
Construit sous la mandature de M. Guillerme, entre 1919 et 1953, ce lavoir, à l'usage des habitants du village de Coët Mégan, a conservé son charme avec ses pierres de taille. Il est composé de deux bassins, un premier, offrant jusqu'à sept postes de lavage, un second, plus petit, destiné au rinçage. Cette opération était réalisée dans le bassin le plus proche de la source afin d’avoir toujours une eau propre et non savonneuse. Cette source est aujourd'hui intégrée dans un dispositif de pompage. Le niveau d’eau des bassins était autrefois régulé par des planches amovibles glissées dans les encoches taillées dans les pierres de chant.
La quiétude du site, bien abrité derrière le talus arboré, ne doit pas faire oublier la pénibilité physique du lavage à la main. Le linge était mis à bouillir dans une lessiveuse posée sur le trépied du foyer alimenté par un feu de bois. Avant la généralisation du savon, on y ajoutait de la cendre d’ajonc ou de pommier, riche en carbonate de potassium. Égouttée, la lessive était ensuite transportée dans la brouette jusqu'au lavoir. Les femmes, à genoux dans le « carrosse », sorte de caisse garnie de paille, savonnaient, frottaient sur les dalles inclinées, rinçaient, essoraient, s'aidant du battoir et de la brosse. Le linge était ensuite étendu sur l'herbe pour le séchage avant d'être repassé.