
En contrebas, serpente la sinueuse rivière de la Sarre. Née dans les Côtes d’Armor, du côté de Lescouët-Gouarec, elle rejoint le Blavet à Melrand après un parcours de 35 kilomètres. Alternant radiers, plats courants et rapides, elle abrite une importante population de truites sauvages. La préservation de ce salmonidé explique sans doute pourquoi, en amont, l’un de ses affluents est l’un des derniers refuges d’une moule d’eau douce très rare, la mulette perlière.
Les anguilles étaient également nombreuses. Dans cette zone, la Sarre conserve les vestiges de deux pêcheries qui permettaient aux villageois de Stang er Borel de les capturer dans des nasses à la dévalaison d’automne. Ces dispositifs servirent ensuite à canaliser l’eau de la rivière pour arroser et inonder les prairies. Réchauffant la terre, l’eau permettait une pousse précoce et abondante de l’herbe, donnant un fourrage de qualité.