
Un peu plus haut à droite, on peut apercevoir les vestiges du moulin à eau de Coët Mégan. Déjà là au 18e siècle, il était constitué en 1835 d'un bâtiment en U adossé au cours d'eau, associé à une habitation à l'Ouest, à un canal de dérivation à l'Est. Un chemin traversait la cour du moulin, rejoignant au nord le chemin du bourg et Coet Mégan, au sud, Coët Mégan et les villages avoisinants. Un autre chemin descendait à l'Est du village de Kergrain Kervréhan et franchissait le canal de dérivation sur un pont. Le pont actuel, en béton, est récent.
Principale source d'énergie fiable sous l'Ancien Régime, l'eau des rivières était canalisée vers une roue reliée au système d'engrenage de l'arbre à came. Ce système permettait de moudre le grain et de produire la farine. A Languidic, on ne compte pas moins dequatre moulins en aval sur la rivière du Pont du Roc'h, Kermoro, Kersol, de Gaillard et du Roc'h.
C'est peut-être le manque d'eau à l'étiage dans cette partie de la rivière qui conduisit l'ancien seigneur des lieux à édifier aussi deux moulins à vent sur la hauteur à proximité du village de Coët Mégan. Circulaires sur les plans en 1835, encore visibles sur la carte aérienne des années 1950 à 1965, ils ont été entièrement détruits par l'exploitation de la carrière de granulite à ciel ouvert de Coët Mégan. Fermée en 2012, elle occupait une superficie d’environ sept hectares.