
Dès la fin du Moyen Âge, l’émergence des villages s’accompagna de la mise en place progressive de voies de circulation. Ces sentiers reliaient les villages aux fontaines, aux champs, au manoir et au bourg, créant le lien entre les hameaux. Ils étaient réalisés par les paysans qui creusaient un fossé dont la terre et les pierres servaient à monter les talus, constitués ainsi de pierres sèches.
Plantés d’arbres, ils portent d’autant mieux leur nom de chemins creux qu’ils se sont érodés avec le temps, ravinés par les pluies. Celui-ci a aussi la particularité d’avoir été aménagé afin de faciliter le croisement de deux charrettes en créant des places de stationnement grâce à l’élargissement du chemin. On peut même repérer sur la droite à mi-parcours une petite voie secondaire de contournement en arc de cercle qui permettait à l’un des deux véhicules d’éviter l’autre sans avoir à faire de manœuvres.