
Située avant la Seconde Guerre mondiale en haut du cours de la Bôve, l'église Saint-Louis, bombardée en 1943, est reconstruite à l'un des angles de la Place Alsace-Lorraine. Elle est consacrée en 1955 sous le vocable de Notre-Dame-de-Victoire. Œuvre de Jean-Baptiste Hourlier, l'édifice adopte le revêtement de granit et la hauteur des immeubles de la place. Passé le monumental portique d'entrée, le contraste avec la rigueur de l'extérieur est saisissant. L'espace est baigné de lumière, le regard court le long des hauts piliers de béton pour s'élever jusqu'à la coupole où apparaît en étoile l'empreinte du coffrage de bois. Jean-Baptiste Hourlier et les artistes qui l'entourent, jouent avec sobriété sur les matières : bénitiers en ciment émaillé, boiseries en teck, fresques, revêtement de sol en marbre, blocs de verre coloré et béton brut, dont la noblesse est ici pleinement revendiquée.