
En remontant la rue de Quéven, on aperçoit sur la droite un lavoir alimenté par une source aujourd’hui cachée dans une structure semi-circulaire couverte. Servant autrefois de point d’eau aux habitants, cette fontaine, formant un ru qui rejoint le ruisseau du Lain, a été prolongée par un lavoir, probablement à la fin 19e siècle ou au début du 20e siècle, époque propice à ces constructions, en partie financées par l’Etat afin de développer l’hygiène. Constituée de deux bassins, un petit pour le rinçage, un grand pour le lavage, cette structure, alliant ciment et pierre, a connu plusieurs transformations. En 2020, le site a été réhabilité avec dallage en schiste et aménagement paysager.
Plus haut, on remarque plusieurs maisons à étage, érigées face à l’ancienne gare entre le dernier quart du 19e siècle et le début du 20e siècle. Dites de type ternaire, c’est-à-dire formées de trois travées, elles ont les mêmes caractéristiques : baies symétriques rectangulaires en arc segmentaire ordonnancées avec une porte et deux fenêtres au rez-de-chaussée, trois ouvertures à l’étage.
Deux de ces édifices sont à six travées et pourvus de plusieurs portes, dont l’une charretière. Ce sont les anciens hôtels édifiés pour accueillir les voyageurs, rappelant l’impact du passage du train sur la localité. Cette fréquentation nouvelle entraînera aussi l’ouverture de nombreux estaminets et d’une maison de poste à l’angle des rues de Kergornet et de Moustoiric. C’est également dans ces circonstances que Théophile Viollet du Breuil, inspecteur des Ponts et Chaussées, en charge de la ligne, acheta en 1871 le château du Lain.