
Détruite par les bombardements en 1944 et réédifiée en 1952, la chapelle de Kergornet était un édifice de type gothique flamboyant du troisième quart du 15e siècle. Elle fut bâtie grâce aux largesses des proches seigneurs du Vergier et de Kermorvan, sa nef agrandie en 1649 par le seigneur du Lain. Un clocher carré y fut ajouté en 1786, le bras nord du transept au 19e siècle.
L’édifice actuel, remployant ses vestiges, conserve quelques-uns de ces éléments comme une niche en accolade à l’intérieur ou les blasons des seigneurs fondateurs sur l’élévation ouest, symbolisés par un lévrier portant l’écu et un chien casqué d’un heaume. Le porche nord, en grande partie d’origine, donne un aperçu de la qualité architecturale de l’édifice primitif : porte accostée de pinacles et surmontée d’une accolade ornée de choux, culs-de-lampe ornés de masques grimaçants, de têtes d’homme et de femme.
La croix, ornée d’un Christ, est datée de 1662. En contrebas du village, la fontaine de dévotion, de type mur triangulaire surmonté d’une croix, est prolongée d’un lavoir qui a été réaménagé au 20e siècle. Kergornet fut un lieu de pèlerinage très populaire. Les nourrices venaient invoquer sa Vierge à l’Enfant le 1er mai pour avoir du bon lait. Sa statue du 17e siècle, aujourd’hui conservée dans l’église, évoque en effet une Marie donnant le sein à l’enfant Jésus, représentation assez courante en Bretagne, mais dont peu d’exemplaires ont traversé les siècles.