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Buste de Jean Baptiste Fabre

Buste de Jean Baptiste Fabre

Crédit : Internet

Non loin de l'entrée de l'église, nous pouvons admirer ce magnifique buste fait au XVIIIème siècle. En fait c'est un hommage à cet écrivain occitan, de toute façon la plaque qui explique d'où vient la sculpture est elle même en occitan ! Le buste est en bronze, élégant. Il a même été fait alors que l'écrivain était toujours en vie, mais qui en est l'auteur, on ne le sait pas. Si le buste est si proche de l'église, c'est que jean baptiste Fabre était aussi un ecclésiastique de renom. Il fut même pendant une partie de sa vie le curé de l'église jean baptiste.

Adresse localisation du buste : 2, allée Jean Paul II - 34170 Castelnau-le-Lez

Sa vie
Il nait à Sommières (Languedoc, actuel département du Gard) le 28 mars 1727. Son père est régent (instituteur) pour la municipalité, sa mère s'occupe de l'école des filles. N'étant pas l'ainé, il est tonsuré à 12 ans avant de suivre des études chez les Jésuites de Montpellier de 1745 à 1751. Il va ensuite au séminaire de Nîmes où il est ordonné prêtre en 1752. Il est vicaire d'Aubais, dans la Vaunage à partir de 1753. C'est là qu'il conçoit «L'Opéra d'Aubais» et son chef-d'œuvre: l'«Histoîra dé Jean l'an prés» (Istòria de Joan-l’an-pres, "Histoire de Jean-l'ont-pris"). En 1755, Fabre devient curé de Vic-la-Gardiole, près de Montpellier, puis en 1756 de Castelnau-le-Lez juste à côté de cette ville. C'est là qu'il rédige le «Jan l'an pres» et «Le trésor de substancion». Profitant de la proximité de Montpellier, il passe une thèse de philosophie qui lui permet de devenir professeur de rhétorique au collège royal de cette ville à partir de 1762. Mais l'ambiance est mauvaise et il obtient en 1765 la cure de Crès. C'est là qu'il écrit la deuxième version de «Jan l'an pres» ainsi que «Le sermon de Monsieur Sistre». En 1769, nouvelle cure à Saint-Michel de Montels puis Cournonterral à partir de 1773. Il y écrit «Le siège de Caderousse». Fait curé prieur de Celleneuve en 1780, il y meurt le 6 mars 1783. Il est inhumé le 8 mars dans la vieille église Sainte-Croix de Celleneuve.

Son œuvre
Son œuvre en français, en grande partie inédite, est consacrée à la poésie classique, aux contes et à la polémique. Il se révèle comme un très grand écrivain dans son œuvre en occitan, beaucoup plus libre et inventive. D'abord conçus pour amuser les nobles, notables et ecclésiastiques qu'il fréquente, ses ouvrages connurent un grand succès populaire au xixe siècle. Il traduit aussi à sa façon en occitan les grands poètes classiques comme Homère, Virgile, Horace, Martial ou Ovide.

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