
Figurant déjà sur le cadastre napoléonien en 1835, le chemin du bourg, longeant en partie le ruisseau venant de l'étang de Pont Screign, reliait directement le village de Coët Mégan à Languidic. Il donnait aussi accès aux prairies humides, autrefois prédominantes de part et d'autre du cours d'eau. Servant aux pâtures et à la production du foin, ces parcelles sont maintenant colonisées par les saules et une haute végétation composée notamment d'angéliques, de grandes berces et d'œnanthes safranées, ces ombellifères reconnaissables à leurs grandes fleurs blanches.
Ces espaces naturels jouent un rôle fondamental dans le cycle de l’eau. Ils fonctionnent comme une éponge : ils stockent l’eau de pluie en hiver et contribuent à limiter les crues, puis restituent l’eau au cours d’eau en période sèche. Agissant comme un filtre naturel, les boues et les plantes qui s’y développent participent à l’amélioration de la qualité de l’eau en éliminant les pollutions. Répertoriées, ces zones humides sont aujourd'hui protégées. Elles constituent à Languidic 11 % de la surface de la commune, soit près de 1 200 hectares.