
En traversant cette zone boisée, vous pouvez découvrir les espèces caractéristiques de la forêt bretonne, chênes et châtaigniers sous lesquels poussent le houx et la fougère. Mais savez-vous que tout au fond de ce bois privé se cache un dolmen oublié de tous ? Cette table de pierre, « doal maen » en breton, date de la fin du néolithique, soit plus de 3 000 ans avant notre ère. Elle signale une sépulture composée d’une chambre funéraire.
Autrefois appelée « an tri men », les trois pierres, en référence aux trois piliers supportant la table, elle est aussi signalée par les archéologues sous le nom mystérieux de Lonch-Torrigan ou plus sûrement Lonch Korrigan, la maison du Korrigan.
Connaissez-vous ces lutins bretons, petits, très ridés, malingres et poilus, aux cheveux longs parfois tressés, le front orné de cornes ? On sait qu’il existe au moins quatre peuplades différentes parmi les korrigans, habitant les bois, les landes, les lieux humides et les fermes abandonnées. Le nôtre appartient visiblement à celle des bois ou plus sûrement à celle des landes qui dominaient ici autrefois.
S’il est des bois, c’est un Kornikaned : il a l’habitude de chanter en soufflant dans une petite corne. S’il est des landes, c’est un Kannerez Noz, un chanteur de nuit qui danse en ronde avec ses camarades au clair de lune. Une chose est sûre : ce petit peuple vit sous les dolmens où il cache, selon les dires, son trésor.
Très discret, vous avez peu de chances de l’apercevoir, si ce n’est, vous l’avez bien compris, à la pleine lune quand il sort s’amuser. Mais alors méfiance s’il vous invite dans la ronde, car vous serez condamné à chanter et danser toute la nuit. Interdiction de s’arrêter sous peine de malédiction. Par contre, si vous relevez le défi, de l’or pourra vous être offert !