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Habitat traditionnel : les fermes à schopf
Habitat traditionnel : les fermes à schopf

Habitat traditionnel : les fermes à schopf

Crédit : CCPLPP

Le long de la rue Principale, les fermes datant principalement de la première moitié du XIXe siècle ont conservé une structure ancienne que l’on retrouve dans d’autres villages du Pays de La Petite Pierre. Ces maisons de type maison-bloc ou « Eindachhüs », présentent une façade parallèle à la rue.

L’appellation de « Eindachhüs » signifie que le logis et les bâtiments d’exploitation sont réunis sous un même toit. Ces maisons se situent en recul de la rue, laissant la place pour l’usoir qui s’apparente à une cour ouverte servant à la fois de lieu de stockage (fumier, tas de bois…), d’espace dédié aux activités agricoles et de lieu de sociabilité. Une autre particularité permet aisément de reconnaître ce type d’habitat : le schopf ou l’appenti dont le toit s’avance vers l’usoir et repose sur des poteaux en bois. Cette avancée du hangar abrite l’entrée de l’étable et de la grange où peuvent être stockés le bois de chauffage, les clapiers, l’outillage agricole. Le schopf permet également d’effectuer du bricolage, de faire sécher les fûts après distillation et même d’y tuer le cochon ! Souvent groupées, ces maisons forment alors des villages-rues typiques de la Lorraine.

Les matériaux utilisés pour la fabrication de ces maisons sont directement liés aux ressources naturelles du lieu : le bois pour les éléments structurants et le grès pour l’enveloppe du bâtiment. La simplicité de la façade est agrémentée par des éléments en pierres de taille et un décor concentré essentiellement sur encadrements de portes et de fenêtres, les soubassements et les chaînages d’angles.

Ce modèle de construction perdure jusqu’au début du XXe siècle, comme en témoignent les dates et inscriptions sur les linteaux de portes. Certains schopfs ont été transformé en garage lorsque l’activité agricole a décliné.

C'est sous ces shopfs, devant la maison qu'on entreposait le fumier; écoutez ces habitants parler de ce tas de fumier et de la vie paysanne à Pfalzweyer :

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