


La première église est incendiée en 1554, en pleine période de conflits qui secouent cette région frontalière. Les travaux de reconstruction débutent en 1570, mais avancent difficilement en raison de l’instabilité politique et militaire qui règne alors en Artois. La tour que nous admirons aujourd’hui n’est finalement achevée qu’en 1640. Elle est toutefois remaniée après l’incendie de 1730 puis à la suite des destructions de la Première Guerre mondiale.
Avec son allure massive et défensive, cette tour témoigne parfaitement de ces temps troublés. D’imposants contreforts viennent renforcer sa solidité, tandis que des meurtrières permettaient de surveiller et de défendre les abords de l’église en cas d’attaque.
Élevée sur cinq niveaux, la tour est couronnée d’un chemin de ronde protégé par une balustrade crénelée. Aux angles, de petites tourelles de guet facilitaient la surveillance du village et des environs.
La présence d’une cheminée dans l’un des étages laisse également penser qu’une salle de refuge avait été aménagée au XVIe siècle, soit pour les guetteurs chargés de surveiller les alentours, soit pour accueillir les habitants lors des périodes de danger.