
Le bourg, acquis par les évêques de Cahors en 1227, s’est développé autour d’un fort et de demeures de chevaliers situés en hauteur, à l’isthme d’un méandre du Lot. Une position stratégique autour de laquelle se sont implantés les châteaux de seigneurs dominants, qui forment par leur alignement des enceintes fortifiées. En contrebas, des quartiers d’artisans s’étendent jusqu’à la rive.
L’histoire a fait changer de nom le bourg du Puy : devenu Puy-L’Evêque lors de son acquisition par l’évêque Guillaume de Cardaillac, il fut temporairement rebaptisé Puy-Libre pendant la Révolution.
L’organisation du bourg, étagée en anneaux concentriques dans sa partie haute, reflète la forte hiérarchisation de la société médiévale. Le donjon épiscopal, analogue à la tour construite à la même période à Luzech, surplombe le château de l’Ichayrie. Le long de la rue Bovila se dressent des maison-tours médiévales, agrémentées de tours d’escalier du 15e s. Le ruisseau des Clédelles, qui forme un fossé naturel, alimentait en eau le quartier des tanneurs ainsi qu’un moulin du 17e s. Dans la basse ville, les noms de rues évoquent encore les activités pratiquées à proximité du port de la Cale, qui accueillait les gabarres.