
L’étang de Kerderff, déjà présent à la fin du 18e siècle, connaît le même sort que celui de Kerguelen. En 1902, l’Etat accorde une subvention à son propriétaire pour l’assécher. Pour y parvenir, il fait établir une dune comblant l’ancien déversoir de l’étang et surélever à l’Ouest sur plus d’un kilomètre la dune par un remblai de sable.
Aujourd’hui ouverte vers la mer, la zone est devenue marécageuse. Les eaux douces du marais, alimentées par les ruisseaux, s’écoulent dans la mer tandis que les eaux salées remontent lors des fortes marées. Les eaux saumâtres sont favorables au développement d’un petit pré salé et de salicornes. Le centre du marais, tendant à se combler naturellement avec les alluvions, est régulièrement faucardé afin de préserver sa diversité, ses joncs, sa roselière.
Le site, riche en insectes et batraciens, est apprécié des ornithologues qui peuvent y observer fauvettes des marais, phragmites des joncs, rousseroles effarvatte,… ou encore hérons cendrés, occupé à chasser grenouilles et poissons. La sarcelle d’hiver y trouve refuge en période hivernale et l’échasse blanche profite de conditions favorables pour nidifier depuis plusieurs années.