

Située au cœur du village, l’histoire raconte que la chapelle de Saint-Guénaël occupe l’emplacement du dernier monastère fondé par Saint-Guenaël, qui y finit ses jours au 6e siècle. Plusieurs fois remanié, l’édifice conserve des ouvertures des 15e et 16e siècles. Abritant statues et bateaux ex-voto, il accueillait les paroissiens jusqu’à la construction de l’église Saint-joseph du Plessis en 1909. Le pardon annuel s’y déroulait en septembre, et rassemblait autrefois les marins de Groix et de la rade, venus se mettre sous sa protection. On menait sa statue en procession jusqu’à la fontaine, uniquement accessible à marée basse.
Elles avaient la réputation de guérir les maladies des yeux. Ainsi, jusqu’à une période relativement récente, les pèlerins versaient l’eau saumâtre de la fontaine sur cette pierre. Ils déposaient un mouchoir dans les cupules creusées dans cette ancienne meule, destinée à moudre le grain au Moyen-Âge. Puis, les fidèles appliquaient le linge sur leurs yeux, et le remède paraissait efficace ! Il faut savoir que l’eau salée entre effectivement dans la composition des collyres.