
On ne peut s’empêcher d’admirer sur ce point haut, là où s’étalait encore la lande vers 1850, le patchwork des couleurs et les rondeurs du bocage. Au printemps, le paysage ondule, passant des verts vifs aux verts tendres, du blond au roux. Les derniers talus et les bois ajoutent une note vert sombre sous un vaste ciel bleu ponctué de nuages.
Le chemin, déjà là en 1850, redescend vers Locunel en passant près du « Bois de Taratata ». Curieux nom qui a sûrement à voir avec l’expression taratata exprimant la négation ou le doute. Son propriétaire usait-il abondamment de ce mot ? Rien n’est impossible quand on sait que les surnoms sont localement très prisés. D’ailleurs, à son origine au 19e siècle, taratata imitait le son du clairon et annonçait l’arrivée d’un régiment. Le sens actuel ne vint qu’au cours du 20e siècle.