
À Cabreret, le « château des Anglais » habituellement dénommé « château du Diable » s'intègre admirablement dans la falaise. Sa construction remonterait au 8e s., début de la féodalité. Les compagnies à la solde des anglais d’Aquitaine s’en emparèrent à plusieurs reprises pendant la guerre de Cent ans mais c’est Jean d'Hébrard, seigneur de Saint-Sulpice, qui le conquit en 1390 avant d’en démolir la plus grande partie.
Selon la légende, le « château du Diable » fut, au XIVe siècle, le théâtre d’un terrible drame. Pour échapper aux assauts pressants du seigneur, une jeune fille préféra se jeter d’une fenêtre du château dans les eaux du Célé qui se refermèrent sur elle. Deux anges descendirent sur terre pour conduire au ciel cette âme pure.
Depuis lors, certaines nuits, une chevrette blanche surgit des eaux de la rivière et grimpe au sommet de la colline. Mais une fois parvenue au lieu maudit, elle disparaît brusquement.
Enchâssé dans l’encorbellement de la falaise, le château était très difficile à attaquer que ce soit par le haut ou par le bas. Avec ses 90 m de long, 5 m de large et 30 m de haut, il en imposait. Aujourd’hui, subsistent encore une tour et une fenêtre à meneaux dans le mur principal.