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Intérieur - Architecture romane
Intérieur - Architecture romane

Intérieur - Architecture romane

Crédit : Office de Tourisme Riom Limagne

Retranscription de l'audioguide :

" Nous voilà dans la partie romane de la collégiale où dominent les tons clairs. La nef est couverte d’une voûte de pierre demi-cylindrique dite en berceau continu, sur environ 18 mètres de long. C’est peu, et pourtant l’église semble monumentale. Cela s’explique par une parfaite articulation entre les murs de la nef et de la voûte : rien ne vient briser la ligne verticale des murs qui s’incurvent naturellement pour devenir voûte.

La nef se déploie sur deux niveaux. Au premier, de grandes arcades en plein cintre marquent la limite entre la nef et les bas-côtés. Chacune d’elles repose sur des colonnes lisses adossées à un pilier carré. A l’étage, les tribunes s’ouvrent sur la nef par une série de baies géminées c'est-à-dire des ouvertures réunies par une colonnette centrale.
Dans la nef, la lumière arrive de tous les côtés. Elle confère à cet espace une certaine sérénité renforcée par les vitraux très sobres d’inspiration cistercienne en verre gris clair, choisis lors des restaurations du XIXe siècle. Aujourd’hui il n’y a plus de chanoines et seuls les paroissiens occupent l’église. Les offices se tiennent dans la partie gothique. L’absence de bancs dans la nef romane offre ainsi un espace ouvert, propice à la flânerie… chants médiévaux


La porte d’entrée de l’édifice dans le dos avancez tout droit pour découvrir deux exemples de cuves baptismales. La première, assez sommaire, est posée à même le sol. Il s’agit d’un bassin octogonal en pierre claire assez profond. Touchez-la pour vous représenter son volume.
Puis, approchez vous de la deuxième cuve baptismale située derrière la première. Octogonale également, elle est posée sur un piédestal en pierre, et surmontée d’une élévation en bois sculpté, très effilée, rappelant la flèche d’un clocher. Le piédestal montre une série d’arcs brisés reposant sur des colonnettes. La panse de la cuve est ornée de trilobes, forme creuse ressemblant à un trèfle.
L’élévation en bois est la plus ouvragée. Les huit panneaux qui en forment la base sont ornés de fines lancettes sculptées en creux qui se terminent en arcs tréflés. Chaque panneau est séparé de son voisin par deux colonnettes posées l’une sur l’autre et surmonté d’un toit à deux pans. Au dessus se déploie une frise de fleurs dont le cœur est ouvert. Encore au dessus s’élève une flèche très ouvragée, ornée de choux frisés.

Prenez un moment pour découvrir les différents composants de ces fonts baptismaux remarquables. Vous pouvez également ouvrir les panneaux qui donnent accès à la cuve. Puis lorsque vous souhaiterez continuer, faites un quart de tour à droite et avancez jusqu’ à la quatrième travée de la nef. Sur la gauche se tient une statue moderne de Catherine de Sienne

Catherine de Sienne est une dominicaine mystique. Elle est l’une des figures marquantes du catholicisme médiéval par la forte influence qu’elle a eue dans l’histoire de la papauté. Elle est à l’origine du retour du pape d’Avignon à Rome, et a effectué ensuite de nombreuses missions confiées par le pape, chose rare pour une simple religieuse au Moyen-Age.
L’œuvre qui se trouve devant vous, posée sur un piédestal en bois, est une statue de bois vernissé de Catherine de Sienne, agenouillée sur un chapiteau sculpté. Dans son vêtement de religieuse (longue robe blanche et voile noir lui couvrant les cheveux), elle est en position de prière (le regard tourné vers le ciel, la main droite sur le cœur et la main gauche sur le genou à terre). Sur son dos apparait un voile blanc sur lequel est inscrit un visage. Il s’agit du Saint Suaire. Sous la statue, un chapiteau sculpté représente 4 scènes de la vie de la sainte. La première fait face au chœur. Les suivantes se découvrent en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le premier épisode montre le visage d’une femme coiffée d’un voile, les yeux clos. Le visage est entouré de 23 petites pierres blanches ovales. Cette scène représente la naissance de Catherine de Sienne, 24ème enfant de Lapa et Giovano Benincasa. La seconde face du chapiteau arbore une femme en habit bleu, se flagellant avec un objet ressemblant à une gerbe de genêts. Cette scène évoque la flagellation, la pénitence et le châtiment. La face suivante fait état d’exorcisme et de chasse aux démons. Elle prend la forme d’une tête blanche cadavérique drapée dans un habit noir. Ses orbites et sa bouche démesurément grands, lui donnent une allure effrayante. Enfin, la dernière face du chapiteau montre, à gauche, un personnage de dos, vêtu d’un drapé. Debout face à un palais coiffé d’une coupole, il arbore une croix dans la main droite. Il s’agit du retour du Pape à Rome en 1377. Prenez le temps de découvrir chacune de ces scènes sous vos doigts.

Lorsque vous serez prêts, placez-vous face à Catherine de Sienne puis faites un quart de tour à droite. Le pilier qui vous fait face porte un chapiteau des plus intéressants. "

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