.
Les peintres, particulièrement sensibles à la lumière de l’estuaire, se promènent à Honfleur dès la fin du XVIIIe siècle. Mais c’est au début du XIXe qu’ils s’y rendent plus nombreux, sur les pas des artistes anglais aquarellistes et paysagistes de talent. Dès 1810-1820, ils découvrent à Honfleur un panorama romantique constitué par les deux collines enserrant la ville médiévale. C’est le début de la peinture en extérieur et donc de la lumière naturelle. Honfleur devient alors un centre artistique exceptionnel : Eugène Boudin, dont l’influence a été déterminante sur le mouvement impressionniste, réunit autour de lui de nombreux amis artistes, dont Jongkind, Monet et le poète Charles Baudelaire.
Aujourd’hui encore nombreux sont les artistes peintres qui dressent leurs chevalets en bordure du Vieux Bassin, cherchant à exprimer une nouvelle vision de la Lieutenance et des maisons du quai Sainte Catherine. Un grand nombre de galeries d’art et d’ateliers d’artistes témoignent également de cet attachement naturel de Honfleur pour l’art pictural.

15 Quai de la Tour 14600
Lat : 49.4193Lng : 0.236421
0 m
2 ans

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