
L’église Notre-Dame des Fleurs fut édifiée en 1959 en réutilisant les colonnes du chœur et des bas-côtés, la base du chœur et les sacristies de l’édifice détruit durant la guerre en 1944. Ce dernier fut lui-même bâti en 1896 à l’emplacement d’une église de plan en croix latine du troisième quart du 17e siècle qui comprenait un porche au sud et un ossuaire destiné à recueillir les ossements humains. On ne connait pas son ancien vocable, mais on sait qu’en 1773, le nouveau maître du Lain, Julien-Louis Monistrol, y fit bénir sa chapelle prohibitive.
De cette époque, demeurent l’espace de l’enclos, délimitant autrefois le cimetière, la croix monumentale sculptée d’un Christ datée de 1660 et quelques vestiges, éparpillés autour de l’édifice et dans le jardin du presbytère, des pierres tombales et des fragments de colonnes. On peut aussi admirer à l’intérieur un groupe de la Sainte Famille du 17e siècle. Cette représentation sculptée de Joseph, Marie et Jésus, provenant d’un retable disparu, est assez rare en Bretagne.
Peu courante également, cette Vierge allaitante du 17e siècle dite N.D. de Kergornet, provenant de la chapelle éponyme, fort connue pour son pardon où les nourrices venaient le 1er mai l’invoquer pour avoir du Bon Lait. Grâce au chemin de fer, ce pèlerinage, tout comme celui de Notre-Dame des Fleurs, connurent une grande affluence. Cet instant est immortalisé sur une carte postale du début du 20e siècle à l’arrivée d’un train : une foule de pèlerin descend des wagons pour rejoindre les festivités.
Attenant à l’église, le presbytère, de type ternaire, est construit en 1828, date portée sur le linteau de la porte principale. Une inscription figure sur la dépendance à usage de bûcher construite en retour d’équerre au nord « LA MAISON ND DES FLEURS FAIT PAR P. REMONT ». Ce logis de prêtre remplace un édifice plus ancien, visible sur le cadastre de 1818 avec four au pignon ouest. Il est prolongé d’une travée en 1892.