
Transformée au 18e siècle, la chapelle Saint-Nicolas fut construite au 16e siècle comme l’attestent ses éléments de décor. Ses portes en ogive et en anse de panier en accolades surmontées de décors et pilastres, ses contreforts, son clocher et ses rampants ornés de crosses sont particulièrement soignés. De part et d’autre de la porte sud, trônent deux stèles funéraires de l’âge du Fer, dont l’une retaillée. Déplacées ici, elles étaient utilisées aux 6e et 5e siècles avant notre ère pour signaler les cimetières à incinération gauloise. On peut aussi admirer le fameux panneau d’arrêt du petit train.
L’édifice abrite deux statues du 16e siècle, inscrites aux Monuments Historiques, un saint Laurent en bois polychrome tenant le symbole de son martyre, un grill, et un saint Armel en calcaire blanc polychrome, vêtu d’une aube, un dragon à ses pieds. Saint Nicolas, aussi inscrit aux Monuments Historiques et représenté en évêque avec mitre et crosse, date, comme le remaniement, du 18e siècle. Une N.D. de Crénénan, liée à l’édifice du même nom à Ploërdut, au pardon autrefois fort couru près de Guémené-sur-Scorff, complète cet ensemble.
Le traditionnel pardon de la mi-août, fêté en juin depuis peu, regroupait les fidèles du quartier, venant d’une quinzaine de villages des alentours. L’édifice était nettoyé et décoré de fleurs venant des jardins. Il a été rénové entre 1981 et 1987 par le comité de sauvegarde de la chapelle qui organisa durant plusieurs années une fête afin de financer les travaux. Le pardon se perpétue toujours avec messe et moments de convivialités.
Faites demi-tour et revenez sur vos pas.