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La Grande Tannerie
La Grande Tannerie

La Grande Tannerie

Crédit : Office de Tourisme Riom-Limagne

Retranscription de l'audioguide :

Témoignage de Gilles Recoque, président de l'association de sauvegarde des Tanneries de Maringues, sur les premières démarches de sauvegarde.

" Ce que les gamins de Maringues ne verront plus, en revanche, ce sont les quelques 60 tanneries qui, à la période la plus faste, animaient ce quartier. Sur l’autre rive, les maisons sont toutes d’anciennes tanneries. Il s’agit de bâtiments mitoyens étroits et hauts (4 à 5 niveaux pour deux fenêtres de larges). C’étaient de petites unités avec très peu d’employés, au milieu desquelles la grande tannerie fait figure d’exception.

Reconstruite au XIXe siècle, la Grande Tannerie se voulait plus ambitieuse et plus moderne que ses voisines. De face, elle présente cinq niveaux. Le premier niveau en pierre comporte deux portes. La première, à l’extrémité gauche dessert un des paliers de la double volée d’escaliers. La seconde, à l’extrémité droite, donne directement sur trois cuves creusées dans le sol dans lesquelles macèrent les peaux. Le deuxième niveau est percé de quatre fenêtres rectangulaires ; le troisième niveau également mais il a la particularité d’être bâti en pans de bois. Enfin les deux derniers niveaux, percés de trois ouvertures chacun, sont constitués de lattes de bois verticales. Derrière ces parois, les peaux étaient séchées grâce à la circulation de l'air.

Sur le côté du bâtiment on remarque des balcons de bois qui prolongent les niveaux 2, 3, 4 et 5. Ils étaient utilisés pour sécher les peaux lorsque le grenier au dernier étage était complet. Deux dessins sont disponibles pour ce bâtiment : une vue de face et une vue sur le côté.
Avec sa multitude de bacs, de fosses, et son immense séchoir, la grande tannerie était destinée à transformer les peaux de bovins, plus grandes, au moment où Maringues était plutôt spécialisée dans la peau de mouton, la basane.

Les tanneries ont rythmé le quotidien de Maringues durant de nombreux siècles. Au XVIIIe siècle, l’artisanat commence à décliner, notamment à cause d’une taxe imposée sur les cuirs. Mais la prospérité demeurera jusqu’en 1860 puisque la ville compte alors près de 60 tanneries. L’industrie s’éteindra tout doucement et irrémédiablement après la première Guerre Mondiale, et la dernière tannerie à avoir fermé ses portes, en 1920, est précisément celle devant laquelle vous vous trouvez.

Témoignage de Gilles Recoque sur la fin du déclin des tanneries

Maintenant, écoutez ce que le Pont des fainéants a à vous apprendre… Mais, au fait, pourquoi le pont des fainéants ? "

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