La légende, reprise notamment par Anatole France dans L’Étui de nacre, rapporte qu’Olive et Libérette, deux sœurs issues d’une illustre famille de Hauteville, quittaient chaque soir la maison paternelle pour se rendre dans le bois de Chaumont afin d’écouter les exhortations de saint Bertauld. Avant de partir, elles laissaient leurs fuseaux dans leur chambre, comme si elles poursuivaient leur ouvrage, et, à leur retour, elles découvraient davantage de fil filé qu’elles n’auraient pu en produire elles-mêmes.
Pour franchir le ruisseau de Chappe, un saule s’inclinait, leur servant de pont.
Un soir de pluie, les deux sœurs arrachèrent chacune un échalas dans les vignes pour faciliter leur passage. Mais, arrivées au bord du ruisseau, le saule ne s’abaissa pas comme à son habitude. L’une des sœurs retourna replanter l’échalas à l’endroit où elle l’avait pris, tandis que l’autre traversa le ruisseau. À partir de ce jour, elles ne se revirent plus, vivant séparées mais toujours proches l’une de l’autre dans les bois de Chaumont.
Un pèlerinage à pied relie encore aujourd’hui Chaumont-Porcien à Sainte-Olive chaque lundi de Pentecôte.